<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821</id><updated>2011-08-14T12:55:00.902-04:00</updated><title type='text'>Chroniques intempestives</title><subtitle type='html'>« Toute beauté émane de la parole, ce qui, miraculeusement, se détache, s'élance, ose et profère en toute irresponsabilité. C'est toujours à elle qu'on s'en prend, elle qu'on pourchasse, qui n'est jamais correcte, jamais comme il faut, à moins qu'elle ne répète la vulgate commune, c'est-à-dire le diktat des faiseurs d'opinion, valets du pouvoir. » 
- MICHEL MORIN (Revue Liberté, Mars 2007)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lapresd.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>120</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-278897844381857740</id><published>2008-05-05T22:23:00.026-04:00</published><updated>2008-05-06T20:39:25.017-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SCBG_fIz4pI/AAAAAAAAAYg/yGtClw7BwRE/s1600-h/CimetiereRLamirande.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197232026489709202" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; CURSOR: hand; HEIGHT: 321px" height="313" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SCBG_fIz4pI/AAAAAAAAAYg/yGtClw7BwRE/s320/CimetiereRLamirande.jpg" width="160" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SCBG2vIz4oI/AAAAAAAAAYY/H7D8Yr-4eCI/s1600-h/RealLamirande.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197231876165853826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 312px" height="302" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SCBG2vIz4oI/AAAAAAAAAYY/H7D8Yr-4eCI/s320/RealLamirande.jpg" width="200" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Une stupidité qui écoeure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La semaine dernière, les brutes épaisses auront donc récidivé. Après qu'une sépulture ait été vandalisée le weekend précédent au cimetière de Saint-Rémi-de-Napierville, voilà que les brutes (les mêmes ou d'autres, peu importe, ces deux actes relèvent de la même stupidité) s'en sont pris à l'édifice qui abrite la Légion canadienne, à Lachine, qu'ils ont, nuitamment bien sûr, barbouillé de leurs graffitis insipides et niais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Légion canadienne, ce n'est pas autre chose que l'endroit où fraternisent les vétérans de nos forces armées. Beaucoup parmi les membres de la Légion sont des gens bien de chez nous qui ont eu le courage, au cours de la Deuxième guerre mondiale, de s'enroler volontairement pour aller combattre la barbarie fasciste sur le sol européen, et cela tandis que nos élites nationalistes d'alors prônaient le point de vue pour lequel les bons c'était les fascistes, et que les méchants étaient les Anglos-Saxons-à-la-solde-de-la-"finance-juive". Le chef collabo &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2008/04/mes-amis-nationaleux-vont-tre-jaloux.html"&gt;Pétain&lt;/a&gt;, qui s'est assuré que la France reste bien à genoux devant les occupants nazis, était d'ailleurs un bien bon gars selon les Lionel Groulx, René Chaloult, Maxime Raymond et autres nationaleux du même acabit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là où je veux en venir, c'est à la répugnante écoeurantie que représente le geste posé par les brutes épaisses qui ont souillé les murs extérieurs de la Légion canadienne à Lachine. Tout ça, vraisemblablement, parce qu'il y a le mot "canadienne" dans le nom de l'association qu'il ont visée. Un réflexe d'épais, bien entendu. Mais ces crétins ont ainsi blessé en plein coeur des compatriotes qui se sont battus contre la bête immonde du fascisme, et à qui on doit aujourd'hui ces libertés dont nous jouissons dans notre société. En plus, les membres de la Légion canadienne regroupent certainement, à l'image de notre société démocratique, des gens de toutes les opinions politiques confondues, même sur la question nationale : ça, ces brutes étaient bien trop épaisses pour y songer le moindrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, en souillant de leur acte sordide ce symbole qu'est le lieu où fraternisent nos compatriotes vétérans, les brutes épaisses se sont aussi trouvés à souiller la mémoire de tous ces Québécois qui ont donné leur vie sur le champ de bataille durant la Deuxième guerre mondiale. Et ça, "je le prends très personnel", comme on dit chez nous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardez la photo du jeune homme, ci-haut. Il s'appelait &lt;a href="http://www.vac-acc.gc.ca/remembers_f/sub.cfm?source=collections/virtualmem/Detail&amp;amp;casualty=2231823"&gt;Réal Lamirande&lt;/a&gt;. À côté, c'est sa tombe, alors qu'il venait tout juste d'être enterré dans le cimetière de Groesbeek, en Hollande (la photo avait été envoyée à la famille par son amie de coeur hollandaise). Né à Louiseville, en Mauricie, Réal Lamirande est mort au combat à l'âge de 24 ans, le 24 février 1945, soit à peine deux mois avant la fin de la guerre. Frère de ma grand-mère maternelle, il s'était enrôlé volontairement, et pas pour des raisons économiques car il avait un bon travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, mon grand-oncle s'était enrôlé contre l'avis de son milieu, lequel était influencé par l'idéologie clérico-nationaliste et pro-pétainiste qui sévissait en faisant croire à tout le monde au Québec que cette guerre ne nous concernait pas. Dans la société québécoise d'alors, les voix dissidentes opposées à cette lâcheté et à cette forme d'appui au fascisme étaient alors peu entendues, comme je le montrais récemment dans mon billet sur &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2008/04/lucidit-dun-de-nos-grands-crivains.html"&gt;Louvigny de Montigny&lt;/a&gt;, grand homme de lettres de son vivant mais qui, depuis, a été complètement confiné dans l'oubli par l'histoire officielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques semaines à peine avant sa mort, Réal Lamirande écrivait à sa soeur, ma grand-mère. Ma mère, sa nièce, n'avait alors que deux ans, et il ne l'avait vue que peu de temps avant sa traversée vers le front. Dans cette lettre, il expliquait à sa soeur les raisons de son enrôlement : "&lt;em&gt;Si je suis ici, c'est surtout parce que je veux que ta fille vive libre. J'en ai assez vu ici pour me dire que j'ai bien fait de m'enrôler et que je suis où il faut que je sois."&lt;/em&gt; Je pense que je n'avais que 12 ou 13 ans quand j'avais lu cette lettre pour la première fois, et depuis, le souvenir de mon grand oncle, ce grand homme, m'est resté des plus précieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réal Lamirande est l'un de ces milliers de braves soldats anonymes mais bien de chez nous qui n'auront pas cédé à la bêtise anti-participationniste répandue par les élites nationaleuses d'alors, et qui auront volontairement consenti au sacrifice de leur vie pour que nous tous, des générations plus tard, puissions vivre dans la liberté et dans la dignité. D'autres de ces héros, qui n'auront pas été tués sur le champ de bataille, seront quant à eux revenus chez nous, physiquement blessés, ou avec de bien pénibles souvenirs dans le coeur, dont celui de leurs frères d'armes morts à leurs côtés. Et ce sont ces héros-là, ceux qui sont revenus, qui se retrouvent régulièrement dans les salles de la Légion canadienne, pour fraterniser, et aussi pour se souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, ça m'écoeure souverainement d'être obligé de constater que, tandis que Réal Lamirande, mon grand-oncle, avait consenti si lucidement au sacrifice ultime alors qu'il avait à peine 24 ans, nous avons aujourd'hui des brutes épaisses qui, par leur acte ignoble et stupide, osent, en pleine nuit donc lâchement, cracher sur la mémoire des plus courageux parmi nos compatriotes et poignarder en plein coeur leurs frères d'armes en souillant de leurs minables conneries le lieu où nos héros peuvent vivre leur fraternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces héros ont droit non seulement à notre respect, mais aussi à notre reconnaissance la plus profonde. Mais les brutes épaisses auront prouvé que "respect" et "reconnaissance", et je dirais même "décence", sont des mots tout à fait étrangers au vocabulaire sans doute bien limité des grotesques ignorants qu'ils se révèlent être... &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-278897844381857740?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/278897844381857740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/278897844381857740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/05/une-stupidit-qui-coeure-la-semaine.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SCBG_fIz4pI/AAAAAAAAAYg/yGtClw7BwRE/s72-c/CimetiereRLamirande.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-4930569962179051447</id><published>2008-04-29T23:37:00.039-04:00</published><updated>2008-05-01T17:30:36.671-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBfw__Iz4iI/AAAAAAAAAXo/hSwmetWsYW8/s1600-h/neo-nazis.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194885677265969698" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBfw__Iz4iI/AAAAAAAAAXo/hSwmetWsYW8/s400/neo-nazis.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Paroles de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;brutes&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;épaisses...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Les brebis enragées du forum du journal réactionnaire &lt;em&gt;Le Québécois&lt;/em&gt; semblent s'être formalisées de mes récents commentaires au sujet de leurs conneries fanatiques, lesquelles m'ont incité à les désigner pour ce qu'elles sont : des brutes épaisses... Voir le sujet que le Dr. Patrick Bourgeois a ouvert là-dessus, c'est rempli de &lt;a href="http://lequebecois.actifforum.com/ici-on-parle-d-actualite-f1/lapres-dit-que-vous-etes-des-brutes-epaisses-t6982.htm"&gt;paroles&lt;/a&gt; de brutes épaisses, paroles tout aussi insipides et creuses, et bien sûr enragées, les unes que les autres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dr. Bourgeois : je ne répondrai pas aux autres niaiseries d'adolescent attardé que vous proférez sur mon compte. Mais sur un point, je vous dirai ceci : comprenez que oui, il est vrai que je ne suis pas tendre dans mes propos pour les gens de votre espèce. Et je n'ai aucun goût de l'être, d'ailleurs. C'est que vous et vos semblables êtes méprisables par votre rhétorique intolérante et haineuse, qui confine à l'hystérie la plus navrante. Et j'applique à votre cas la devise de Voltaire : "&lt;em&gt;Ce qui est méprisable est dangereux tant qu'il n'est pas assez méprisé&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notez, mon cher Dr. Bourgeois (quoique je doute que vous soyez capable de vous remettre en question sur quoi que ce soit, tellement aveuglé que vous êtes par votre rhétorique), que si je dis que l'Imam Falardeau est un crétin fanatisé, c'est que je peux citer des propos de lui-même qui le démontrent clairement. Par exemple, quand il affirme, dans un livre publié sous vos soins, Dr. Bourgeois, qu'il se retient de ne pas fesser sur les fédéralistes à coups de "2 X 4" ou de les découper à la &lt;em&gt;chainsaw&lt;/em&gt;... Ou encore quand il écrit sa réjouissance suite à la mort de Claude Ryan, dans ce même livre publié fièrement par vous-mêmes, Dr. Bourgeois, et cela après que vous ayez déjà publié cet écrit effroyable et humainement répugnant dans votre journal. Aussi, vous avez approuvé il y a quelques jours la profanation d'une sépulture. Ou encore, quand vous et l'Imam Falardeau faites ce qu'on pourrait bien appeler du "Québécois Bashing" en traitant de "traîtres", de "vendus", de "fédérats", etc., tous les Québécois qui ont une pensée sur la question nationale qui a seul le tort de différer de la vôtre. Et c'est sans mentionner les allusions homophobes que vous faites plus que tolérer sur votre forum, notamment celles visant René-Daniel Dubois, il y a trois mois. Si tout cela n'est pas de l'intolérance haineuse, dites-moi donc, Dr. Bourgeois, de quoi il pourrait bien s'agir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, je respecte les indépendantistes démocrates, et il y en a même bon nombre que j'estime profondément. Mais je n'ai aucun respect pour les réactionnaires et les fumistes de votre genre, Dr. Bourgeois. Je trouve dans vos propres écrits amplement de matière pour démontrer clairement que oui, vous êtes un réactionnaire et un fumiste de la pire espèce, doublé d'un intolérant haineux pour tous ceux qui ne pensent pas comme vous. C'est pourquoi, d'ailleurs, je renvoie toujours à des liens vers vos propres écrits, car on y trouve la preuve flagrante de votre caractère intolérant et haineux. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que bien des indépendantistes ne ressentent que de la honte face aux pseudo-guerilleros en manque de sensations fortes de votre espèce...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Oh ! Dr. Bourgeois, je vous ai traité de &lt;/em&gt;fumiste&lt;em&gt;... Je démontrerai sous peu pourquoi je vous désigne comme tel, à partir de ce que vous avez déclaré à l'émission de Christiane Charette, tout récemment... &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une de ces brutes épaisses affirme que je serais en train de me chercher une candidature au parti libéral, ou encore il y a cet autre abruti qui prétend que je me chercherais une job chez le "Grand Satan" Gesca... Que ces abrutis se détrompent : je ne serai jamais candidat à quelque élection que ce soit, la politique partisane ne m'intéressant pas car je veux rester libre. Et je n'ai pas besoin de job, je me débrouille très bien dans la vie avec le type de travail que j'ai choisi. Pour des gens comme ces abrutis fanatisés, on ne peut avoir une autre opinion que la leur sans avoir de motifs ayant rapport avec de quelconques gains matériels. L'intolérance qu'inculque le Dr. Bourgeois à ses brebis suiveuses, c'est ça, entre autres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi une certaine Danièle Fortin qui me traite d'épais parce que, selon cette analphabète fonctionnelle qui déploie généralement un français écrit exécrable, l'abrégé de "Docteur" s'écrit "Dr" et non "Dr." (avec un point). La dame vient d'asséner tout un coup d'épée dans l'eau : en français, on peut mettre un point ou ne pas en mettre. À preuve, cette &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9jean_Thomas"&gt;page Wikipédia&lt;/a&gt; sur le &lt;strong&gt;Dr.&lt;/strong&gt; Réjean Thomas... qui est, lui, un indépendantiste respectable, soit dit en passant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une certaine "Émilienne" cite à tort et à travers Hannah Arendt. Elle a cependant mal lu son Hitler : le nazisme, c'est le nationalisme exacerbé à l'extrême. N'importe quel cours de politique 101 peut le faire comprendre... Aussi, "Émilienne" viendra-t-elle nous expliquer pourquoi, durant la 2e guerre mondiale, les ultranationalistes de France (dont le chef de file était Charles Maurras, de l'Action Française et inspirateur de Groulx) étaient dans le camp de la collaboration avec le nazisme, et aussi pourquoi &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2008/04/mes-amis-nationaleux-vont-tre-jaloux.html"&gt;nos nationaleux à nous&lt;/a&gt; au Québec étaient tous pâmés d'admiration pour le régime collaborationiste de Pétain, sans mentionner leur antisémitisme répugnant et idiot ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis Desjardins, qui utilise le pseudo de Harfang_QC sur le forum du journal réactionnaire &lt;em&gt;Le Québécois&lt;/em&gt;, semble avoir douté que je publie son commentaire. C'est fait, dans mon billet précédent. Et "cet osti de sophiste-là", comme il a bellement écrit à mon sujet (en passant, il faut écrire "hostie", mon cher M. Desjardins), lui a aussi répondu... J'ai toutefois bien hâte de voir si et comment il me répondra à son tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, certaines de ces brutes épaisses ont affirmé que je leur fais de la pub gratuite. Eh oui, c'est bien vrai... Mais c'est parce que je veux que les gens puissent constater d'eux-mêmes, en lisant les délirantes rhétoriques haineuses sans cesse déployées sur le site du journal &lt;em&gt;Le Québécois&lt;/em&gt;, que les réactionnaires sont encore bel et bien à l'oeuvre au Québec d'aujourd'hui...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-4930569962179051447?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4930569962179051447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4930569962179051447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/paroles-de-brutes-paisses.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBfw__Iz4iI/AAAAAAAAAXo/hSwmetWsYW8/s72-c/neo-nazis.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-570737580311251162</id><published>2008-04-26T18:49:00.026-04:00</published><updated>2008-04-28T00:19:00.185-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBOxzfIz4eI/AAAAAAAAAXE/dfJGJ0Qhbns/s1600-h/Trudeau.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193690293378212322" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBOxzfIz4eI/AAAAAAAAAXE/dfJGJ0Qhbns/s400/Trudeau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Les brutes épaisses à l'oeuvre...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien ! pas plus tard que dans mon billet d'hier soir, je mentionnais les brutes épaisses et autres débiles fanatisés qui s'adonnent à leur rage idiote dans le forum du journal réactionnaire &lt;em&gt;Le Québécois&lt;/em&gt;. Je ne pressentais pourtant pas que, dans les heures qui suivraient, certaines de leurs émules, tout aussi épaisses, commettraient l'acte ignoble et répugnant de profaner une sépulture...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, le Grand Vicaire de l'Imam Falardeau, &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/tous-lasile-vite-il-y-des-matins-o-on.html"&gt;le Dr. Patrick Bourgeois&lt;/a&gt;, approuve, en appelant ça à sa manière, c'est à dire bêtement, un "graffiti politique", tel qu'on peut le lire sur le &lt;a href="http://lequebecois.actifforum.com/ici-on-parle-d-actualite-f1/le-tombeau-de-pet-vandalisee-flq-t6965.htm"&gt;forum&lt;/a&gt; de son journal réactionnaire. Il semble que Jean Dorion, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, aurait quant à lui désapprouvé, quoique du bout des lèvres. Hypocrisie, évidemment, car jamais on ne verra Dorion condamner la caution que son supporter le Dr. Bourgeois vient d'exprimer à l'égard de l'acte bas et répugnant de ces brutes épaisses, dont plusieurs admirateurs ont déjà chanté les louanges dans le forum du journal réactionnaire du Dr. Bourgeois. Vous le verrez bien: Dorion et les leaders du mouvement nationaliste, ténors du PQ et du Bloc y compris, ne feront que déplorer timidement, histoire de paraître, hypocritement comme toujours, "démocrates, progressistes et ouverts", mais jamais ils ne dénonceront clairement un tel acte comme, en toute décence humaine, ils devraient pourtant le faire, et ils s'en prendront encore moins à ceux qui, dans leurs rangs, en cautionnent les auteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en plus, si on porte quelque attention à la photo ci-dessus, on constate que la profanation est double : non seulement une sépulture aura été profanée, mais aussi le nom de Louis-Joseph Papineau, dont ces brutes méprisables ont grossièrement détourné la mémoire en la récupérant au profit de leurs sinistres desseins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça en dit long sur la pitoyable ignorance de ces minables. Louis-Joseph Papineau aura tout au long de sa vie montré éloquemment qu'il était foncièrement un libéral, un démocrate, un libre-penseur, qui luttait pour les libertés fondamentales. Il n'était absolument pas un promoteur du fanatisme ethnique, du totalitarisme, voire du crétinisme qui caractérisent les auteurs de l'acte perpétré la nuit dernière au cimetière de Saint-Rémi-de-Napierville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces brutes épaisses, ces parfaits héritiers de l'obscurantisme, ignorent sans doute que Papineau était l'un des chefs de file de l'Institut Canadien de Montréal, qui regroupait les Louis-Antoine Dessaulles, Arthur Buies, Joseph Doutre, Aristide Filiatrault et tant d'autres libre-penseurs de la deuxième moitié du 19e siècle, ceux-là même qui luttaient courageusement contre les fanatismes de toute sorte. Et parions que la plupart de nos crétins fanatisés n'en ont jamais même entendu les noms...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces libres-penseurs et promoteurs de l'esprit des Lumières, qu'incidemment l'idole de ces brutes réactionnaires, Lionel Groulx, avait outrageusement dénigrés et caricaturés dans ses "oeuvres" mystificatrices, luttaient pour la liberté de pensée et d'expression, donc pour le droit de chacun dans notre société à exprimer ses vues sans subir d'ostracisme et sans être muselé de quelque manière que ce soit. Louis-Joseph Papineau, adversaire résolu de la bêtise fanatique, était leur principal inspirateur. Quelle honte de voir aujourd'hui les descendants idéologiques de ses ennemis obscurantistes associer son noble nom à un acte aussi ignoble, un acte qui reflète tout ce qu'il avait combattu, un acte qui souille outrageusement sa mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, vous aurez aussi noté que ces imbéciles ont, encore une fois, prouvé qu'ils ne savent même pas écrirement correctement le français, ne serait-ce que sur les quelques mots que ces ignares auront inscrits sur le caveau de la famille Trudeau. Ils ont en effet mis "TRAÎTE", au lieu de "TRAÎTRE", et de l'autre côté du mausolée, ils ont écrit "BÂTART", au lieu de "BÂTARD"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas la première fois que ces insignifiants guerilleros de la langue française montrent qu'ils ne savent même pas employer correctement notre langue. Que l'on regarde dans les forums dans lesquels ils étalent leur bêtise sur le web, et on verra que la plupart de leurs semblables massacrent constamment notre langue en dévoilant un niveau d'écriture que pourrait aisément dépasser un enfant de 8 ans le moindrement appliqué. De fait, comme on peut le constater sur son forum, le journal réactionnaire &lt;em&gt;Le Québécois &lt;/em&gt;est particulièrement doué dans l'art d'attirer ce genre d'ignares dans son enclos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et après, ces crétins tentent de nous faire croire que c'est pas amour pour la langue française et par préoccupation pour sa survie que, partout où ils le peuvent, ils répandent leur bêtise en paroles et en actes tout aussi méprisables les uns que les autres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Photo : David Boily, La Presse)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-570737580311251162?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/570737580311251162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/570737580311251162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/photo-david-boily-la-presse-les-brutes.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBOxzfIz4eI/AAAAAAAAAXE/dfJGJ0Qhbns/s72-c/Trudeau.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-1615521511390431702</id><published>2008-04-25T23:28:00.020-04:00</published><updated>2008-04-28T00:21:05.002-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBKvj_Iz4ZI/AAAAAAAAAWc/VLLiRh4UsBU/s1600-h/falardeau_hezbol.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193406353090273682" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBKvj_Iz4ZI/AAAAAAAAAWc/VLLiRh4UsBU/s320/falardeau_hezbol.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;Maman, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;fais-moi peur !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh ben ! Le petit troupeau des brebis enragées du journal réactionnaire &lt;em&gt;Le Québécois&lt;/em&gt;, organe officiel des plus zélés parmi les disciples du Grand Inquisiteur l'Imam Pierre Falardeau (photo ci-contre), a bêlé en choeur à mon sujet ces derniers temps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ami m'a fait part ce soir d'une page que le Dr. Patrick Bourgeois, &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/tous-lasile-vite-il-y-des-matins-o-on.html"&gt;commissaire-psychiatre en chef&lt;/a&gt; du centre de rééducation pénitentiaire des délinquants idéologiques québécois, avait lancée à mon sujet dans le forum dudit journal réactionnaire, il y a quelques semaines, dans la foulée de mes escarmourches récentes avec Paul Henri Frenière, le bientôt célèbre &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2008/04/le-botien-de-saint-hyacinthe-comme.html"&gt;Béotien de Saint-Hyacinthe&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez voir sur la &lt;a href="http://lequebecois.actifforum.com/ici-on-parle-d-actualite-f1/le-malade-a-daniel-lapres-se-fait-un-nouvel-ami-t6731.htm"&gt;page&lt;/a&gt; en question du forum des réactionnaires, ça vole très haut... Ça en dit surtout long sur le niveau d'intelligence de ces brutes épaisses. Vous pourrez notamment prendre connaissance du très brillant et édifiant commentaire d'un certain Pierre-Luc Benoît, celui dont le profil est doté d'une photo de nul autre que "Monsieur Votes Ethniques", en l'occurence l'ineffable Jacques Parizeau (preuve que ce genre d'hurluberlu hyper-zélé à la Pierre-Luc Benoît n'a pas de personnalité qui lui appartienne en propre, au point de ne pouvoir s'identifier qu'à l'image d'un autre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tout petit peu plus bas, on retrouve un autre commentaire, d'un certain Éric (bien entendu, un autre anonyme car ces crétins fanatisés ont en commun d'être trop lâches pour afficher à découvert leur bêtise réactionnaire), qui a écrit, en parlant de moi bien sûr : &lt;strong&gt;"Un jour, ce sera son tour ...................."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon tour de quoi, au juste, Monsieur le courageux anonyme Éric ? Ce que peut signifier votre longue série de points de suspension m'intéresse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre de ces zozos a même pris soin d'ajouter ma photo de profil Facebook, histoire sans doute qu'on puisse éventuellement me repérer sur la rue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça me fait dire, en riant très fort : "&lt;strong&gt;MAMAN, FAIS-MOI PEUR !"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non mais, ces pauvres crétins et insignifiants, incapables qu'ils sont d'accepter qu'un autre puisse penser différemment d'eux-mêmes (ce qui n'est pas difficile à trouver, pourtant, car ils ne forment qu'une petite secte de débiles légers, que même la majorité des indépendantistes ne peuvent sentir tellement ils leur font honte), peuvent-ils vraiment s'imaginer qu'ils vont me faire peur avec leurs petites menaces à la con, ou encore que je vais me mettre à surveiller mes arrières quand je marche sur la rue, pour le cas où quelques-unes de leurs brutes voudraient m'assaillir à coups de "2 X 4" et de &lt;em&gt;chainsaw&lt;/em&gt;, ces &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/de-lintimidation-par-daniel-laprs-la.html"&gt;armes de prédilection &lt;/a&gt;de leur Guide Spirituel l'Imam Falardeau ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire que des députés du Parti québécois et du Bloc québécois soutiennent financièrement cette bande de brutes épaisses, par leurs publicités qu'ils encartent fièrement dans leur journal réactionnaire et qui sont payées à même les fonds publics puisque l'argent provient des budgets alloués par l'État aux bureaux de députés... Comme c'est beau l'esprit soi-disant "démocratique, progressiste et ouvert" du PQ et du Bloc ! Mais au fond, ça ne me surprend guère que ces deux partis soutiennent un torchon aussi réactionnaire, car j'ai toujours trouvé que leur discours est essentiellement hypocrite, en cette matière comme en bien d'autres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant d'hypocrisie, justement... Le Dr. Patrick Bourgeois, dans son commentaire, semble penser que j'aurais abandonné mon &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/02/de-lhypocrisie-le-parti-qubcois-ne_23.html"&gt;projet de livre&lt;/a&gt; sur les manoeuvres frauduleuses du camp du OUI, formé exclusivement de "plus blancs que neige" paraît-il, durant le référendum de 1995...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que le Dr. Bourgeois ne se réjouisse pas trop vite... C'est juste que mon enquête m'a fait découvrir tellement de faits inattendus, lesquels sont incroyablement plus nombreux et importants que ce que je croyais au départ. Tout cela donc, qui est fondé sur des preuves solides et irréfutables, n'a fait que retarder ma rédaction. Et puisque je ne dispose pas des moyens financiers de &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/02/mm.html"&gt;MM. Philpot et Lester&lt;/a&gt;, je ne peux pas me permettre de rédiger ce livre à plein temps, car il faut, moi, que je gagne ma vie de chaque jour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, Dr. Bourgeois, patience, je compléterai ce travail avant la fin de la présente année, et je vous assure que vous en aurez plus que pour votre argent... et aussi que ça va rager encore plus fort, si tant soit peu que la chose puisse s'avérer possible, dans le forum de votre journal réactionnaire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-1615521511390431702?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1615521511390431702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1615521511390431702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/maman-fais-moi-peur-eh-ben-la-petite.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBKvj_Iz4ZI/AAAAAAAAAWc/VLLiRh4UsBU/s72-c/falardeau_hezbol.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-2745780418241587149</id><published>2008-04-22T13:03:00.019-04:00</published><updated>2008-04-23T20:53:46.437-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SA4bBPIz4YI/AAAAAAAAAWU/JF-Q0vX_Vxk/s1600-h/Hubert+Reeves.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192117128462066050" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SA4bBPIz4YI/AAAAAAAAAWU/JF-Q0vX_Vxk/s320/Hubert+Reeves.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Besoin d'air...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Passionné d'astronomie, notamment parce que cette science permet de relativiser bien des choses quant à notre monde qui n'est pas bien gros, je ne rate jamais un nouveau livre d'Hubert Reeves. Je me suis donc précipité en librairie le weekend dernier pour mettre la main sur les Mémoires d'Hubert Reeves, intitulés &lt;em&gt;Je n'aurai pas le temps&lt;/em&gt;, qui viennent tout juste de paraître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tombé sur un passage qui, je pense, vaut la peine d'être relevé. Parlant en pages 149-150 de l'effervescence des années 1960 au Québec, Hubert Reeves rappelle que cette période "&lt;em&gt;fut aussi celle de l'avènement du fait français sur le plan social.&lt;/em&gt;" Il raconte avoir d'abord vu très positivement un tel changement. Mais Reeves poursuit son propos en évoquant certaines réalités qui, il me semble, donnent beaucoup à réfléchir. Même si ce qu'il raconte a eu lieu il y a plus de quarante ans, beaucoup de faits indiquent que nous sommes encore, au Québec, aux prises avec le profond malaise qu'il évoque et qui l'avait fait chercher d'autres horizons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;"Mais cet engouement francophile avait une contrepartie dont je pris progressivement la mesure. Bientôt s'imposa, chez plusieurs professeurs de l'université de Montréal, l'idée que nous devions utiliser comme manuels de classe uniquement des livres en français. C'était sans tenir compte du fait que, pour chaque matière, on pouvait facilement trouver dix livres en anglais contre un seul en français. Notre rôle d'enseignant étant de donner à nos étudiants québécois la meilleure formation scientifique possible, il importait, me semble-t-il, de leur fournir le matériel scolaire le plus adéquat. Ma position me semblait plus profitable à nos élèves que celle de mes collègues, qui refusaient les manuels en anglais. Elle me valut quelques remarques aigres qui me pesèrent et me donnèrent envie d'aller voir ailleurs et chercher une ambiance moins plombée par ces tendances nationalistes.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;strong&gt;Besoin d'air&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Le paroxysme fut atteint au cours de la préparation d'un nouveau projet. Les physiciens de notre département caressaient l'idée de construire un accélérateur de particules sur le site de l'université. Cet instrument permettrait à nos chercheurs et à nos étudiants d'entreprendre des travaux originaux sur place, mettant Montréal sur la carte des centres de recherche en physique nucléaire. Cette entreprise coûteuse reçut l'aval des autorités gouvernementales, qui suggéraient d'y associer les physiciens de McGill, l'université anglaise de la ville. Elles promettaient d'augmenter les subsides de façon importante si ce programme conjoint était accepté. Grogne chez plusieurs de mes confrères : quelle langue parlerait-on dans ce laboratoire ? Vraisemblablement surtout l'anglais. Alors, pas question de collaborer avec McGill. Résultat : le programme conjoint fut refusé. J'en fus navré et plus que jamais décidé à prendre un peu d'air..."&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que raconte Hubert Reeves dans ces lignes donne en effet à réfléchir, ne trouvez-vous pas ? Combien y a-t-il de ces Québécois d'envergure comme Reeves qui, étouffant sous les coups de butoir du nationalisme obligatoire et de la bêtise identitaire, étouffaient ici et ont dû "&lt;em&gt;prendre un peu d'air&lt;/em&gt;" ailleurs ? Combien y en a-t-il encore de nos jours ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, nos nationaleux vont-ils se mettre à traiter à son tour Hubert Reeves de "traître", de "vendu", d'adepte du "Québec Bashing", de "collabo" et autres qualificatifs du même niveau que celui que leur inspire ce crétinisme qui les rend toujours si satisfaits d'eux-mêmes, et cela tout simplement parce qu'Hubert Reeves n'aura fait qu'exprimer librement sa pensée ? La contribution significative du grand Québécois qu'est Hubert Reeves à la culture scientifique et intellectuelle du Québec et de tout le monde de la francophonie se fera-t-elle cracher dessus parce que Reeves aura osé affirmer une telle hérésie ? Se verra-t-il lui aussi banni de la "patrie" par les nationalistes sectaires ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À suivre, donc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hubert Reeves, &lt;em&gt;Je n'aurai pas le temps&lt;/em&gt;, Paris, Les éditions du Seuil, 2008.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-2745780418241587149?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2745780418241587149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2745780418241587149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/besoin-dair.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SA4bBPIz4YI/AAAAAAAAAWU/JF-Q0vX_Vxk/s72-c/Hubert+Reeves.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-3581709929733498066</id><published>2008-04-17T22:03:00.051-04:00</published><updated>2008-04-18T11:32:49.283-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SAgLAVTjIcI/AAAAAAAAAWE/O0HTmLELz3w/s1600-h/Mythes+M%C3%A9moires+Mensonges.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190410670891540930" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SAgLAVTjIcI/AAAAAAAAAWE/O0HTmLELz3w/s320/Mythes+M%C3%A9moires+Mensonges.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;L'Affaire &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;Esther Delisle:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;les points&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;sur les "i" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;enfin &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;en ligne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Il était à peu près temps ! C'est que depuis le temps où, un peu partout sur le web, les nationaleux poursuivent leurs calomnies et leurs campagnes de discrédit contre la chercheure Esther Delisle, coupable à leurs yeux d'avoir mis en relief les faits quant aux origines réactionnaires, racistes et fascisantes de leur mouvement, on ne trouvait pas en ligne de texte de fond ni d'étude ripostant aux détracteurs de Mme Delisle et mettant les points sur les "i" quant à la foncière malhonnêteté intellectuelle desdits détracteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est qu'à chaque fois qu'est évoqué le sombre passé mis en lumière par les travaux de Mme Delisle, on se fait servir jusqu'ici essentiellement des "gna gna &lt;em&gt;mauvaise-méthodologie-c'est ça-qu'y-z-ont-dit&lt;/em&gt;", "gna gna &lt;em&gt;Gary Caldwell&lt;/em&gt;", "gna gna &lt;em&gt;L'Agora&lt;/em&gt;", "gna gna, &lt;em&gt;Gérard Bouchard&lt;/em&gt;", "gna gna &lt;em&gt;elle-a-pas-mis-ça-dans-le-contexte-y-z'ont-dit-ça-aussi&lt;/em&gt;", "gna gna, gna gna..." Jusqu'à présent, nous étions donc essentiellement en présence de ce qu'on pourrait, en quelque sorte, qualifier de litanies répétées béatement par des dévots qui n'examinent jamais ce que disent leurs guides spirituels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais évidemment, au delà des "gna gna", aucune réponse quant au fond et aux réalités des problèmes soulevés par Mme Delisle n'était présentée. Et aussi, nous avions toujours affaire aux mêmes perpétuelles vénérations de la prétendue "&lt;em&gt;objectivité irrrrrrréprochaaaaaable, ma chère&lt;/em&gt;" de professeurs et d'intellectuels "&lt;em&gt;ré-pu-tés&lt;/em&gt;"... qui ont surtout en commun d'être &lt;em&gt;réputés&lt;/em&gt; pour leur nationalisme inconditionnel, comme entre autres Gérard Bouchard (qui a critiqué sans avoir lu, faut le faire, mais ce n'est pas la première fois qu'il fait ça, comme je le montrerai un des quatre), Jean-François Nadeau, Jacques Dufresne, Louis Cornellier le Pieux, etc. Et à leur rangs s'est ajouté Gary Caldwell, réputé, lui, pour son ultra-conservatisme et pour sa farouche&lt;br /&gt;opposition à tout ce qui peut ressembler de près ou de loin au libéralisme politique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, parmi les pourfendeurs de Delisle l'Infidèle, on trouve aussi, &lt;em&gt;last but not least&lt;/em&gt;, Pierre Trépanier, fils spirituel de Lionel Groulx et de l'autre réac du temps, l'historien d'extrême-droite Robert Rumilly ; il est d'ailleurs à noter que, dans &lt;em&gt;Les Cahiers de la Jeune Nation&lt;/em&gt;, et cela en ne remontant pas plus loin dans le temps que dans les années 1990, Trépanier déplorait "&lt;em&gt;l'écrasement ignominieux des fascismes&lt;/em&gt;" (!!!) Le nationalisme d'aujourd'hui conserve de bien "beaux esprits" parmi ses "penseurs", n'est-ce pas ? Mais évidemment, personne n'aura pour si peu, même dans les "trrrrèèèès objectifs" milieux académiques québécois, cherché noise à Trépanier, cet autre professeur "trrrrèèèès objectif". Il faut dire qu'en ces milieux-là, les procès, on se les réserve pour des Esther Delisle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment aussi, le nationalisme québécois d'aujourd'hui aurait "changé", il serait devenu "moderne, progressiste et ouvert"... On n'a pourtant jamais entendu aucun nationaliste "moderne, progressiste et ouvert" critiquer, ou même se formaliser un peu, de la tristesse inconsolable d'un Pierre Trépanier pour l'écrasement des fascismes... Rien de surprenant là-dedans, toutefois : quand on admire un réactionnaire et anti-démocrate comme Pierre Falardeau, ce bouffon sinistre et grotesque, ou encore qu'on défend bec et ongles la mémoire d'un gourou raciste et fasciste comme Lionel Groulx, on peut certes faire preuve de compréhension pour la tristesse de Trépanier. Après tout, ce sont des "Patriotes", des patriotes autoproclamés peut-être, mais des patriotes quand même... mais qui sont surtout de la patrie de tous ceux qui pensent pareil... Et gare aux hérétiques, ceux-là on te les excommunie en un rien de temps de la patrie nationaliste : &lt;em&gt;"Arrière, Satan !!! Sus à l'infidèle !"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'exagère ? Pas sûr... Qu'est-ce que les nationaleux disent de quiconque les critique eux et le nationalisme (qui n'est pourtant qu'une rhétorique) et cela même si le critique est un Québécois de souche, pure laine et tout ce que vous voudrez dans le même registre ? Immanquablement, ils hurlent qu'il est "contre le Québec", qu'il fait du "Québec bashing", qu'il chie sur ses "congénères", qu'il est un "vendu", un "traître"... Tout ça parce qu'il n'y a selon nos nationaleux que la conception nationaliste du Québec qui soit tolérable et qui ait droit de cité sur le territoire québécois : &lt;em&gt;T'es pas nationaliste, donc t'es pas Québécois, donc...&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Ouste ! Hors de la Patrie, misérable impur !!! &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, eux qui carburent tellement à l'Histoire, pourquoi les nationalistes, tous "modernes, progressistes et ouverts" bien sûr, craignent-ils tellement toute critique de leur conception de l'histoire, pourquoi s'épouvantent-ils autant devant l'effort d'aborder et d'analyser notre histoire telle qu'elle était ? C'est qu'on peut soupçonner que certains mythes, auxquels ils tiennent tellement parce qu'ils servent à justifier leur rhétorique, risqueraient de prendre le bord... Et quand on a la foi, ça peut devenir périlleux tout ça...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, revenons-en à nos moutons (pas ceux de la Saint-Jean-Baptiste, bien sûr)... Jamais un intervenant académique réellement neutre et qui se soit sérieusement penché sur les travaux en question, n'aura pourtant condamné Mme Delisle, qui a même reçu la caution (qui vaut pas mal plus que toute la liste au complet ci-dessus mentionnée) de Robert Paxton, l'une des plus grandes sommités académiques mondiales en matière d'étude du fascisme et de l'extrême-droite. M. Paxton, de l'Université Columbia, est d'ailleurs interviewé dans l'éclairant documentaire &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/je-me-souviens.html"&gt;Je me souviens&lt;/a&gt;, du réalisateur montréalais Éric Scott.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à présent donc, nous ne pouvions trouver en ligne aucun document critiquant les affirmations des poncifs nationaleux et des allumeurs de bûchers. Mais c'est maintenant chose faite : la percutante postface que l'écrivain et ex-dramaturge Pierre K. Malouf avait écrite à l'occasion de la sortie, en 2002, des &lt;em&gt;Essais sur l'imprégnation fasciste au Québec&lt;/em&gt;, d'Esther Delisle, et dans laquelle Malouf montre les contradictions et les entourloupettes des détracteurs de Mme Delisle, est désormais accessible à tous et en un seul clic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les intéressés, c'est ici : &lt;a href="http://leffetdelisle.blogspot.com/"&gt;http://leffetdelisle.blogspot.com/&lt;/a&gt;. Le texte est découpé en six parties pour favoriser la lecture, et il est possible d'en demander par courriel la version en format Word à l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins, les gens peuvent désormais avoir facilement accès aux deux côtés de la médaille, et se faire leur propre jugement, ce dont personne ne saurait se plaindre... à moins d'avoir l'esprit volontairement bouché.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-3581709929733498066?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/3581709929733498066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/3581709929733498066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/laffaire-esther-delisle-les-points-sur.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SAgLAVTjIcI/AAAAAAAAAWE/O0HTmLELz3w/s72-c/Mythes+M%C3%A9moires+Mensonges.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-4304027857537734186</id><published>2008-04-14T22:05:00.026-04:00</published><updated>2008-04-17T02:27:41.073-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SAQdD1TjITI/AAAAAAAAAU8/Owx5_efxO3k/s1600-h/413h-a-LQeL__SS500_.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5189304622323540274" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SAQdD1TjITI/AAAAAAAAAU8/Owx5_efxO3k/s320/413h-a-LQeL__SS500_.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;1905 au Québec : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Seul contre &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;l'antisémitisme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nos nationaleux ignorent beaucoup de faits quant à l'histoire des Québécois, particulièrement celle de ces Québécois qui ont le plus lutté pour nos libertés fondamentales et pour la modernisation de notre société. De ceux-là, pour tout dire, ils ne savent rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est qu'ils préfèrent s'adonner au culte de crapules racistes et réactionnaires, dont Lionel Groulx reste le plus en vue de nos jours. Ils lui accordent même le titre de "&lt;em&gt;Grand Homme de notre histoire&lt;/em&gt;", "&lt;em&gt;d'éveilleur de la conscience nationale des Québécois&lt;/em&gt;", et autres proclamations creuses du même acabit et caractéristiques de leur servilité à l'égard de ceux à qui ils confient le rôle de penser à leur place. Leur Groulx, ils y tiennent mordicus et ils le défendent toujours bec et ongles. Leur argument-massue, mais qui se révèle plutôt piteux à l'examen, consiste à justifier le caractère ignoble des thèses racistes et fascistes de Groulx en invoquant niaiseusement le "contexte" qui était le sien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, à en croire nos fumistes nationaleux, le "contexte" d'où aurait émergé Groulx faisait en sorte qu'on ne pouvait alors qu'être, par exemple, antisémite, parce que dans ce temps-là tout le monde l'aurait été. Même chose pour l'idéologie réactionnaire et le fascisme de Groulx et de ses sbires. Outre le fait que cette prétention constitue, en soi, une insulte à la mémoire de l'ensemble nos aïeux ayant vécu à cette époque, une étude le moindrement minutieuse des faits historiques montre qu'il s'agit là d'une grossière fausseté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des Québécois humanistes et progressistes qui condamnaient, par exemple, l'antisémitisme, il y en avait bel et bien, et cela dès le début du 20e siècle. Pour donner une idée du courage d'un Québécois qui, dès 1905, s'était tenu debout contre cette bêtise monstrueuse qu'est l'antisémitisme, j'ai cru bon de reproduire ici cet extrait des &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.abebooks.fr/servlet/SearchResults?an=t.+d.+bouchard&amp;amp;sortby=3&amp;amp;sts=t&amp;amp;tn=m%E9moires&amp;amp;x=64&amp;amp;y=15"&gt;Mémoires&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Télesphore-Damien Bouchard, dont j'avais évoqué la &lt;a href="http://www.amazon.ca/Devil-Saint-Hyacinthe-Senator-Tlesphore-Damien-Bouchard/dp/0595403026/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1208233138&amp;amp;sr=8-1"&gt;biographie&lt;/a&gt; dans &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080309/CPACTUALITES/80309019/6732/CPOPINIONS"&gt;La Presse&lt;/a&gt;, le 9 mars dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça se passe donc en 1905, au moment des pogroms de Russie et d'Ukraine, où des paysans juifs viennent d'être massacrés par milliers. Bouchard, dans son journal libéral de Saint-Hyacinthe, &lt;em&gt;L'Union&lt;/em&gt;, riposte à un article terriblement antisémite (et imbécile) paru dans le journal réactionnaire et clérico-nationaliste &lt;em&gt;Le Travailleur, &lt;/em&gt;de Chicoutimi. L'auteur de cet ignoble écrit avait caché sa véritable identité en se voilant derrière un pseudonyme, &lt;em&gt;Le Petit Poucet.&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Décidément, il semble bien que nos nationaleux d'aujourd'hui, dont bon nombre emploient sur le web ce subterfuge déshonorant qu'est l'anonymat pour se permettre de calomnier leurs adversaires, s'inscrivent dans une véritable tradition...)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici donc la riposte de T.-D. Bouchard au minable &lt;em&gt;Petit Poucet&lt;/em&gt;, tel qu'il le raconte dans ses &lt;em&gt;Mémoires&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;chers nationaleux qui liront ces lignes, soyez avertis, vous qui n'aimez guère les écrits qui dépassent deux ou trois phrases, le texte de Bouchard est plutôt long&lt;/em&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;"Le sentiment des réactionnaires de l'époque, tout comme celui que professent les réactionnaires d'aujourd'hui contre la France, ne saurait être qualifié de xénophobie puisque nous sommes de descendance française. Chez eux c'était, comme c'est encore maintenant, du pur fanatisme religieux. C'était aussi ce fanatisme, plutôt que la haine de l'étranger, qui animait les réactionnaires de1905 contre nos concitoyens de langue anglaise et contre les Juifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Juifs ne jouissaient pas d'une grande influence dans le domaine politique de la province et du pays, et les cléricaux les attaquaient ouvertement. Un autre article du journal &lt;em&gt;Le Travailleur&lt;/em&gt; de Chicoutimi me permettra d'illustrer les appels aux préjugés de race et de religion auxquels on avait recours pour soulever les Canadiens français contre leurs compatriotes d'origine juive. Je les trouvais tellement honteux et condamnables que je résolus de me constituer le seul défenseur, dans la presse française de la province, d'une classe de citoyens vilipendée si bassement par un des organes attitrés des réactionnaires du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur de la diatribe du &lt;em&gt;Travailleur&lt;/em&gt; signait &lt;em&gt;"Petit Poucet"&lt;/em&gt;. Voici, selon lui, le programme qu'il adopterait s'il était un dictateur politique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;"En outre, je mettrais tout en oeuvre pour éloigner de notre cher pays le plus redoutable de tous les fléaux, la plaie des peuples, la juiverie. Je ne commettrais pas l'inconcevable sottise de persister à recevoir à bras ouverts, pourrais-je dire, une race méprisable qui cherche sans cesse à étouffer la vraie civilisation, à anéantir le christianisme, à miner les nations, qui porte au front l'indélébile caractère de son horrible crime, et qui, déicide à travers les âges, s'efforce partout de détruire la religion divine fondée par Celui que sa haine a cloué sur la croix du calvaire".&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Cet article du champion politico-religieux des réactionnaires du Saguenay m'inspira les commentaires suivants:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Décidément, Petit Poucet n'a pas dû frémir à la lecture des horreurs que les sauvages russes de son espèce viennent de commettre dans les rangs des Juifs en massacrant des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants parce qu'ils étaient de la prétendue race maudite. Petit Poucet a dû bondir d'indignation en apprenant que Wilfrid Laurier, un de nos grands hommes canadiens-français, avait prononcé un discours dans une assemblée convoquée dans le but de venir en aide aux malheureuses victimes de ces atrocités, qui ont enlevé au gouvernement russe toutes les sympathies qui lui restaient encore, malgré son despotisme outrancier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette haine des Juifs dont le coeur de Petit Poucet est rempli, à quoi donc peut-on l'attribuer si ce n'est aux préjugés les plus aveugles ? Est-ce que les Juifs d'aujourd'hui sont responsables d'un crime qui aurait été commis par un certain nombre de leurs compatriotes, il y a dix-neuf cent ans ? Son Dieu, qu'il dit souverainement juste, pourrait-il faire peser sur la centième génération le crime d'un fou quelconque ? Nos lois, qui ne sont qu'humaines, ne sont pas assez barbares pour rendre le fils responsable des actes de son père, et on voudrait que la divinité punisse éternellement tout un peuple pour le crime des habitants d'une seule ville !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit Poucet ignore-t-il que ce phénomène politique et ethnologique qui s'est produit chez les Juifs est commun à un grand nombre d'autres peuples ? Que reste-t-il aujourd'hui des Huns, des Gaulois, des Francs et de tant d'autres nations qui sont disparues ? Ces peuples, si puissants un jour, n'existent plus et ils n'ont certainement pas crucifié leurs dieux. Que reste-t-il des Indiens qui habitaient notre pays ? Leur disparition aurait-elle été, elle aussi, la conséquence d'un déicide ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit Poucet, apprends que la haine des Juifs est due chez toi à un des préjugés les plus injustes, et surtout apprends que parmi les Juifs, il y a des hommes fort honnêtes, comme il y a aussi de la canaille chez les Canadiens français. Tous les peuples sont constitués de la même façon ; tous ont leurs panthéons et leurs prisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un grand nombre de Canadiens français qui ne perdraient pas leur temps s'ils étudiaient et s'ils tâchaient d'imiter l'esprit d'économie d'une certaine classe de Juifs, leur sobriété et leur esprit de travail. Si certains d'entre eux s'enrichissent, c'est qu'ils économisent les quelques sous qu'il gagnent péniblement au lieu de les boire à l'auberge du coin ; de nombreux Canadiens français deviendraient également riches s'ils suivaient leur exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit Poucet se dira évidemment qu'il n'est pas le seul à détester les Juifs. Malheureusement, ce n'est que trop vrai. Il ne s'ensuit pas pour cela qu'il ait raison. Les plus grandes erreurs sont ordinairement celles qui sont le fait du plus grand nombre. Les juifs se consolent en pendant que, dans tous les pays, il existe des gens éclairés qui les estiment, et dont le pays est le monde, dont la patrie est l'humanité, et leurs concitoyens, les gens de bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit Poucet n'est pas encore grand ; son estomac n'est pas assez bien conformé pour lui permettre de manger suffisamment de soupe et il ne le deviendra jamais. Sa patrie, heureusement, ne souffrira en aucun temps du fait que lui et ses semblables resteront toujours petits."&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Télesphore-Damien Bouchard, &lt;em&gt;L'Union&lt;/em&gt; (Saint-Hyacinthe), 1905, cité dans &lt;em&gt;Mémoires&lt;/em&gt;, tome 2, Montréal, éditions Beauchemin, 1960, pp. 100-102.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C'est lorsque j'avais découvert qu'en 1905, au temps même où l'antisémitisme le plus pourri et le plus crasse étaient répandus chez nous par des ignorants fanatisés, on avait chez nous un digne compatriote, T.-D. Bouchard, pour se tenir debout contre cette peste morale, que j'ai compris l'importance de sortir de l'oubli où il est resté confiné un personnage d'une telle noblesse et d'un tel courage. Son action et son engagement, contrairement à ceux de ses adversaires réactionnaires, nous honore tous parce qu'il était, comme Louvigny de Montigny, l'un des meilleurs parmi les nôtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est de l'inspiration que l'on peut tirer de la pensée et de l'oeuvre d'un T.-D. Bouchard dont les Québécois démocrates ont besoin aujourd'hui. Mais pourtant, à peu près personne ne le connaît, tandis que l'infect Lionel Groulx est commémoré partout, en plus d'être devenu une icône à laquelle bien mal venu serait celui qui oserait lui toucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, quand on lit les propos de Bouchard, on comprend que le peuple avait quand même accès à de l'information juste et éclairée sur la réalité des choses quant aux prétentions ignobles des discours antisémites qui faisaient rage dans ce temps-là.  D'ailleurs, le peuple de chez nous n'a, pour l'essentiel, jamais suivi nos xénophobes du temps. Les élites clérico-nationalistes étaient, elles, xénophobes. Pas le peuple.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-4304027857537734186?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4304027857537734186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4304027857537734186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/1905-au-qubec-seul-contre-lantismitisme.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SAQdD1TjITI/AAAAAAAAAU8/Owx5_efxO3k/s72-c/413h-a-LQeL__SS500_.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-846211077331754026</id><published>2008-04-13T21:21:00.054-04:00</published><updated>2008-04-27T16:49:52.380-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SALc91TjIQI/AAAAAAAAAUk/HC6z7IOnRIk/s1600-h/Louvigny.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188952675523436802" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SALc91TjIQI/AAAAAAAAAUk/HC6z7IOnRIk/s400/Louvigny.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;L'antifascisme lucide d'un &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;grand écrivain québécois&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;... &lt;em&gt;inconnu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Connaissez-vous Louvigny de Montigny (1876-1955), le Monsieur que l'on voit les bras et les jambes croisés, le deuxième à partir de la droite au premier rang de la photo ci-dessus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a de fortes chances que non, car ce Monsieur, tout important écrivain et dramaturge québécois qu'il fût en son temps, n'avait guère de penchants pour l'idéologie réactionnaire et fasciste des cléricaux-nationalistes du genre Lionel Groulx, Maxime Raymond et Roger Varin, dont je mentionnais les "belles oeuvres" dans mon &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2008/04/mes-amis-nationaleux-vont-tre-jaloux.html"&gt;billet&lt;/a&gt; d'il y a deux jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici en tout cas ce que dit de lui le site des archives de l'université de Montréal, qui cependant ne fait aucunement état de son oeuvre théâtrale assez importante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;"Louvigny de Montigny est né à Saint-Jérôme en 1876. Il fait ses études au Collège Sainte-Marie et à la Faculté de droit de l'Université Laval à Montréal. Il s'oriente vers le journalisme. Il est fondateur et rédacteur en chef du journal &lt;em&gt;Les débats&lt;/em&gt; et de la &lt;em&gt;Gazette municipale. &lt;/em&gt;Il participe à la fondation de l'École littéraire de Montréal dont il est le premier secrétaire-archiviste (1895). Poète, il publie dans les journaux montréalais. Il est traducteur au Sénat du Canada de 1910 à 1955. Membre de la Société des écrivains canadiens, il en assume la vice-présidence pendant quelques années. Il est nommé chevalier de la légion d'honneur en 1925. Il fait connaître Maria Chapdelaine de Louis Hémon qu'il découvre dans le journal parisien &lt;em&gt;Le temps&lt;/em&gt;. Les essais et les contes de Louvigny de Montigny dépassent les frontières du Québec, son livre &lt;em&gt;La revanche de Maria Chapdelaine&lt;/em&gt; est couronné par l'Académie française (1937). Son essai &lt;em&gt;Au pays de Québec&lt;/em&gt; remporte le prix Ernesta Stern (1945). Collaborateur de La Presse, il s'est surtout intéressé au problème de la langue française au Canada."&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les Louvigny de Montigny du Québec, dont le souvenir dort dans les archives universitaires, auront été tout simplement évacués de la version officielle de notre histoire. Leur apport à notre culture aussi... J'aurais d'ailleurs préféré trouver une photo où l'on pourrait mieux percevoir les traits de Louvigny de Montigny, mais il n'y a rien d'autre sur le Net. Ce personnage qui a joué un rôle important pour la culture de chez nous et son rayonnement international, ayant notamment été, avec Nelligan, fondateur de l'&lt;em&gt;École littéraire de Montréal&lt;/em&gt;, et ayant aussi été "rien que" celui qui aura fait connaître le roman &lt;em&gt;Maria Chapdelaine&lt;/em&gt;, est à toutes fins utiles complètement éliminé de notre histoire et de notre culture. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;(Pour pouvoir trouver les oeuvres de Louvigny de Montigny, qui n'ont jamais été rééditées, on en est réduit à fouiner dans les bonnes librairies de livres anciens, ou en scrutant la liste de cette page d'&lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.abebooks.fr/servlet/SearchResults?an=louvigny+de+Montigny&amp;amp;bi=0&amp;amp;bx=off&amp;amp;ds=30&amp;amp;sortby=3&amp;amp;sts=t&amp;amp;x=42&amp;amp;y=12"&gt;Abebooks&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, d'où on peut les commander par la poste chez des libraires dont la plupart sont établis au Québec.)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pardon : Louvigny n'aura en fait pas tout-à-fait été oublié... Lionel Groulx le mentionne dans ses Mémoires, écrits à la fin des années cinquante et au début des années soixante. C'est que Louvigny de Montigny avait osé critiquer, dans les années 1920, le roman minable et raciste de Groulx, &lt;em&gt;L'Appel de la Race&lt;/em&gt;. Le bon chanoine évoque donc son nom, en page 88 du tome 2 de ses Mémoires, en soulignant que de Montigny "&lt;strong&gt;était associé à une Juive&lt;/strong&gt;". N'oublions pas que nous sommes, au moment où Groulx écrivait ces lignes, à la fin des années 1950, alors que nous savions combien il pouvait être malséant de proférer quelque parole à connotation antisémite que ce soit, vu les événements de la deuxième guerre mondiale. Puis Groulx, croyant que d'avoir relevé le fait que de Montigny était marié à une Juive suffirait à discréditer sa critique, tente péniblement et d'une manière qui ne convainc personne qui soit le moindrement fûté, de faire fi de ladite critique. Et après cela, "&lt;em&gt;Groulx n'était pas antisémite&lt;/em&gt;", se complaisent toujours à prétendre ceux qui le vénèrent encore de nos jours et qui s'enorgueillissent de voir des édifices universitaires, un Cégep et une station de métro dédiés à un personnage aussi ignoble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais passons... Un fait intéressant par rapport à Louvigny de Montigny est une préface qu'il avait écrite à un de ses livres, &lt;em&gt;Au pays de Québec&lt;/em&gt;, écrit en 1943, justement la même année où Roger Varin présentait à Maxime Raymond le bel ouvrage dont je vous parlais dans mon billet d'avant hier. La guerre faisait encore rage. Cette préface, Louvigny l'avait adressée à son petit-fils, qui n'avait alors pas encore un an. En voici un extrait significatif :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;« La vie t'enseignera, mon cher enfant, qu'un homme de saine conscience s'apparente à tout son prochain, qu'il devient citoyen du monde, et peut jouir à coeur ouvert des bénéfices qu'à maints égards lui procurent ses congénères de n'importe quel coin de la vaste terre, seulement dans la mesure où lui-même respecte leur éthique particulière, reconnaît leurs bonnes intentions, participe à leurs souffrances et à leurs joies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai résisté à l'ironie qui me poussait à décrire des états d'âme que la guerre a suscités parmi nos gens : benêts et vaniteux coloniaux qui tiennent rigueur de leur infériorité à la France aussi bien qu'à l'Angleterre, prêcheurs de l'isolationnisme, racoleurs de votes, profiteurs des calamités publiques. Le cautère de la caricature conviendrait mieux à ces trublions qui ont fait de leur mieux pour saboter notre élan national, en ergotant sur la légitimité de cette guerre, du conflit déclenché, à leur avis, pour assurer la suprématie financière ou politique d'une puissance qui nous est étrangère sur une autre qui nous l'est tout autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les millions de victimes innocentes de l'horreur nazie n'intéressent nullement ces messieurs. (...) Cette prostitution de la guerre ne les révolte en rien. Il leur est égal que le boisseau nazi étouffe le génie français qui a assuré et continue d'assurer la survivance au pays de Québec. Les exploiteurs du patriotisme perverti se manifestent dans tous les pays du monde, et les nôtres ne présentent pas d'originalité qui vaille qu'on la souligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si peu que durent nos grelus écrits, je me suis donné bien garde de prolonger d'un jour la mémoire de ces agitateurs et de ces récalcitrants qui, dans le péril mondial et l'angoisse universelle, se comportent plus bêtement que des autruches. Efforçons-nous, au contraire, à les faire oublier au plus vite, afin de laisser le champ libre à l'Histoire ; il lui appartient d'attester l'ardeur de nos armées volontaires qui sont allées à l'ennemi pour préserver de la barbarie notre civlisation méditerranéenne, pour défendre de loin notre pays de Québec et le Canada tout entier, qui ont inscrit le nom canadien au rôle de l'honneur et ont fort allongé la liste des héros dont nous pouvons nous réclamer. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir lu pareil écrit, on comprend pourquoi Lionel Groulx ne pouvait porter un Louvigny de Montigny dans son coeur et qu'il ne put s'empêcher, même à la fin des années cinquante, de le stigmatiser comme étant "associé à une Juive", le mélange des races étant précisément la prétendue "horreur suprême" que Groulx avait voulu dénoncer dans son roman pourri "L'Appel de la race"... que Louvigny avait eu l'effronterie de critiquer, plus de 35 ans plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les nationaleux utilisent le prétexte du "contexte" pour justifier l'idéologie réactionnaire et d'extrême-droite de ces minables crapules qui leur servent de héros, de même que leur parti-pris pro-fasciste durant la guerre, ils se révèlent au mieux d'une ignorance tout à fait crasse, et au pire d'une révoltante hypocrisie. En plus, ils se moquent de nous, en nous prenant tous pour des cruches épaisses qu'ils n'ont qu'à remplir de leurs préjugés et de leurs faussetés quant à l'histoire réelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que des esprits humanistes, démocrates, libres-penseurs, des esprits donc qui surent, au contraire des nationaleux réacs, faire preuve, eux, de décence humaine devant la nécessité de combattre la barbarie fasciste, nous en avions bel et bien plein au Québec. Louvigny de Montigny était l'un de ceux-là, comme le montre cet extrait de sa préface à &lt;em&gt;Au pays de Québec&lt;/em&gt;. Et ils étaient tous issus du même "contexte" historique que nos leaders nationalistes réactionnaires, sauf qu'ils auront, eux, fait le choix de lutter contre la barbarie du fascisme, au lieu d'en chanter les louanges comme Lionel Groulx, Maxime Raymond, Roger Varin et consorts...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nationalistes, en nous privant de la connaissance de la vie et de l'oeuvre des vrais champions de nos libertés, et en leur refusant toute commémoration alors qu'ils ne cessent de vénérer le souvenir des crapules qui servaient de leaders à leur mouvement réactionnaire, nous ont volé notre propre histoire. En plus, ce qu'ils ont fait au souvenir de nos hommes et femmes de culture qui étaient anti-réactionnaires, témoigne de la &lt;em&gt;haine de la culture&lt;/em&gt; qui, je suis l'un de ceux qui le croient profondément, est consubstantielle à la rhétorique nationaliste. Tout cela ne devrait-il pas pouvoir choquer, au moins un peu, les Québécois ? Il est plus que temps qu'ils s'ouvrent enfin les yeux, il me semble...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je me console en me disant que c'est la première fois, par le moyen de ce modeste blogue, que cet écrit de Louvigny de Montigny se voit diffusé sur le web. Un peu comme une bouteille lancée à la mer, j'espère que d'autres le liront, et qu'ils le feront connaître à leur tour. Ce ne serait que rendre justice à Louvigny de Montigny que de contribuer à ce que ce grand homme de culture, qui fut l'un des meilleurs des nôtres, sorte enfin de l'oubli dans lequel il a été maintenu jusqu'ici...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je me souviens", qu'y disent...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-846211077331754026?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/846211077331754026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/846211077331754026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/lucidit-dun-de-nos-grands-crivains.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SALc91TjIQI/AAAAAAAAAUk/HC6z7IOnRIk/s72-c/Louvigny.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-7131348198345986560</id><published>2008-04-12T17:57:00.015-04:00</published><updated>2008-04-14T00:47:25.603-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SAEwxlTjIOI/AAAAAAAAAUU/HQGl1wGY--w/s1600-h/Un+sur+Mille.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188481874093351138" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SAEwxlTjIOI/AAAAAAAAAUU/HQGl1wGY--w/s320/Un+sur+Mille.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Le libre-penseur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;et le &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;bouffon réac...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord le libre-penseur : dans le magazine VOIR du 3 avril, un très éclairant &lt;a href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&amp;amp;section=8&amp;amp;article=57461"&gt;article&lt;/a&gt; de Christian Saint-Pierre, qui relate brièvement mais adéquatement le contenu du coffret DVD-livre &lt;em&gt;Un sur mille&lt;/em&gt;, dédié à l'oeuvre et à la pensée du dramaturge René-Daniel Dubois. Mais que les potentiels intéressés soient bien avertis : ce coffret, c'est de la dynamite qui pulvérise la pensée unique à la québécoise et ses interdits. Âmes frileuses s'abstenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, le bouffon réac : cette semaine dans l'autre hebdomadaire culturel, le &lt;em&gt;ICI Montréal&lt;/em&gt;, le chroniqueur Michel Vézina (qui vient de publier un roman : &lt;a href="http://www.quebec-amerique.com/00_TITRE/HTML_1000A/1010.html"&gt;La machine à orgueil&lt;/a&gt;) nous dévoile le fond de sa pensée au sujet du Guide Spirituel de nos réactionnaires, l'Imam Pierre Falardeau. Extrait de la chronique &lt;em&gt;Bord en Bord &lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;" (...) Ça n'a rien à voir, mais j'ai croisé André Brassard il y a quelques jours rue Masson. Toujours aussi moqueur, toujours l'oeil aussi baveux et aussi magnifiquement intelligent. Ce regard impétueux et goguenard me manque dans le paysage artistique. Pas assez de lui, et trop de Falardeau. J'ai beau essayer de l'ignorer, mais l'omniprésence de sa grande face d'âne mal dentu me hérisse le poil des sourcils ! Ce bonheur qu'il a à arborer sa connerie, aveuglé derrière sa carotte d'épouvante, incapable de se rendre compte qu'à force de traiter tout le monde de con, c'est sa propre imbécillité qu'il met en scène."&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais jamais pu si bien dire moi-même. &lt;em&gt;Quin toé, Falardeau le bouffon réac...&lt;/em&gt; Le propos de Vézina me rappelle toutefois celui de Voltaire: "&lt;em&gt;Ce qui est méprisable est dangereux tant qu'il n'est pas assez méprisé&lt;/em&gt;"...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-7131348198345986560?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7131348198345986560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7131348198345986560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/deux-articles-signaler-dabord-dans-le.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SAEwxlTjIOI/AAAAAAAAAUU/HQGl1wGY--w/s72-c/Un+sur+Mille.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-6213710519141882702</id><published>2008-04-11T20:46:00.057-04:00</published><updated>2008-04-27T16:45:40.163-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBTk5PIz4fI/AAAAAAAAAXM/1gPUEjJOUR8/s1600-h/Petain-Hitler.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194027942232187378" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBTk5PIz4fI/AAAAAAAAAXM/1gPUEjJOUR8/s400/Petain-Hitler.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#000066;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Mes amis nationaleux &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;vont être &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;jaloux...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;En bouquinant aujourd'hui (en fait en mettant sens-dessus-dessous une superbe librairie d'occasions peu connue mais pleine de trésors, &lt;em&gt;Bibliomanie&lt;/em&gt;, rue Ste-Catherine Ouest), j'ai obtenu une récolte plus qu'intéressante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, un volume comprenant l'intégralité des pièces du procès de la cause judiciaire, en 1893, de la &lt;em&gt;Canada-Revue&lt;/em&gt; contre l'archevêque de Montréal&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;La &lt;em&gt;Canada-Revue&lt;/em&gt; était une publication littéraire montréalaise animée par des esprits libres, dont le grand Louis Fréchette, qui ne tenaient pas à se laisser museler par la censure cléricale. Procès épique que celui-là, qui montre combien la liberté de penser au Québec était combattue par les cléricaux-nationaleux, et aussi combien les gens d'esprits libres savaient se battre brillamment contre la pensée unique du temps. Soulignons en passant que ce livre fut publié en 1894, en français et sous les soins de l'anticlérical Aristide Filiatrault qui en a organisé le contenu, par un éditeur anglophone, John Lovell &amp;amp; Son... probablement un autre de ces ogres anglos qui, aux dires de nos nationaleux, se sont toujours évertués à étouffer la culture francophone de chez nous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait plein d'autres trouvailles inespérées, mais celle qui est de loin la meilleure s'avère d'une tout autre mouture que ce livre que je viens de mentionner ; en fait, cette trouvaille est surtout d'un très grand intérêt pour mes bons amis nationaleux (précision, au cas où : par &lt;em&gt;nationaleux&lt;/em&gt;, je veux dire les nationalistes sectaires comme Paul-Henri Frenière le Béotien de Saint-Hyacinthe, le bouffon enragé Pierre Falardeau, l'Anonyme Martyr Nationaleux, les "Jean Dunois" et "Marianne Vaucouleurs" du site Vigile, la gang du journal &lt;em&gt;Le Québécois &lt;/em&gt;et autres réactionnaires et illuminés du même acabit. Ceux qui sont démocrates dans la mouvance indépendantiste et qui se montrent capables de discuter ou débattre intelligemment, je les appelle &lt;em&gt;indépendantistes&lt;/em&gt;, tel que je l'ai précisé à quelques reprises dans ce blogue).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amis nationaleux vont en baver de jalousie : la trouvaille en question, c'est un petit livre, publié en 1943 à Montréal par les éditions Fides, d'une très haute valeur historique. Son titre est très touchant : &lt;em&gt;Pétain dans ses plus beaux textes&lt;/em&gt;. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Pétain, Philippe de son prénom, était un maréchal de l'armée française qui, lors de l'invasion allemande de la France en 1940, avait pris la tête d'un régime ultraréactionnaire et d'extrême-droite, appelé &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_de_Vichy"&gt;régime de Vichy&lt;/a&gt;, qui avait collaboré avec les nazis pour mieux étouffer la France démocratique et progressiste, c'est-à-dire cette France de la République et des Lumières. Sur la photo ci-haut, on peut voir Pétain, à gauche, serrant la main d'Hitler à Montoire, le 24 octobre 1940, jour où Pétain annonça la politique de collaboration de son régime avec l'occupant nazi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les années d'occupation nazie de la France, l'intelligentsia nationaliste québécoise se pâmait de ferveur pour le régime collaborationniste et pro-nazi de Pétain. Lionel Groulx vantait constamment les mérites et chantait la gloire de ce régime correspondant parfaitement à ses rêves réactionnaires, dont, soit dit en passant, se réclamait il n'y a pas très longtemps le directeur du journal réactionnaire &lt;em&gt;Le Québécois&lt;/em&gt; et fidèle parmi les fidèles disciples de l'Imam Falardeau, l'ineffable &lt;u&gt;&lt;span style="color:#800080;"&gt;&lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/tous-lasile-vite-il-y-des-matins-o-on.html"&gt;docteur Patrick Bourgeois&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;, qui invoquait béatement "&lt;em&gt;le rêve de Lionel Groulx&lt;/em&gt;" pour parler du beau genre de société que lui et ses semblables cherchent de nos jours à imposer aux Québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je vous disais que mes amis nationaleux vont en baver de jalousie, les pauvres, c'est que l'exemplaire que j'ai acheté aujourd'hui de ce livre, publié dans la &lt;em&gt;Collection du message français, &lt;/em&gt;dont la charmante vocation consistait à diffuser chez nous les écrits de l'extrême-droite collaborationniste française, est très spécial. En effet, en page 3 du livre, on retrouve, imprimée, la mention suivante:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;Roger Varin, directeur de la COLLECTION DU MESSAGE FRANÇAIS, a fait tirer de cet ouvrage cent dix exemplaires, dont dix exemplaires hors-commerce, sur papier coquille teinté, numérotés de &lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;I&lt;/span&gt; à X, le premier exemplaire réservé à&lt;br /&gt;MONSIEUR MAXIME RAYMOND&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;CHEF DU BLOC POPULAIRE CANADIEN&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;et cent exemplaires sur papier coquille blanc &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;numérotés de 1 à 100. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;Cet ouvrage est publié selon une permission spéciale du chef de l'État français, le Maréchal Pétain, accordée au directeur de la COLLECTION DU MESSAGE FRANÇAIS.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figurez-vous donc que l'exemplaire que j'ai acheté aujourd'hui est numéroté du chiffre romain &lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;I&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, et qu'il porte la dédicace suivante, écrite à la main:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Monsieur Raymond,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Écoutons le Maréchal qui nous invite à la plus haute espérance.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Roger Varin, 29 mai 1943&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste à droite, en guise de présentation de l'émouvant recueil de discours du chef de la collaboration avec les nazis en France, nous trouvons le texte suivant, dont le lyrisme n'est pas sans similitude avec celui des textes publiés de nos jours dans le journal réactionnaire &lt;em&gt;Le Québécois&lt;/em&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous formons un groupe de jeunes. Et nous croyons - à cause de leur logique, de leur force intérieure et de leur orientation vers le Vrai But - que les harangues reproduites dans ces pages se trouvent les plus belles de l'Histoire.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Elles composent - pour nos temps d'aujourd'hui - un message sain, solide, conforme à la vérité, le plus digne peut-être de figurer dans celle collection du message français. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le programme de rénovation spirituelle et matérielle qu'elles proposent devrait inspirer nos coeurs dans la reconstruction nécessaire de notre pays.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui ! c'est donc moi, l'affreux &lt;em&gt;rouge&lt;/em&gt;, celui que les nationaleux réactionnaires désignent, dans le délire de leurs fantasmes, comme le "vil scélérat" et "mercenaire de la plume" "grassement payé" par les "forces immondes qui ne songent qu'à assujettir le Québec", qui suis désormais le propriétaire de cette superbe pièce de collection faisant partie du plus beau patrimoine littéraire de nos nationaleux réactionnaires. Je peux comprendre l'immense frustration que nos nationaleux doivent ressentir en songeant au fait que je souille de mes mains sales et gluantes ce joyau littéraire propre à nourrir leur ferveur réactionnaire, et qui, pour cette raison, aurait dû leur revenir à eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons que Maxime Raymond, à qui cet exemplaire fut solennellement remis, était le chef du Bloc populaire canadien, un parti ultranationaliste, ultracatholique et crypto-fasciste qui s'opposait farouchement à la participation du Canada à la guerre contre la barbarie nazie. C'est que, pour ce parti dont Lionel Groulx était le maître à penser, les méchants c'était les Anglais, et les fascistes étaient les bons. Après sa carrière politique qui prit fin en 1949, Maxime Raymond a admirablement su continuer à se dévouer pour le rayonnement de l'idéologie réactionnaire : fondateur de la Fondation Lionel-Groulx, du nom du gourou des réactionnaires et autour de laquelle gravite toujours l'essentiel de notre intelligentsia nationaliste, Raymond n'aura entre autres pas manqué de s'impliquer dans les campagnes visant à protéger des traîtres à leur nation, assassins de résistants français et collabos nazis "réfugiés" au Québec après la guerre, dont le sinistre &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_de_Bernonville"&gt;Bernonville&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est également à souligner qu'était inséré dans le précieux exemplaire dont je suis désormais l'indigne propriétaire, un vieil article de journal prenant la défense de Pétain durant son procès après la Libération, et que Maxime Raymond avait vraisemblablement découpé afin de le conserver précieusement, ce qui indique assez clairement que sa dévotion pour Pétain se poursuivait même après qu'aient été pleinement dévoilés les faits entourant son régime tyrannique et la réalité de sa trahison à l'égard de son propre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquons également que certains héros plus contemporains à nous du mouvement nationaliste, Camille Laurin et Denis Lazure par exemple, étaient eux aussi de fervents défenseurs de Bernonville et des autres collabos "réfugiés" chez nous. Laurin approchait la trentaine à cette époque, donc ce n'était pas une simple erreur de jeunesse, et Lazure avait environ 25 ans. Les deux ne se sont jamais dédits de leur édifiant engagement en faveur de ces crapules collabos. &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Sur l'affaire des collabos réfugiés français "réfugiés" au Québec, ceux et celles qui veulent en savoir plus liront avec intérêt le livre d'Yves Lavertu :&lt;/em&gt; L'Affaire Bernonville, éditions VLB, 1994. &lt;em&gt;Ils visionneront avec autant d'intérêt le documentaire d'Éric Scott,&lt;/em&gt; &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/je-me-souviens.html"&gt;Je me souviens&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;D'où, je dois dire, mon plus grand amusement quand j'entends de nos jours nos nationaleux réactionnaires traiter de "traîtres", de "collabos" ou de "valets de l'occupant" les Québécois francophones qui commettent l'hérésie de s'opposer à leurs "rêves" totalitaires... Au vu et au su de l'histoire de leur propre mouvement qui avait pris la défense de &lt;em&gt;vrais traîtres&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;vrais collabos&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;vrais valets de l'occupant&lt;/em&gt;, le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas une poutre que nos nationaleux réactionnaires ont dans l'oeil, mais plutôt un édifice de cinquante étages... :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;P. S. : Bibliophiles à la recherche de trésors, allez faire un tour à la librairie Bibliomanie (514-933-8156), où j'ai déniché ce joyau et bien d'autres vieux ouvrages de qualité et rares. En plus de l'immensité du choix, son propriétaire est un Monsieur très gentil et passionné de son métier avec qui j'ai trouvé plaisir à discuter longuement... &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-6213710519141882702?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/6213710519141882702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/6213710519141882702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/mes-amis-nationaleux-vont-tre-jaloux.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/SBTk5PIz4fI/AAAAAAAAAXM/1gPUEjJOUR8/s72-c/Petain-Hitler.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-1606291090388245441</id><published>2008-04-09T20:03:00.013-04:00</published><updated>2008-04-09T22:16:30.851-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187402406540297250" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_1bATTXRCI/AAAAAAAAAUE/gLyLFqRCr-Y/s320/W020051209336058194452.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;La théocratie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;tibétaine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;et ses &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;charmes...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dans son &lt;a href="http://hokusbloggus.blogspot.com/"&gt;Hokus Bloggus&lt;/a&gt;, mon ami Xavier a reproduit un article récent du parlementaire socialiste français Jean-Luc Mélanchon, qui s'oppose au boycott des Jeux Olympiques de Beijing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en reproduis ici-bas un extrait, qui a de quoi faire réfléchir nos bien-pensants et ceux qui s'empressent un peu trop vite de voir des luttes de "libération nationale" partout. Après tout, l'histoire n'a-t-elle pas prouvé que, souvent, ce sont les éléments les plus réactionnaires d'une société qui ont constamment les mots "libération nationale" à la bouche ? Qu'on étudie d'un peu plus près nos "libérateurs nationaux" des années 1930 et 1940 à nous, de même que ceux qui s'en réclament toujours, et on s'en rendra bien compte...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;strong&gt;LE RÉGIME THÉOCRATIQUE EST INDÉFENDABLE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;par Jean-Luc Mélanchon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler «d'invasion » en 1959 pour qualifier un événement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l'assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu'au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d'abolir le servage au Tibet et régions limitrophes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une négation des traditions, que j'approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d'esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n'évoque pas le statut des femmes sous ce régime là. Mais il est possible de se renseigner si l'on a le coeur bien accroché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non-violence, ainsi qu'aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce qu'il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l'horrible « invasion » qui y a mis fin. Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d'entre eux là où il n'y en avait que 2% au temps béni des traditions. Et l'espérance de vie dans l'enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35,5 à 67 ans. En foi de quoi l'anéantissement des tibétain se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959, faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les chinois que &lt;em&gt;les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d'un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet&lt;/em&gt;. (souligné par moi : DL)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'heure actuelle, je n'éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu'il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu'elle veut et à ses partisans de même. Mais je m'accorde le droit d'être en désaccord total avec l'idée de leur régime théocratique. Je suis également hostile à l'embrigadement d'enfants dans les monastères. Je suis opposé à l'existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous, et donc totalement opposé à l'autorité politique des religieux, même de ceux que l'album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l'ont pourtant jamais été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l'avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique et théocratique. Je n'ai jamais soutenu l'Ayatollah Khomeiny, même quand j'étais contre le Shah d'Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n'encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve, ni dans ses tentatives sécessionistes que je condamne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je demande: pourquoi, pour exercer sa religion et la diriger, le Dalaï Lama aurait-il besoin d'un État ? Un État qui, pour être constitué, demanderait d'amputer la Chine du quart de sa surface! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n'être assis sur aucune royauté ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-1606291090388245441?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1606291090388245441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1606291090388245441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/la-thocratie-tibtaine-et-ses-charmes.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_1bATTXRCI/AAAAAAAAAUE/gLyLFqRCr-Y/s72-c/W020051209336058194452.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-1988734302040292731</id><published>2008-04-08T16:58:00.017-04:00</published><updated>2008-04-08T18:08:23.509-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_vcnqNTOsI/AAAAAAAAATc/-dsxgzjIJbQ/s1600-h/caveman23.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186981969750342338" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_vcnqNTOsI/AAAAAAAAATc/-dsxgzjIJbQ/s320/caveman23.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;Le Béotien &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;qui ne finit &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;plus d'en &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;finir...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas eu que l'Anonyme Martyr Nationaleux, mes chers amis, à avoir récidivé pour mon plus grand plaisir... Eh oui ! le plaisir continue ! Paul-Henri Frenière, le Béotien de Saint-Hyacinthe en personne, vient encore d'ajouter à mon amusement avec le dernier billet de son blogue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est qu'il n'en finit plus de finir avec moi, le Béotien... malgré qu'il ait intitulé le billet par lequel il avait cru me réduire au silence : &lt;em&gt;Pour en finir avec Daniel Laprès&lt;/em&gt;... Il aura d'abord débuté son pseudo point final en inondant mon blogue de ses commentaires tout aussi insipides les uns que les autres ; ensuite, le flot de ses commentaires s'est réduit à deux, puis à un par jour, probablement à cause du fait qu'à chaque fois, je lui fermais le caquet en rétorquant fermement à ses insignifiances et à ses sous-entendus mensongers. Et là, le Béotien n'en finit plus de finir en me dédiant, de nouveau, l'essentiel de son nouveau billet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une finale aussi interminable, nourrie des rappels constants du Béotien, me flatte, je dois avouer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bien sûr, Frenière, en bon Béotien qu'il s'est révélé de lui-même, se montre dans son nouveau billet ne pas plus comprendre qu'au début le sens que, pourtant, le génie de la langue française a accordé aux mots qui la constituent. Il me traite aujourd'hui de "frustré" parce qu'il m'aurait empêché de lui répondre sur son blogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, j'ai exprimé à maintes reprises le fait que non seulement sa censure démontre son incapacité à débattre de quoi que ce soit sur le fond, mais que tout l'épisode de nos escarmourches ne cesse de me distraire et de m'amuser au plus haut point. J'avais aussi signifié au Béotien que sa piteuse tentative de censure n'allait pas me restreindre dans ma liberté d'expression et dans ma critique, bien au contraire, sauf que j'allais dorénavant le faire sur mon propre terrain. Terrain sur lequel il est lui-même venu à maintes reprises, d'ailleurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Béotien semble s'effaroucher du fait que j'aurais dévoilé toute son ineptie. Il appelle ça : "se faire crier des noms". Ce que j'ai dit, et que je continuerai de dire, c'est que Paul-Henri Frenière a fait preuve de diffamation à mon égard, qu'il a aussi dévoilé ses préjugés sectaires et raciaux, et que, de ce fait, le "journaliste" qu'il prétend être ne se montre capable que de déblatérer n'importe quoi à travers son chapeau. Donc, Frenière le Béotien, c'est un diffamateur, doublé d'un personnage en qui le public ne saurait avoir confiance... sauf, bien sûr les suiveux de son clan politique. Après tout, après avoir passé près de 15 ans comme attaché de presse d'un député du Bloc, on ne peut pas ne pas s'être fait d'amis... pardon, de courtisans...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pu aussi réfuter point par point chacun des semblants d'arguments, et aussi des attaques malhonnêtes visant à tromper plutôt qu'à éclairer, que le Béotien avait formulés&amp;shy;. Lui, il n'a pas réfuté un seul des points que je lui ai soulevés. Il contourne, tout simplement, à la manière de la couleuvre. Ce qui indique que s'il est réellement sérieux dans le désir qu'il vient d'afficher d'&lt;em&gt;en finir&lt;/em&gt; avec moi, Paul-Henri Frenière, le Béotien de Saint-Hyacinthe, vient tout simplement d'admettre son échec. On appelle ça aussi déclarer forfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le Béotien n'est même pas conscient des incohérences et contradictions qu'il profère les unes après les autres. Il vient d'indiquer, en gros caractères s'il vous plaît, que son blogue n'est pas politique. Pourtant, qu'était son billet dans lequel il me diffamait hypocritement, sinon une chronique politique ? Et aussi, que sont ses odes à "Saint René Lévesque" si ce ne sont pas des messages à saveur politique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est vrai que, quand on s'appelle Paul-Henri Frenière, le Béotien de Saint-Hyacinthe, on peut se complaire à déblatérer n'importe quoi... Mais, même s'il ne l'admettra jamais publiquement, il aura appris, pour une fois, qu'on ne peut, en guise d'argument, salir impunément la réputation d'autrui d'une manière aussi gratuite que celle dont il a fait la preuve. Je serais même très surpris de le voir dorénavant s'adonner de nouveau à ce petit jeu minable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je suis persuadé que l'avenir me procurera ample matière à continuer de m'amuser avec lui, car je n'ai certainement pas l'intention de le perdre de vue... :-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-1988734302040292731?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1988734302040292731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1988734302040292731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/le-botien-qui-ne-finit-plus-den-finir.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_vcnqNTOsI/AAAAAAAAATc/-dsxgzjIJbQ/s72-c/caveman23.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-7518345347494657949</id><published>2008-04-07T18:52:00.050-04:00</published><updated>2008-04-09T01:19:40.655-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_qnXKNTOrI/AAAAAAAAATU/2aMzJaqMuZ4/s1600-h/aurore-enfant-martyre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186641937189518002" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_qnXKNTOrI/AAAAAAAAATU/2aMzJaqMuZ4/s320/aurore-enfant-martyre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;Le Martyr &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;Anonyme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;et le&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;Bouffon &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;Réaction-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;naire...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Réjouissons-nous : notre Anonyme Blogueur Nationaleux de "&lt;a href="http://deprenyl.blogspot.com/"&gt;al-Shifa&lt;/a&gt;" récidive, mes amis !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, l'Anonyme Nationaleux semble sauter de joie à l'idée que j'aie eu assez de compassion pour me pencher sur son cas, parce que, grâce à moi à l'en croire, il "existe" désormais... quoique toujours anonymement. Pour le reste, il essaie assez piteusement de se dépêtrer des faits que j'ai identifiés quant à l'idéologie réactionnaire à laquelle il s'abreuve comme à du petit lait lorsque vient le temps de calomnier ceux qui osent exprimer des idées différentes des siennes. Comme son exemple et celui de Paul-Henri Frenière le Béotien de Saint-Hyacinthe le démontrent, faut bien nourrir ses préjugés sectaires et illuminés comme l'on peut...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, l'Anonyme Nationaleux semble pleurnicher parce que je m'en serais pris à son français. C'est vrai qu'en début de son nouveau billet, il a commis une faute de français : il a écrit "&lt;em&gt;mon précéd&lt;strong&gt;a&lt;/strong&gt;nt billet&lt;/em&gt;" au lieu de "&lt;em&gt;précéd&lt;strong&gt;e&lt;/strong&gt;nt&lt;/em&gt;". Allez ! un coup de règle sur les doigts du cancre de la classe ! Mais, blague à part, tout comme pour notre Béotien de Saint-Hyacinthe, il s'avère que notre bonhomme ne sait pas lire, ou qu'il éprouve de graves carences en compréhension de lecture. C'est que je n'ai jamais écrit ça, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Preuve supplémentaire du fait que notre bonhomme ne sait pas lire, il mentionne ma modeste personne et ma chronique du 9 mars dans les termes suivants : "&lt;em&gt;son seul texte disponible sur Cyberpresse est celui&lt;/em&gt; &lt;em&gt;du 9 mars dernier, précisément celui qui répondait à un article de Paul-Henri Frenière&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, la vérité est que Paul-Henri Frenière, le Béotien de Saint-Hyacinthe, est celui qui avait déclenché le bal de nos escarmouches en réagissant à ma chronique du 9 mars avec son article diffamatoire. Je ne pouvais sûrement pas mentionner le Béotien dans ma chronique du 9 mars, parce qu'alors je ne savais même pas qu'il existait. Pourtant, l'Anonyme Blogueur Nationaleux ose inclure le mot "précisément" dans sa phrase... C'est à se demander si tous les Nationaleux sectaires souffriraient des mêmes carences d'apprentissage et de maîtrise de notre langue française, ou s'ils sont illuminés au point de voir des choses qui n'existent pas... ce qui, d'ailleurs, peut expliquer l'idéologie débilitante et paranoïaque qu'ils professent, et qui est sans doute fondée sur leur incapacité à aborder le réel, auquel ils préfèrent leur monde de fantasmes politico-idéologiques...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là où l'Anonyme Nationaleux nous amuse plus que jamais en se couvrant lui-même d'un ridicule incomparable, c'est quand il tente pitoyablement de justifier son anonymat. Je reproduis cet extrait de sa prose, ça en vaut la peine :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Il en a aussi contre mon anonymat. Où je travaille, les indépendantistes sont des 'assholes', les québécois n'existent pas mais sont tout de même antisémites, et quelqu'un qui veut se faire soigner en français est un 'retard'. On a pas tous la chance d'avoir les idées congrues à celles de nos maîtres."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui ! Notre Anonyme Blogueur Nationaleux est un pauvre Martyr, mes amis... Il gagne sa croûte chez d'affreux ogres mange-québécois, qu'il appelle, figurez-vous, ses "maîtres". Mais si c'était vrai (ce dont on peut fortement douter, car nous sommes plutôt en présence d'un cas typique de paranoïa aiguë), la servilité de l'Anonyme Martyr Nationaleux aurait de quoi nous troubler. Comment une personne le moindrement consciente de sa dignité, et aussi de son devoir de solidarité à l'égard de sa nationalité, pourrait-elle accepter de travailler pour d'aussi vils "maîtres" et, ce faisant, de &lt;em&gt;collaborer &lt;/em&gt;à leurs ignobles entreprises qui, selon ce que l'Anonyme Martyr Nationaleux nous raconte sur eux, semblent dédiées au mépris et à l'assujettissement des Québécois ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je n'ai aucun "maître", et ce n'est certainement pas dans ma nature d'en avoir. En fait, je ne travaillerais jamais pour des êtres qui se révéleraient aussi crapuleux, de crainte d'épauler, ne serait-ce qu'indirectement, leurs sales desseins. Le marché du travail est tout de même assez vaste, et si l'on ne peut trouver de meilleur environnement pour déployer ses talents, et si aussi on en est réduit à servir de valet à de pareils "maîtres" faute de quoi on crèverait de faim, c'est qu'on doit être assez nul, en vérité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, l'Anonyme Martyr Nationaleux semble s'émouvoir du fait que j'ai pu aisément identifier ses références d'extrême-droite et illuminées (les Bérets Blancs et les illuminés du site Vigile "Jean Dunois" et sa compagne d'armes "Marianne Vaucouleurs"), auxquelles il n'hésite pas à recourir pour pourfendre l'infâme hérétique qui s'en prend à son dogme nationaliste. Pour tenter de s'en dédouaner, l'Anonyme Nationaleux se proclame ni de gauche, ni de droite. Tout comme les fondateurs du fascisme, d'ailleurs (voir l'excellent &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.fayard.fr/livre/fayard-124493-Ni-droite-ni-gauche-La-France-entre-nationalisme-et-fascisme-L-ideologie-fascite-en-France-Zeev-Sternhell-hachette.html"&gt;Ni droite, ni gauche&lt;/a&gt; : l'idéologie fasciste en France&lt;/em&gt;, de Zeev Sternhell ; mais c'est vrai, cet auteur est un Juif, et notre Anonyme Martyr Nationaleux ne semble guère apprécier les Juifs, d'après la mention "zionisme" sur son "Top Tag").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Anonyme Martyr Nationaleux dit que je n'apporte pas de preuves à l'appui de mon affirmation que le site "Complot contre le Québec" est d'extrême-droite et intégriste. Pourtant, quiconque est le moindrement doté de jugeotte ne peut que s'en rendre très vite compte. Mais la jugeotte, il semble bien que ce ne soit pas le trait le plus fort de notre Anonyme Martyr Nationaleux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant, place à la cerise sur le &lt;em&gt;sundae&lt;/em&gt; ! L'Anonyme Martyr Nationaleux nous assène une longue citation de nul autre que &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/04/limam-falardeau-sera-pas-content.html"&gt;l'Imam Pierre Falardeau&lt;/a&gt;, Messie et Guide Spirituel des Séparateux Intégristes ! Et quelle citation mes amis ! C'est tout simplement formidable : j'ai toujours &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/les-gens-du-journal-le-qubcois-ont-eu.html"&gt;su&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/falardeau-toujours-aussi-fumiste.html"&gt;dit&lt;/a&gt;, que l'Imam Falardeau n'est qu'un &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2006/02/falardeau-le-ractionnaire-encore-et.html"&gt;réactionnaire&lt;/a&gt; qui, tel un lion édenté, rugit sa rage de frustré de la vie, mais sans jamais être capable de mordre personne. Et, grâce à l'Anonyme Martyr Nationaleux, j'ai désormais la preuve cinglante du fait que ce personnage pitoyable qu'est Falardeau n'a absolument rien de progressiste et qu'il n'est en vérité qu'un réactionnaire antihumaniste de la pire espèce...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, l'Imam Falardeau, dans l'un de ses écrits tout aussi délirants de haine les uns que les autres, mais que je n'avais pas encore eu la chance de découvrir, parle d'Henry Frenay, à qui il attribue, entre autres, le grand mérite d'avoir ratissé très large dans ses alliés, tout ça, comme le dit l'Imam, pour en arriver à "&lt;em&gt;vaincre l'ennemi&lt;/em&gt;". Et Falardeau trouve inspirant que Frenay ratissait large au point de recruter des militants de l'extrême-droite! L'Imam l'a écrit tel quel, et je cite : "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Il recrute même dans les milieux d'extrême droite dont les chefs, eux, préfèrent la défaite et l'occupation nazie à la menace de la gauche.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, selon l'Imam Falardeau, il était méritoire et exemplaire de la part de Frenay de recruter des fachos d'extrême-droite, celle-ci retrouvant, grâce à la plume falardienne, toutes ses lettres de noblesse et sa respectabilité. L'extrême-droite, lui, il y voit du bon. Il s'en fout, Falardeau, de la tyrannie de l'extrême-droite : en autant que les tyrans soient "nationaux", quitte à ce que le peuple en souffre, quitte aussi à détruire le progrès social, culturel et moral qu'un peuple s'est donné de haute lutte, y compris l'héritage des Lumières (dont se revendique l'Anonyme Martyr Nationaleux, mais on appelle ça de la fausse représentation), l'extrême-droite devient donc tout-à-fait acceptable pour Falardeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, quand on lit les autres écrits de Falardeau, on doit admettre qu'il y a de la cohérence dans ses idées : la tyrannie, ça ne le dérange pas, en autant qu'elle soit nationaliste, tout comme, dans un de ses livres, il trouvait du bon à la dictature militaire et barbare du Brésil, dans les années 1970, parce que celle-ci était "nâââââtionale"... même si c'est un fait avéré que des nazis allemands en fuite, après la guerre, se sont installés au Brésil et ont servi de conseillers aux militaires brésiliens et à leur régime fasciste, tout comme pour les autres dictatures militaires en Argentine, au Chili, au Paraguay, en Uruguay, etc., qui étaient tous des régimes sanguinaires que Falardeau doit sûrement estimer eux aussi parce qu'ils étaient, paraît-il, "nâââââtionaux"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est aussi à remarquer que l'Imam Falardeau est trop ignare pour se rendre compte que si la France était occupée de 1940 à 1944, c'était parce que les tenants d'un nationalisme exarcerbé, qui s'appelle le nazisme, avaient envahi la France... donc que la tyrannie qui frappait alors la France avait le nationalisme pour fondement. "Nazi", ça veut dire "NATIONAL-socialiste", mais ça, Falardeau il l'avait pas remarqué, on dirait... Mais pour autant, Falardeau ne se posera jamais de question quant au dogme nationaleux pour lequel il aime servir de Grand Inquisiteur, histoire de lui permettre de pulvériser à coups de 2 X 4 et de &lt;em&gt;chainsaw&lt;/em&gt;, &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/de-lintimidation-par-daniel-laprs-la.html"&gt;comme il l'a déjà écrit&lt;/a&gt;, les "traîtres" à la Nâââââtion...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tenant en plus compte de ses autres écrits ( j'invite tout le monde à les parcourir), on peut affirmer hors de tout doute que Pierre Falardeau n'est qu'un réactionnaire dans ce qu'il y a de plus infect. Et après ça, ce bouffon pathétique a le culot de s'autoproclamer défenseur de la "liberté du peuple québécois", et il ose aussi traiter de "collabos" les Québécois qui pensent différemment de lui sur la question nationale. J'ai toujours considéré ce guignol comme n'étant qu'un vulgaire fumiste et un maître de la fausse représentation. Cet écrit qu'il a signé, en plus de révéler la nature réelle de ce qui mijote dans son cerveau embrouillé par la haine et par son nationalisme délirant, prouve que je ne me suis pas trompé là-dessus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à notre Anonyme Martyr Nationaleux, celui-ci semble se formaliser du fait que je n'ai pas répondu à ses accusations. Lesquelles ? J'ai beau avoir fouillé avec attention dans son écrit, mais je n'ai pas trouvé grand chose... Que je serais un "annexionniste", comme il dit ? Mais "annexionniste" de quoi ? Le Québec est l'une des provinces fondatrices de la Confédération, et il fait partie du Canada. Alors je voudrais "annexionner" quoi à quoi, au juste ? À moins que notre Anonyme Martyr Nationaleux se méprenne, encore une fois, sur le sens des mots de la langue française. Qu'il aille fouiller dans le dictionnaire (ça sert à quelque chose ces gros livres-là!), et il verra bien ce que "annexion" et "annexionniste" signifient réellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour conclure son propos, l'Anonyme Martyr Nationaleux, valet avoué de sbires, ses "maîtres, qui mépriseraient les Québécois, m'invite à commenter un des billets de son blogue. Or, j'avais déjà eu l'occasion de parcourir ledit blogue ces derniers jours. Je n'y ai trouvé qu'un salmigondis d'idées embrouillées, incohérentes et en contradiction les unes avec les autres. Le billet qu'il m'a invité à lire n'y fait pas exception.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-7518345347494657949?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7518345347494657949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7518345347494657949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/le-martyr-anonyme.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_qnXKNTOrI/AAAAAAAAATU/2aMzJaqMuZ4/s72-c/aurore-enfant-martyre.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-99348036858723118</id><published>2008-04-06T20:26:00.059-04:00</published><updated>2008-04-07T15:45:28.850-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186293602456910498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_lqjaNTOqI/AAAAAAAAATM/l7HKoeqQPmE/s320/B%C3%A9rets+Blancs.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;La valse&lt;br /&gt;des&lt;br /&gt;illuminés&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La photo ci-contre ne date pas du Congrès Eucharistique tenu à Montréal par la secte catholique en 1910. Non. Elle date d'après l'an 2000. Il s'agit d'une procession de la secte ultraréactionnaire et ultracatholique des "Pèlerins de Saint Michel", mieux connus sous le nom de "Bérets Blancs".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi je vous parle de ce groupuscule d'intégristes débiles quoique touchants ? C'est que, suite à mes récentes et distrayantes escarmouches avec Paul-Henri Frenière, le Béotien de Saint-Hyacinthe, voilà-t-y pas qu'un autre blogueur nationaleux en rajoute, sans se rendre compte toutefois du ridicule des références qu'il juge assez crédibles pour appuyer ses affirmations. Le Béotien de Saint-Hyacinthe, journaliste au "Courrier de Saint-Hyacinthe", a donc de quoi se réjouir : il a, déjà, réussi à se susciter un imitateur en matière de citation de sources fiables et d'une crédibilité à toute épreuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, je recevais hier après-midi un courriel (anonyme, bien entendu) m'informant que la "vérité" était "enfin dévoilée" au sujet de mon horrible personne, et que je pourrais lire ces révélations sur un blogue, ayant pour titre "&lt;a href="http://deprenyl.blogspot.com/2008/04/un-film-de-peur.html"&gt;al-Shifa&lt;/a&gt;", dont l'ineffable auteur est, bien entendu, tout aussi anonyme que mon gracieux correspondant du samedi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons donc ce qu'affirme, courageusement et noblement couvert de son anonymat, notre vaillant blogueur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Intéressant n'est-ce pas ? Mais pas suffisamment arrimé au réel par des faits indubitables, au contraire de&lt;/em&gt; &lt;a href="http://complotquebec.blogspot.com/2007/06/daniel-laprs-fd-de-service-au-journal.html"&gt;&lt;em&gt;Pour en finir avec Daniel Laprès&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;. Les habitués de La Presse connaissent Daniel Laprès, présenté comme membre du Réseau démocratique canadien par l'organe des Desmarais à chacune de ses chroniques d' `opinion` (payée), réseau dont il serait le seul membre. Mais, oh surprise, cet imbuvable annexionniste, capable d'écrire texte interminable après texte interminable sur du vide qu'il remplit d'hommes de paille, se révèle être un &lt;/em&gt;&lt;a href="http://complotquebec.blogspot.com/2007/06/daniel-laprs-fd-de-service-au-journal.html"&gt;&lt;em&gt;franc-maçon&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; ! "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Que diable peut-on penser d'une pareille prose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, que notre anonyme blogueur nationaleux est pas mal en retard dans les nouvelles. C'est que, depuis deux ans au moins, mes chroniques dans La Presse sont accompagnées de la mention : "L'auteur est rédacteur-pigiste". Point final. Le Réseau démocratique canadien, c'était une petite organisation que j'avais lancée avec des amis, à même nos ressources personnelles donc sans un sou de quelque gouvernement (contrairement à ce que se plaisait à affirmer notre grand déblatérateur et diffamateur devant l'éternel qu'est notre Béotien de Saint Hyacinthe). Nous nous étions même fait un principe de ne jamais accepter quoi que ce soit qui origine des fonds publics. Mais, faute de temps, nous avions dû mettre l'organisation sur la glace. Ça arrive des fois, et dans la vie, on peut pas être partout en même temps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur mes chroniques "payées" qu'il confond, non sans la fourberie intellectuelle caractéristique du diffamateur anonyme, avec des lettres d'opinions du genre courrier des lecteurs, je n'ai rien d'autre à redire que ce que j'écrivais sur ce sujet ici même il y a quelques jours. Évidemment, notre anonyme blogueur nationaleux s'imagine sans doute que tous les indépendantistes et les nationalistes ne vivent que de vertu et d'eau fraîche, et qu'ils se feraient un crime à eux-mêmes de développer une relation professionnelle avec un journal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoique ce n'est pas là une attitude qui caractérise Paul-Henri Frenière, le Béotien de Saint-Hyacinthe, qui est payé, lui, par le Courrier de Saint-Hyacinthe pour publier ses opinions qui sont, très souvent, politiques, &lt;strong&gt;et qui aussi sont celles d'un homme qui, de 1993 à il n'y a pas si longtemps, était l'attaché de presse d'un député du Bloc Québécois&lt;/strong&gt;. Et je suis pas mal sûr que le Courrier de Saint-Hyacinthe lui donne plus que $350 par mois pour publier ses &lt;em&gt;opinions&lt;/em&gt;. Évidemment, l'anonyme blogueur nationaleux de "al Shifa" s'en prend seulement à moi, et non au Béotien. Tant d'hypocrisie de sa part et de celle du Béotien a de quoi laisser pantois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'anonyme blogueur nationaleux de "al Shifa" semble lui aussi pris de cette tendance à grimper dans les rideaux devant des gens capables d'exposer leur point de vue en plus de deux ou trois phrases... Décidément, ça semble là un trait commun de nos attendrissants nationaleux, eux qui gueulent rageusement sur tous les toits qu'ils veulent un Québec "FRANÇÂÂÂÂÂÂÂÂÂS" mur à mur, mais qui semblent pris d'urticaire dès qu'ils voient quelqu'un écrire en français d'une manière quelque peu plus élaborée que la leur. "&lt;em&gt;Mais cou'donc, a doit servir à quoi notre langue&lt;/em&gt;", si c'est pas pour qu'on s'en serve, justement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, on ne peut rien contre la bêtise, et le clou de mon billet de ce soir, ce n'est pas ces quelques observations que je viens de faire, qui ne sont pas autre chose qu'un simple haussement d'épaule. C'est plutôt le fait que notre blogueur anonyme de "al Shifa", se présente comme un "progressiste", avec notamment ses références à Noam Chomsky, divinité à la mode chez les gauchistes doctrinaires qui s'abreuvent à ses écrits comme les fondamentalistes carburent à la Bible ou au Coran ; et aussi, cet autre fait que le blogueur anonyme se revendique des Lumières, comme le montre le lien qu'il a mis sur son blogue, en haut à droite de sa page d'accueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cependant, pour étayer son propos contre moi, le même soi-disant "progressiste" et prétendu adepte des Lumières renvoie à des sites tels "Le Complot contre le Québec", tenu par un Béret Blanc (tout aussi anonyme que lui, cependant), et aussi à un texte d'un prétendu "Jean Dunois", qui n'est nul autre qu'une espèce d'illuminé se prenant pour le bras-droit militaire de Jeanne d'Arc, et à qui j'avais consacré, en mai 2006, un billet lorsque j'avais découvert la chose : &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2006/05/nos-fanatiques-jouent-ils-jeanne-darc.html"&gt;&lt;em&gt;Nos fanatiques jouent-ils à Jeanne d'Arc ?&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Soulignons en passant qu'après que j'ai écrit ça, plus jamais un "Jean Dunois" ne s'est manifesté au Québec, ni sur le web ni ailleurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on constate ces "références" d'extrême-droite et ultracatholiques intégristes auxquelles renvoie notre anonyme blogueur nationaleux, qui les qualifie même de "&lt;strong&gt;faits indubitables&lt;/strong&gt;", on ne peut que se rendre à l'évidence que les "lumières" de notre bonhomme sont, ma foi, pas mal pâlottes... tout comme celles, d'ailleurs, de notre Béotien de Saint-Hyacinthe, puisque lui-même se référait à ces mêmes "sources" pour condamner, pardon : &lt;em&gt;diffamer&lt;/em&gt; le diabolique personnage que je suis à ses yeux d'inquisiteur réactionnaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, récapitulons : &lt;em&gt;Paul-Henri Frenière Le Béotien de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;+&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;l'Anonyme Blogueur Nationaleux&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;=&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Bérets Blancs&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;+&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Deux&lt;/em&gt; &lt;em&gt;lluminés qui se prennent pour Jean Dunois et Jeanne d'Arc&lt;/em&gt;... Voilà la preuve 2 + 2 = 4 que nous sommes bel et bien, mes chers amis, en présence d'une &lt;em&gt;Valse des Illuminés&lt;/em&gt; sur le web québécois, et dont les valseurs s'élancent au son de la même musique réactionnaire, obscurantiste et intégriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier petit détail, qui n'est pas dénué d'intérêt : &lt;a href="http://www.vigile.net/Pour-en-finir-avec-Daniel-Lapres"&gt;Vigile&lt;/a&gt;, le plus important site web indépendantiste au Québec, qui est en fait considéré comme LA référence Internet auprès de toute la mouvance nationaliste québécoise, s'est empressé de publier dans ses pages le billet diffamatoire de Frenière le Béotien à mon sujet, y compris les liens vers les "sources" du Béotien que je viens de mentionner... &lt;a href="http://www.vigile.net/Pour-en-finir-avec-Daniel-Lapres"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci démontre de manière irréfutable que de se référer à des "sources" d'extrême-droite ne gêne nullement nos nationaleux, eux qui pourtant aiment bien se parer des atours du "progressisme", lorsqu'il s'agit de diffamer quelqu'un qui commet l'abominable crime d'avoir, &lt;em&gt;et surtout d'exprimer&lt;/em&gt;, des idées différentes des leurs. Hypocrisie, je disais tantôt...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;P.S. au Béotien, juste en passant&lt;/em&gt; : vas donc lire la &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/02/moi-un-fou-ben-oui-m.html"&gt;&lt;strong&gt;riposte&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; que j'avais faite au vieux facho Claude Jasmin, puisque tu t'étais prévalu contre moi, l'autre jour, de la prose débile qu'il m'avait dédiée... Tu semblais même trouver géniaux les propos de ce réac gâteux... dont les chroniques d'opinion dans &lt;em&gt;L'Express d'Outremont&lt;/em&gt; doivent sûrement être tout aussi "&lt;em&gt;bénévoles&lt;/em&gt;" que les tiennes dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;... En tout cas, mon cher Béotien, tu pourras te rendre compte, encore une fois, combien les nationaleux réacs comme Jasmin et toi avez le don de m'amuser... :-))))&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-99348036858723118?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/99348036858723118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/99348036858723118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/la-valse-des-illumins-la-photo-ci.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_lqjaNTOqI/AAAAAAAAATM/l7HKoeqQPmE/s72-c/B%C3%A9rets+Blancs.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-8519082671883307068</id><published>2008-04-04T12:45:00.037-04:00</published><updated>2008-04-04T22:47:04.842-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_ZcPqNTOoI/AAAAAAAAAS8/OjpOdjTZi6U/s1600-h/croc_wip40.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185433445061573250" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_ZcPqNTOoI/AAAAAAAAAS8/OjpOdjTZi6U/s320/croc_wip40.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;Paul-Henri &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;Frenière : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;plus Béotien &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000066;"&gt;que jamais !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décidément, Paul-Henri Frenière, notre Béotien de Saint-Hyacinthe, se montre plus ignare que jamais. C'est que le pauvre homme ne semble même pas savoir lire le français, ou en tout cas sa compréhension de notre belle langue fait gravement défaut. Pour un nationaliste censé être tellement attaché à notre langue, il fait dur, notre bonhomme. Par-dessus le marché, le gars se prétend "journaliste", figurez-vous, et il semble même qu'il est désormais responsable d'un magazine culturel à Saint-Hyacinthe... La culture semble encourir de grands dangers à Saint-Hyacinthe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons donc ce que le Béotien a tout récemment écrit sur son blogue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;En tout cas, moi, j’ai appris quelque chose : le Net est un outil formidable pour débusquer les intrus et les démasquer. Daniel Laprès a avoué sur son blogue qu’il était effectivement franc-maçon et il n’a pas nié le fait que cela explique son intérêt pour T.-D. Bouchard. Ce n’était pas clair au départ. Maintenant ça l’est.&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons premièrement le langage employé par le Béotien : "&lt;em&gt;débusquer&lt;/em&gt;" ; "&lt;em&gt;intrus&lt;/em&gt;" ; "&lt;em&gt;démasquer&lt;/em&gt;". On peut d'abord en relever la teneur paranoïaque. Mais aussi, "démasquer", "débusquer" quelqu'un, c'est le sortir de sa cachette. Pour le net, ce serait, par exemple, réussir à dévoiler le nom d'un individu qui se réfugie derrière l'anonymat pour insulter ou calomnier autrui, ou encore pour livrer son point de vue. Par exemple, la poignée de partisans du Béotien, qui s'expriment courageusement derrière l'anonymat pour me lancer leurs insultes et grotesqueries, seraient, eux, à "débusquer" et à "démasquer"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, je signe toutes mes interventions sous mon vrai nom ; je m'exprime donc à visage découvert. On n'a pas donc à me "débusquer", à me "démasquer". Je pense que je vais bientôt envoyer un beau dictionnaire Larousse tout neuf à notre Béotien. Ça l'aidera à apprendre à employer le mot juste, et peut-être aussi que ça pourrait le mettre dans la voie, importante pour un journaliste, d'apprendre à faire autre chose que de déblatérer n'importe quoi à travers son chapeau. Ou encore, de faire mieux que, comme je l'ai montré dans mon billet d'hier, se référer à une source aussi crédible et fiable qu'un site web tenu par un Béret Blanc pour appuyer ses déblatérations...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, notre Béotien, comme je le mentionnais, ne sait pas lire, il ne comprend pas le français. Je n'ai pas "avoué" être franc-maçon : ce que j'ai écrit, c'est, textuellement, que je ne m'en suis jamais caché. D'ailleurs, il ne suffit que d'aller voir mon profil sur Facebook, qui est accessible à tous, pour s'en apercevoir assez vite, vu certains groupes Facebook de francs-maçons dont je suis membre. Donc il n'y avait pas d'aveu là-dedans, et de toute façon, c'est de mes affaires et je n'ai certainement aucun compte à rendre au censeur et inquisiteur Béotien en ce qui concerne mes convictions morales et philosophiques. En passant, je suis également un athée très heureux de l'être : le Béotien va-t-il me pourfendre pour ça aussi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, puisque le Béotien s'adonne à la chasse aux hérétiques, et puisque qu'il semble se chercher des journaux pour exposer la profondeur abyssale de sa réflexion et l'étendue de sa mince culture, peut-être devrait-il songer à se joindre à "Vers Demain", le journal des Bérets Blancs dont le niveau intellectuel paraît tout similaire au sien. Aussi, par son attitude étroite et sectaire, le Béotien se montre à la hauteur -- très peu élevée -- de son grandiose prédécesseur au &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, le sinistre réactionnaire Jules-Paul Tardivel, un fou furieux qui haïssait tellement les francs-maçons, des agents du Diable selon lui, qu'il avait cru en les fadaises d'un &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9o_Taxil"&gt;Léo Taxil&lt;/a&gt;, jusqu'au point de le rencontrer à Paris pour fraterniser avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais lorsque Taxil avait révélé que toute sa campagne antimaçonnique n'était qu'une grosse supercherie, Tardivel est devenu la risée générale au Québec, et il l'avait bien mérité. Il faut savoir que Tardivel, qui détestait les traversées océaniques, avait fait le voyage à Paris expressément pour jouir du privilège d'être sur place, dans la salle même où Taxil avait annoncé qu'il livrerait de nouvelles "révélations" sur le luciférisme maçonnique ; on peut imaginer combien fut pathétique la déconvenue de l'illustre ultraréactionnaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les gens qui apprécient l'esprit sarcastique et la verve littéraire, je recommande chaleureusement les savoureuses et merveilleuses "&lt;a href="http://www.pum.umontreal.ca/ca/fiches/2-7606-1569-3.html"&gt;Satires et Polémiques&lt;/a&gt;" (en deux tomes), un vrai bijou écrit par notre poète national de la fin du 19e siècle, &lt;a href="http://www.maisonfrechette.com/noticebiographique.php"&gt;Louis Fréchette&lt;/a&gt;, un esprit libéral et partisan de l'éducation laïque, gratuite et obligatoire (auquel le Béotien de Saint-Hyacinthe ne saurait sans doute qu'être allergique), pour admirer comment Fréchette avait pu ridiculiser à cette occasion le crétin fanatique Tardivel, qui d'ailleurs ne s'en est jamais remis. Fréchette m'inspire beaucoup, soit dit en passant, et je doute fort que le Béotien de Saint-Hyacinthe en apprécierait la lecture, puisque Fréchette démolit joyeusement à peu près tout ce qu'il y avait, dans ce temps-là, de nationaleux sectaires et d'ultramontains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant, Tardivel, c'est aussi l'auteur du roman minable "&lt;em&gt;Pour la Patrie&lt;/em&gt;", premier livre où l'idée d'indépendance du Québec est présentée, et que son piètre auteur justifie en invoquant la nécessité de protéger les Québécois francophones contre la diabolique influence des sataniques maîtres d'Ottawa (c'est écrit comme tel dans le roman). Lionel Groulx, dans ses écrits, s'est vanté d'être l'héritier de Tardivel, en qui il voyait un maître à penser. Et aujourd'hui, béni sois-tu Ô Québec ! nous avons un Béotien à Saint Hyacinthe, du nom de Paul-Henri Frenière, pour prendre la fière succession de l'héritage obscurantiste et arriéré de ces héraults fondateurs de la pensée nationaliste québécoise, et qui, tout comme lui, étaient pris d'urticaire dès qu'un Juif se trouvait dans les parages...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, je n'ai jamais écrit, contrairement à ce que vient d'affirmer le Béotien, que mon intérêt pour T.-D. Bouchard était dû au fait qu'il fut, brièvement, franc-maçon. En fait, faut-en déduire que le Béotien entend ainsi disqualifier un homme tel T.-D. Bouchard, qui a tellement donné à la communauté de Saint-Hyacinthe et à la modernisation du Québec, parce qu'il a été franc-maçon ? Si c'est le cas, notre Béotien se révèle lui-même ne pas valoir mieux que la bande de crétins ultracatholiques et obscurantistes qui pourfendaient T.-D. et qui le calomniaient de son vivant, parce que Bouchard s'opposait à leur volonté de maintenir le peuple Québécois dans l'arriération, l'ignorance et la soumission. Paul-Henri Frenière le Béotien de Saint-Hyacinthe, calomniateur des libres-penseurs qui, comme T.-D. Bouchard, ont lutté pour les libertés et le droit à l'éducation pour tous, et partisan des obscurantistes et des semeurs d'ignorance qui se sont acharnés à avilir l'esprit du peuple québécois : ça promet de faire toute une manchette, mes amis...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour ma part, je n'ai d'ailleurs appris que tout récemment, il y a quelques semaines, que T-D. avait été franc-maçon. Ce que j'ai écrit, c'est, encore une fois textuellement : " &lt;em&gt;Quand il voit un lien entre mon appartenance à la franc-maçonnerie et mon intérêt pour T. D. Bouchard (...) tout ce que je puis dire, c'est que le Béotien fabule en diable&lt;/em&gt;." Rien d'autre à ajouter là-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je puis dire en l'état où en sont rendues nos amusantes escarmouches, c'est que plus le Béotien écrit, plus il se "débusque" et se "démasque" lui-même pour l'ignare qu'il est, un pseudo-journaliste qui semble n'être doué que pour l'art de déblatérer n'importe quoi à travers son chapeau, en un mot, un scribouilleur qui, par ses écrits, fait au grand jour l'aveu qu'il ne sait pas de quoi il parle. Et aussi, il se révèle n'être qu'un vulgaire calomniateur, incapable qu'il est de débattre de quoi que ce soit sur le fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, il est plutôt amusant de lire les commentaires de la poignée d'anonymes applaudisseurs béats et insignifiants qui approuvent ses propos. Le Béotien, incapable de prendre quelque critique que ce soit, n'a d'ailleurs de tolérance que pour les commentaires élogieux à son égard, fussent-ils insipides et niais. Gare aux contradicteurs donc, car le Béotien vous chassera sans tarder du hâvre d'insignifiances qu'est son blogue. Et l'un des principaux reproches que semblent me faire ses admirateurs, c'est d'écrire plus que trois phrases alignées l'une après l'autre. Je les comprends, au fond : il ne faut pas trop en demander à des pauvres en esprit, de même qu'à notre Béotien qui leur tient lieu de guide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, j'ai très hâte de découvrir comment le Béotien couvrira les activités littéraires dans son magazine Zoom : saura-t-il s'intéresser à des oeuvres qui vont plus loin dans leur expression que des choses du genre, à l'image des fans du Béotien, "&lt;em&gt;Ouin, t'sé man, j'te trouve pas cool, moé&lt;/em&gt;", ou encore qui ne font que nourrir les préjugés étroits et sectaires dont il aura jusqu'à présent fait un étalage éloquent ? À suivre donc, mes amis...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-8519082671883307068?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/8519082671883307068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/8519082671883307068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/paul-henri-frenire-plus-botien-que.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_ZcPqNTOoI/AAAAAAAAAS8/OjpOdjTZi6U/s72-c/croc_wip40.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-290509486902167493</id><published>2008-04-02T22:18:00.050-04:00</published><updated>2011-01-30T00:10:48.456-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_Rn7aNTOnI/AAAAAAAAAS0/KE0kAWDfHrM/s1600-h/Cavemen.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; FLOAT: left; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184883341355334258" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_Rn7aNTOnI/AAAAAAAAAS0/KE0kAWDfHrM/s320/Cavemen.gif" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Le Béotien &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Saint-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Hyacinthe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Comme plusieurs de mes amis ont pu le voir, j'ai eu ces derniers temps quelques escamourches assez amusantes avec un certain Paul-Henri Frenière, chroniqueur et blogueur au journal &lt;a href="http://www.lecourrier.qc.ca/blog.php"&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/a&gt;, qui s'était permis d'écrire des propos diffamants à mon égard, au lendemain d'un &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080309/CPACTUALITES/80309019/6732/CPOPINIONS"&gt;article&lt;/a&gt; que j'avais publié dans La Presse sur la biographie de Télesphore-Damien Bouchard, &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.amazon.ca/Devil-Saint-Hyacinthe-Senator-Tlesphore-Damien-Bouchard/dp/0595403026/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1207241828&amp;amp;sr=8-1"&gt;The Devil of Saint-Hyacinthe&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, écrite par Frank M. Guttman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pu vite découvrir que si Télesphore-Damien se faisait traiter de "Diable de Saint-Hyacinthe" par Maurice Duplessis, j'avais pour ma part affaire, en Paul-Henri Frenière, à un personnage pouvant fort bien mériter le titre de "&lt;strong&gt;Béotien de Saint-Hyacinthe&lt;/strong&gt;", car le niveau plutôt bas de la réthorique de M. Frenière correspond bel et bien à la définition que le Petit Robert donne du terme "béotien" : "&lt;strong&gt;Personnage lourd, peu ouvert aux lettres et aux arts, de goûts grossiers&lt;/strong&gt;". Dans Wikipédia, la définition de Béotien est tout aussi savoureuse : "&lt;strong&gt;Synonyme de rustre, lourdeau, inculte&lt;/strong&gt;"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lisez les quelques billets que le Béotien a écrits sur son blogue jusqu'à présent, et vous pourrez mesurer pleinement toute la mince étendue de sa réflexion et la profondeur abyssale de ses vues. Aussi, le Béotien, en bon personnage "&lt;em&gt;peu ouvert aux lettres" &lt;/em&gt;qu'il se révèle être, semble exaspéré, parce que probablement incapable, de lire une réponse qui dépasse deux ou trois phrases de longueur. Cela ne l'empêche pas pour autant de proférer des énormités diffamantes contre les gens, mais il est vrai qu'on n'a pas besoin de beaucoup de mots pour écrire ce genre d'inepties...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez suivre les premières péripéties de la joute entre le Béotien de Saint-Hyacinthe et ma modeste personne, dans les commentaires que j'avais laissés au bas du premier &lt;a href="http://www.lecourrier.qc.ca/blog/8/"&gt;billet&lt;/a&gt; qu'il avait eu la bonté de me consacrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble bien que le Béotien fait partie de ces quelques individus qui s'imaginent pouvoir lancer sur la place publique, et en toute impunité, toutes sortes d'énormités et de calomnies sur des gens qui ont l'immense défaut de penser autrement qu'eux, tout en escomptant que leurs insanités resteraient sans riposte. Mais j'ai eu l'insolence de lui répondre, au Béotien, et de lui répondre avec des faits, tandis que lui ne répondait qu'en usant des suppositions diffamatrices qui ont surtout fait la preuve de son inculture, de ses préjugés raciaux et de l'étroitesse renversante de ce qui lui tient lieu d'esprit. Et le Béotien, il n'a pas aimé du tout, il ne l'a pas pris pantoute, comme on dit en bon québécois ! Il s'en est même fâché tout rouge le pauvre ... même si le rouge, d'évidence, ne fait sûrement pas partie de ses couleurs préférées... ;-))))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profondément frustré et incapable de répondre sur le fond, le Béotien a produit aujourd'hui &lt;a href="http://www.lecourrier.qc.ca/blog/18/"&gt;un autre billet&lt;/a&gt; sur son blogue, en affirmant, du haut de son immense pouvoir, qu'il me coupait le sifflet en ne me permettant pas de répondre aux propos diffamatoires qu'il avait émis sur son blogue, et qu'il a renouvelés aujourd'hui. Alors, noblesse oblige, je sens que je lui dois l'honneur d'une réponse, et sur mon propre terrain puisqu'il semble trop craindre que je lui rétorque sur le sien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne relèverai pas tous les éléments qu'il a soulevés dans son dernier billet, car il faut dire que le Béotien de Saint-Hyacinthe fait preuve d'un grand talent pour ce qui concerne l'art de radoter en ressassant &lt;em&gt;ad nauseam&lt;/em&gt; les mêmes inepties. Je ne riposterai donc qu'aux points sur lesquels je ne lui avais pas déjà répondu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Le Béotien affirme que les articles que je publie dans La Presse ne sont pas des chroniques, mais des lettres d'opinion, comme ceux qui sont publiés dans un courrier des lecteurs. Se croyant fin investigateur, notre Béotien soutient son propos par le fait que mes articles, sur le site de Cyberpresse, sont publiés sous la rubrique "Opinions". Or, ce que le Béotien ne semble pas avoir remarqué, c'est que sur Cyberpresse, tous les éditoriaux sont publiés sous la rubrique "Opinions". Il n'y a pour le vérifier qu'à jeter un coup d'oeil en haut de la page d'accueil de &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/"&gt;Cyberpresse&lt;/a&gt;. C'est par cette voie que le Béotien aurait pu se rendre compte que, pour pouvoir lire les éditoriaux d'André Pratte et de tous les autres chroniqueurs de La Presse, il faut passer par la rubrique "Opinions", tout comme pour mes articles. J'ai un rapport professionnel avec La Presse, tout comme notre Béotien en a un avec le Courrier de Saint-Hyacinthe. Le Béotien est donc bien mal placé pour me blâmer d'avoir un rapport professionnel avec un journal où j'expose des idées politiques, alors que lui en fait autant dans le journal où il publie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Le Béotien emploie le seul argument accessible aux pauvres en esprit, qui est la diffamation. Comme d'autres avaient déjà tenté de me calomnier, il y a quelques années, au sujet de mes dépenses de fonction lorsque j'étais conseiller du ministre des Affaires étrangères, le Béotien ne s'est pas rendu compte, dans les recherches qu'il a effectuées sur Google à mon sujet, que j'avais déjà répondu, et assez vertement, à ceux qui avaient tenté d'exploiter ce procédé calomnieux. Pour son information, ma riposte, qui date déjà, est &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/les-gens-du-journal-le-qubcois-ont-eu.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. Depuis ce temps, jamais plus cette calomnie n'a été employée. Le Béotien pourra constater combien il vient, encore une fois, de faire un fou de lui, au vu et au su de tous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Le Béotien affirme que, depuis l'époque de T. D. Bouchard, les choses auraient changé quant au nationalisme québécois. Peut-être que c'est vrai, chez certains du moins. Mais une chose qui paraît évidente, c'est que lui, Paul-Henri Frenière le Béotien de Saint-Hyacinthe, nous montre surtout qu'il n'en est rien, déployant les préjugés raciaux les plus grotesques. Par exemple, la première chose qu'il avait soulignée quant à l'auteur de la biographie de T. D. Bouchard, Frank Guttman, est que celui-ci est un "&lt;strong&gt;médecin juif&lt;/strong&gt;". Pourtant, ni mon article, ni le livre, ne font état de la chose qui, pour le Béotien, était digne de mention. Ce genre d'attitude remplie de préjugés raciaux incite très peu à croire que, du moins chez les Béotiens comme lui qui font partie du mouvement nationaliste d'aujourd'hui, bien des choses auraient changé. Même préjugés raciaux, et même parfum de méfiance à l'égard du "Juif". Lionel Groulx, principal inspirateur du nationalisme réactionnaire qui est celui de notre Béotien, serait fier de lui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, ça me rappelle les Mémoires de Groulx, dans lesquels l'antisémite abbé relève le fait, "juste en passant" et à la manière - sournoise mais lâche - de notre Béotien de Saint-Hyacinthe à l'égard de Frank Guttman, que l'écrivain Louvigny de Montigny est "&lt;strong&gt;allié à une Juive&lt;/strong&gt;"... tout cela parce que de Montigny avait osé critiquer son minable et raciste roman "&lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/04/quand-louis-francoeur-osait-se-moquer.html"&gt;L'Appel de la Race&lt;/a&gt;" (Mémoires, Lionel Groulx, tome 2, p. 88).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) Le Béotien semble vouloir mettre en doute le fait que j'ai passé mon enfance à Saint-Dominique-de-Bagot, tout près de Saint-Hyacinthe. Mais oui, pourtant, c'est bel et bien vrai. J'ai fait tout mon primaire à l'école de La Rocade, dans le village même de Saint-Dominique, et s'il le veut, je pourrais même lui donner les noms des notables de la municipalité dans mon tout jeune temps et lui raconter toutes sortes de détails sur le village et ses habitants (entre autres, le maire s'appelait Dominique Chicoine, et le curé, Alain Roy). J'habitais sur la Route Principale, entre le 9e rang et la courbe qui conduit à Ste-Cécile-de-Milton, avec comme paysage, en arrière, le mont Yamaska. Ma famille paternelle vient de Saint-Liboire, tout près de Saint-Hyacinthe, et mon arrière-grand-père est enterré à Saint-Pie-de-Bagot. Donc la région, je connais. De plus, mon grand-oncle, Jules Laprès, était barbier à St-Hyacinthe, et, pour la petite histoire, c'est d'ailleurs lui qui coupait les (rares) cheveux de T. D. Bouchard...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est comme les liens auxquels Le Béotien renvoie lorsqu'il affirme que je serais "controversé" : il s'agit uniquement de liens vers des groupuscules d'extrémistes, de réactionnaires et d'obscurantistes tout aussi niais et délirants les uns que les autres, et qui ont pour dénominateur commun de se cacher courageusement derrière l'anonymat qu'Internet rend possible pour proférer leurs insanités contre ceux qui s'opposent à leur point de vue. Il est vrai que ce genre d'invididus extrémistes et peu civilisés, avec lesquels le Béotien se reconnaît une parenté d'idées, ne m'aiment guère, et je dois avouer que j'en suis fort aise, car d'être apprécié de pareils personnages m'inquiéterais énormément... Comme disait le grand Voltaire, "&lt;em&gt;Il est des hommes de qui il est glorieux d'avoir la haine&lt;/em&gt;"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, je soupçonne que ce qui a fait perdre les pédales à notre Béotien jusqu'au point de l'inciter à me censurer, c'est surtout le fait que je l'ai questionné à ce sujet bien précis de ses préjugés antisémites, et aussi que Frank Guttman lui-même lui a, lui aussi, envoyé un commentaire. C'est donc sûrement tout cela qui l'a fâché tout rouge, notre Béotien... Se faire déculotter en public à partir de ses propres propos et contradictions, c'est vrai que ça ne doit pas être bien drôle, et on peut comprendre le Béotien d'en être piqué au vif au point d'avoir voulu me censurer sur son blogue, tout en faisant ainsi l'aveu gênant de son incapacité à accepter d'être confronté sur le fond de ses propos. Bon, le procédé de la censure n'a rien d'impressionnant, mais heureusement, le net permet la liberté d'expression, une valeur que les ancêtres idéologiques du Béotien détestaient, il est vrai, mais dont je compte bien me prévaloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Somme toute, le plus amusant dans toute cette affaire, c'est que, de son vivant, T. D. Bouchard passait son temps à se battre contre Le Courrier de Saint-Hyacinthe, car ce journal rassemblait tout ce qu'il y avait d'éléments réactionnaires, racistes, antisémites, d'extrême-droite et d'ultramontains enragés. Le sinistre et ultraréactionnaire &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tardivel"&gt;Jules-Paul Tardivel&lt;/a&gt;, de pénible mémoire, y était notamment chaleureusement accueilli. Le Béotien nous indique donc, probablement sans le savoir - car, en bon Béotien qu'il est, sa connaissance historique paraît pour le moins déficiente - que cette tradition du Courrier se poursuit de plus belle nos jours... quoiqu'on puisse douter qu'il soit conscient lui-même d'en être le continuateur! :-)))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, je remercie chaleureusement Paul-Henri Frenière, le Béotien de Saint-Hyacinthe, de m'avoir procuré de si bons moments de plaisir ces derniers jours !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-290509486902167493?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/290509486902167493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/290509486902167493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/04/le-botien-de-saint-hyacinthe-comme.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/R_Rn7aNTOnI/AAAAAAAAAS0/KE0kAWDfHrM/s72-c/Cavemen.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-3790835856806410918</id><published>2008-02-24T09:15:00.002-05:00</published><updated>2008-02-24T09:37:15.819-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;Bientôt de retour...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour tout le monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait déjà un bon bout de temps que mon blogue est en sommeil.  Plusieurs personnes m'ont envoyé des messages pour me demander si j'avais abandonné, ou si je comptais reprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que, durant tout l'automne, j'ai dû traiter avec une réalité plutôt brutale.  Mon père, Jacques, est mort en décembre.  Ironie du sort, il est dédécé le jour même de ses 65 ans.  Il était atteint du Sida, ce que toute la famille ignorait jusqu'à ce qu'il soit hospitalisé.  La honte qu'il ressentait l'avait fait nous cacher sa réalité.  Mais heureusement, il a pu vite comprendre qu'on se foutait qu'il soit malade du Sida, une maladie grave certes, mais qui n'a rien d'infamant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons que ce genre de situation bouleverse pas mal les priorités.  Mais je suis content d'avoir vécu cette période avec le niveau d'intensité et de présence qu'elle requérrait, humainement parlant.  Quand ce genre de choses arrivent, on a des chances d'en sortir encore plus humain...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réémerge toutefois.  J'ai publié quelques textes dans La Presse, et aussi dans le journal The Suburban, où j'ai commencé une chronique, en français, il y a un mois.   Pour ceux et celles qui sont intéressés, voici les liens vers les quatre chroniques publiées jusqu'ici :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://thesuburban.com/content.jsp?sid=36916131745209442169492836725&amp;amp;ctid=1000000&amp;amp;cnid=1014107"&gt;Le vol de nos histoires &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://thesuburban.com/content.jsp?sid=10943486741682859578788979980&amp;amp;ctid=1000004&amp;amp;cnid=1014179"&gt;Frank Guttman, compatriote&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://thesuburban.com/content.jsp?sid=10760711134186559431000002580&amp;amp;ctid=1000004&amp;amp;cnid=1014320"&gt;Le devoir d'hérésie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://thesuburban.com/content.jsp?sid=10760711134186559431000002580&amp;amp;ctid=1000004&amp;amp;cnid=1014357"&gt;La guêpe et l'anglo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai aussi profité pour réfléchir aux suites de ce blogue, et sous peu je recommencerai, plus en forme que jamais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci de votre patience, et au plaisir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-3790835856806410918?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/3790835856806410918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/3790835856806410918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2008/02/bientt-de-retour.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-7524219019374196147</id><published>2007-06-28T13:19:00.000-04:00</published><updated>2007-06-28T14:08:43.839-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RoPuXzouJSI/AAAAAAAAASU/eHVyNgqdzDo/s1600-h/CL_9_couverture.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081166897369457954" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RoPuXzouJSI/AAAAAAAAASU/eHVyNgqdzDo/s400/CL_9_couverture.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Cité Laïque&lt;/em&gt; : nouveau numéro&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau numéro de la revue &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Cité Laïque&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, publiée par le &lt;em&gt;Mouvement Laïque Québécois&lt;/em&gt; (&lt;a href="http://www.mlq.qc.ca/"&gt;MLQ&lt;/a&gt;), est récemment sorti de presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y trouve une intéressante série d'articles tout aussi éclairants les uns que les autres. D'abord, en éditorial, le rédacteur en chef Daniel Baril y va d'une analyse incisive qui remet les pendules à l'heure concernant le hidjab : « Loin d'être un simple bout de tissu, écrit-il, ce voile est la marque du fondamentalisme musulman». Daniel Baril nous rappelle l'histoire et la signification réelles de ce voile qui, en plus de consacrer la soumission des femmes, a été imposé par les tenants de l'interprétation la plus intégriste de l'Islam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudette Jobin, présidente de la Ligue des femmes du Québec, dans le courrier des lecteurs, dénonce le fait que la nourriture cachère est imposée dans un hôpital public. Elle évoque notamment la cause d'un ambulancier qui avait été chassé de la cafétéria d'un hôpital parce que le sandwich qu'il mangeait n'était pas cachère. Le texte de Mme Jobin reproduit également de larges extraits de la lettre qu'elle avait envoyée au PDG de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, afin de dénoncer une telle imposition qui n'a pas sa place dans une institution publique, où la liberté de choix doit régner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mémoire du MLQ au comité consultatif du ministère de l'Éducation est aussi présenté, sous forme de résumé détaillé, dans ce même numéro de la revue, avec la liste des recommandations soumises au ministère par le MLQ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Rand, de son côté, soulève bien des questions troublantes au sujet de l'obtention par le philosophe Charles Taylor du Prix Templeton. En effet, il y a lieu de s'interroger sur le fait que M. Taylor, qui co-présidera avec le sociologue Gérard Bouchard la commission du gouvernement du Québec sur les accommodements religieux, ait reçu un tel prix, doté d'une bourse de près de $1 900 000, de la part d'une fondation surtout connue pour ses positions religieuses fondamentalistes et apparentées à la droite religieuse radicale. Les médias avaient béatement salué l'obtention de ce prix par M. Taylor, mais sans éclairer le public sur la réalité de la Fondation Templeton. M. Taylor se trouve-t-il en situation de conflit d'intérêts, et cela alors qu'il doit co-diriger une commission publique censée définir la place du religieux dans une société comme la nôtre, où la laïcité fait partie intégrante de la culture publique ? La question mérite certainement d'être posée, et David Rand le fait brillamment dans son article qui nous convie à une sérieuse prise de conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Cité Laïque&lt;/em&gt; offre aussi le texte d'une allocution récente de Mme Bobbie Kirkhart, militante américaine de la laïcité, devant des libres penseurs français, dans laquelle elle appelle à une coopération plus étroite entre organisations laïques à l'échelle internationale. À l'heure où l'internationale des intégrismes réussit un peu partout dans le monde à imposer les dogmes religieux contre les libertés publiques, la réflexion de Mme Kirkhart s'avère certes des plus pertinentes et nécessaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude Braun nous présente un portrait très inspirant de Marian Dale Scott (1903-1996), une peintre d'origine bourgeoise qui s'était engagée auprès de la classe ouvrière, et amie de Jean-Paul Borduas, ce peintre qui fut le principal animateur du mouvement du &lt;em&gt;Refus Global&lt;/em&gt;. Mme Scott, active dans la gauche politique de chez nous, représente une autre de ces grandes figures de notre histoire qui a été occultée par les gardiens de l'histoire officielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté humour et sarcasme, Claude Braun signe un deuxième article, où il se demande si l'abolition des limbes par le pape Benoît XVI constitue en fait non pas un progrès, mais plutôt un recul de la liberté de conscience. Aussi, David Rand nous procure de bonnes pouffées de rire avec une parodie inspirée de l'actualité vaticane, et qui a pour titre: «Le pontife du Temple de l'astral dénonce le sécularisme».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, votre humble serviteur présente deux ouvrages, &lt;em&gt;L'affaire des caricatures&lt;/em&gt;, du journaliste français et musulman laïque Mohamed Sifaoui, et &lt;em&gt;La contagion sacrée, ou histoire naturelle de la superstition&lt;/em&gt;, du grand philosophe de l'époque des Lumières, Paul-Henri Thiry d'Holbach, dont les analyses ont gardé, au su et au vu de l'actuelle résurgence des intégrismes, toute leur actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut se procurer Cité Laïque à Montréal à la &lt;strong&gt;Librairie du Square&lt;/strong&gt;, 3453 rue St-Denis (près du métro Sherbrooke et en face du carré St-Louis), ou encore en contactant le MLQ via son site &lt;a href="http://mlq.qc.ca/"&gt;web&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-7524219019374196147?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7524219019374196147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7524219019374196147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/06/nouveau-numro-de-la-revue-cit-laque-le.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RoPuXzouJSI/AAAAAAAAASU/eHVyNgqdzDo/s72-c/CL_9_couverture.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-1251898256115596219</id><published>2007-06-15T00:01:00.000-04:00</published><updated>2007-06-19T12:36:50.700-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RltKhZolh7I/AAAAAAAAARs/obEHJ-xvopQ/s1600-h/Spinoza.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5069727743212881842" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RltKhZolh7I/AAAAAAAAARs/obEHJ-xvopQ/s320/Spinoza.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RltKU5olh6I/AAAAAAAAARk/Wi51zuDVug4/s1600-h/FichteLib.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5069727528464517026" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RltKU5olh6I/AAAAAAAAARk/Wi51zuDVug4/s320/FichteLib.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Nécessaire, vitale liberté de penser&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains amis m'ont demandé pourquoi je me suis lancé ces derniers temps dans la promotion de la laïcité et dans la critique des religions. Ces amis me connaissent surtout pour ma critique de l'idéologie nationaliste telle qu'elle prédomine de nos jours au Québec, et certains parmi eux se demandaient même si j'allais changer de «cause». Pourtant, les deux relèvent pour moi de la même chose : la nécessité de défendre la liberté de penser contre toute forme de dogmatisme, que celui-ci soit religieux ou idéologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant l'idéologie nationaliste, il est vrai que j'ai une méfiance certaine par rapport à ce qu'elle véhicule et à ses présuppositions. C'est que je suis réfractaire à tout ce qui englobe les individualités dans un «Tout» et qui fait l'apologie de ce même «Tout» au risque d'oublier que ce «Tout» est essentiellement composé de personnes humaines tout aussi différentes les unes que les autres, et qui ont toutes une singularité intrinsèque. La nationalité est un donné qui caractérise les individus qui en sont issus ou qui s'y joignent. Mais de là à faire passer ce donné avant les personnes qui le constituent, il y a une limite que je me refuse à franchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Politiquement par exemple, personne ne peut, à mon sens, prétendre que son idéologie particulière incarnerait la volonté et l'intérêt de tout le Québec ou de tous les Québécois. Les nationalistes d'ici sont particulièrement férus de ce genre de discours englobant qui, le plus souvent, est mystificateur. Aussi, le nationalisme tend à constamment opposer «notre Tout» contre une prétendue «menace» extérieure, elle aussi est présentée comme un autre «Tout». Ici, cette menace qu'on aime bien agiter pour indiquer au peuple qu'on peut mieux défendre ses intérêts que lui-même serait capable de le faire, c'est le «Canada anglais», toujours abordé comme un bloc monolithique dont chacune des composantes serait entièrement dédiée à «assujettir», sinon à «humilier» les Québécois. Pourtant, la réalité, surtout politique, et encore plus quant on s'attarde à prendre en compte la dimension humaine des choses, est beaucoup plus complexe que ce que veut laisser croire ce genre de discours réducteur qui déborde dans une démagogie qui est toujours trompeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, ce ne sont là que quelques-unes des raisons qui m'incitent à me méfier de l'idéologie nationaliste. Ceci dit, je ne crois pas pour autant que chacune des personnes qui s'affirment nationalistes au Québec verrait les choses ainsi. Bon nombre parmi eux portent des valeurs humaines et sociales généreuses qui sont tout à fait exemplaires. Et si je dis cela, c'est que, justement, je refuse de voir les nationalistes québécois comme un grand «Tout», ou comme un autre bloc monolithique. Des extrémistes antidémocrates et racistes, ils en ont certes de leur côté, et pour ma part je ne me gêne pas pour les dénoncer à chaque fois que je le peux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voltaire, qui avait tant fait pour la tolérance, était aussi celui qui disait : «&lt;em&gt;Ce qui est méprisable reste dangereux tant qu'il n'est pas assez méprisé&lt;/em&gt;». C'est dans cet esprit-là, d'ailleurs, que je dénonce par exemple les propos haineux et délirants que tient constamment l'Imam Pierre Falardeau. Ce que dit ce personnage est plus souvent qu'autrement méprisable, et doit être vu comme tel. Par exemple, lorsqu'il insulte quiconque ose ne pas penser exactement comme lui, ou encore, entre autres imbécillités, lorsqu'il proclame, comme il l'a fait dans l'émission de Arcand sur TVA il y a quelques années: «&lt;em&gt;Si t'es contre moé, j't'haïs!». &lt;/em&gt;Ou encore lorsque, durant la même émission, l'Imam s'était mis à donner les noms de ceux qu'il disait avoir hâte de voir crever parce qu'il voyait en eux des ennemis politiques...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Mais de mon propre côté politique, on trouve aussi l'équivalent d'un Imam Falardeau. Ceci est principalement dû au fait que des crétins, des intolérants et des fanatiques aveugles, on en trouve partout dans le monde, et le Québec et le Canada dit «Anglais» n'y échappent pas. La bêtise est d'ailleurs l'un des phénomènes les plus répandus dans le genre humain, et cela depuis le début des temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, on a au Québec des intolérants fanatisés et ethnicistes jusqu'à la haine comme un Imam Pierre Falardeau ou un Raymond Villeneuve, et au Canada dit «Anglais», on trouve de leurs semblables, comme Barbara Kay, Diane Francis et Don Cherry. Et pour une poignée de crétins qui s'amusaient à piler sur le drapeau du Québec à Brockville (Ontario) en 1990 (bon sang qu'on les a montrées et remontrées, ces images, depuis ce temps-là!), on a ici les disciples de l'Imam Falardeau qui, à chaque 1er Juillet, piétinent, barbouillent et brûlent le drapeau du Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'était indignés au Québec, et à juste titre, lorsque Barbara Kay avait écrit l'été dernier que les Québécois étaient tous des pro-Hezbollah, ou encore quand l'autre idiote dont j'oublie le nom avait écrit que ce serait la loi 101 qui aurait été la cause de la fusillade au collège Dawson. Mais pendant ce temps-là, pas grand monde chez nous avait trouvé de quoi à redire lorsque l'Imam Falardeau, dans le numéro de décembre 2005 du journal Le Québécois, avait insulté deux chroniqueurs anglophones de La Presse en en traitant l'un de «nouille» parce qu'il est Terre-Neuvien, et l'autre de «blôke de service». J'aimerais bien voir un jour un chroniqueur du Canada dit «Anglais» se mettre à traiter dans une publication quelconque une personnalité québécoise francophone de «French Pea Soup» ou de «frog». J'entends déjà les hauts cris d'indignation que ça donnerait, chez certains de nos nationalistes les plus invétérés, lesquels sont eux-mêmes ceux qui ont le plus souvent l'insulte grossière à la bouche pour accabler quiconque ne partage pas leur point de vue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, certaines nuances s'imposent, surtout quand on aborde les questions politiques. La tendance à mettre tout le monde dans le même paquet me déplait «souverainement», si vous me prêtez le terme. Et si d'un côté je suis ouvertement critique vis-à-vis l'idéologie nationaliste pour des raisons qui me sont propres, j'en ai pourtant moins contre le nationalisme en tant que tel, qui après tout est une idéologie comme une autre et dont on peut discuter raisonnablement, que contre le fait que, pour bien des gens chez nous, il faudrait être absolument nationaliste pour être un vrai Québécois. Autrement, on devient pour la nation un «traître», un «vendu», un «collabo», et ce ne sont là que quelques-uns parmi l'interminable liste d'insultes que fusent constamment les plus zélés parmi les nationalistes contre ceux qui ont le malheur d'avoir un point de vue différent du leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette tendance à désigner constamment de soi-disant «traîtres» ou «agents de l'Ennemi de la Nation», elle s'oppose directement à la liberté de penser. En fait, le simple fait de prétendre qu'il faut être d'une idéologie particulière pour avoir le droit d'être considéré comme un vrai Québécois est aussi une autre manière d'amoindrir la liberté de penser. Donc, je m'y oppose, car je pense que durant la seule vie que chacun des êtres humains que nous sommes a à vivre, il nous faut la vivre librement, cette vie-là. La liberté de penser est justement ce qui fait de nous des humains. Quand elle est réprimée, c'est ce qui nous distingue comme espèce qui se trouve aussi amoindri. La démocratie, qui est le meilleur régime pour la liberté de penser, c'est aussi le droit de discuter, de critiquer, de questionner et de ne pas suivre le courant dominant, tout cela librement et sans aucune entrave, et sans aussi se voir boycotté professionnellement comme cela arrive pourtant bel et bien chez nous, notamment dans le monde artistique et culturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même chose pour les religions, que je critique dans leurs fondements et leurs dogmes parce que ce que je dis à leur sujet correspond à ce que je pense et ce à quoi m'amènent mes recherches. Et d'elles aussi je me méfie, surtout à cause de la superstition qu'elles propagent, et aussi de leur tendance intrinsèque, dès qu'elles se trouvent en situation de pouvoir, à imposer à l'ensemble de la société leurs dogmes, lesquels sont d'ailleurs tout aussi farfelus et fantaisistes les uns que les autres, et on s'en rend bien compte lorsqu'on se met à examiner de près leurs sources et leurs fondements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ici encore, je dis seulement ce que je pense. Je ne prétends pas pour autant que tous les croyants seraient des sots. Il y en a certes pas mal parmi eux, mais je connais bien des personnes croyantes qui sont des gens de bien, très intelligents, et dont les valeurs humaines et sociales sont très proches des miennes. Mais ce que je pense, j'ai le droit de l'exprimer librement, tout comme les croyants de n'importe quelle religion ont le droit eux aussi de dire leur pensée tout aussi librement que moi. Et tout ça (comme pour ce qui devrait d'ailleurs en être de la politique) peut se faire dans le respect mutuel, malgré les désaccords fondamentaux et les points de vue qui nous distinguent les uns des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette longue digression en forme de mise au point me paraissait nécessaire pour aborder le sujet de ce billet, qui est justement la liberté de penser. Deux tout petits livres récemment parus (et pas chers du tout) nous permettent d'y réfléchir, et leur petit nombre de pages n'enlève rien à la profondeur de leur contenu. Leurs auteurs sont disparus depuis très longtemps, mais leurs propos sur la liberté de penser restent d'une grande actualité, particulièrement avec la montée des fanatismes religieux et idéologiques à laquelle on assiste de nos jours. Même chez nous on n'en est pas épargnés. Je vais donc vous donner un avant-goût de ces deux petits livres, et j'espère que certains voudront ensuite mettre la main dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier, qui fait seulement 77 pages, a pour titre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;De la liberté de penser dans un État libre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (éditions de L'Herne) et nous vient du fameux philosophe Spinoza. Il s'agit en fait d'un court extrait de son &lt;em&gt;Traité théologico-politique&lt;/em&gt;, que Spinoza avait publié en 1670 pour défendre la liberté de penser. Exclu en 1656 de la communauté juive, il a été aussi interdit de séjour et de publication par le Temple calviniste. Il avait même échappé à une tentative d'assassinat. Devenu un paria dans sa propre communauté et exclu de tout enseignement, Spinoza en a ensuite été réduit à gagner sa vie comme nettoyeur de lentilles. Tel fut en effet le sort du fameux Spinoza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dire ce à quoi peut conduire un climat qui étouffe toute dissidence. On ne peut pas dire que notre époque est bien différente, dépendamment de vers où l'on regarde. En fait, je dirais même qu'il n'est jamais inutile à cet égard de regarder également un peu du côté de chez soi, et si on y portait quelque attention, on verrait qu'aucune société, même la nôtre, n'est à l'abri de ce genre de phénomène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les extraits suivants que j'ai tirés de ce livre ont en effet de quoi nous faire réfléchir pour notre société et pour le monde d'aujourd'hui, de même que sur certains des points sur lesquels je me suis étendu plus haut:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;"Quoi de plus funeste que d'envoyer en exil, comme des méchants, d'honnêtes citoyens, parce qu'ils n'ont pas les opinions de la foule et qu'ils ignorent l'art de feindre ? Quoi de plus fatal que de traiter en ennemis (...) des hommes qui n'ont commis d'autre crime que celui de penser avec indépendance ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ce violent désir de domination qu'éprouvent ceux qui condamnent les écrits des autres et animent contres les écrivains la foule effrénée, (...) qui, dans un État libre, veulent détruire cette liberté de pensée que rien ne saurait étouffer."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La liberté de la pensée est absolument nécessaire au développement des sciences et des arts, lesquels ne sont cultivés avec succès et bonheur que par les hommes qui jouissent de toute la liberté et de toute la plénitude de leur esprit."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Chacun peut penser, juger, et par conséquent parler avec une liberté entière, pourvu qu'il se borne à parler et à enseigner en ne faisant appel qu'à la raison, et qu'il n'aille pas mettre en usage la ruse, la colère, la haine."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Si donc personne ne peut abdiquer le libre droit qu'il a de juger et de sentir par lui-même, si chacun par un droit imprescriptible de la nature est le maître de ses pensées, n'en résulte-t-il pas qu'on ne pourra jamais dans un État essayer, sans les suites les plus déplorables, obliger les hommes, dont les sentiments et les sentiments sont si divers et opposés, à ne parler que conformément aux prescriptions du pouvoir suprême ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il y a mille manières de prévenir les jugements des hommes et de faire en sorte qu'ils s'abandonnent avec tant de confiance aux directions du pouvoir qu'ils semblent jusqu'à un certain point en être devenus la propriété."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième livre nous vient du philosophe Johann Gottlieb Fichte (1762-1814), et il a pour titre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Revendication de la liberté de penser&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Il vient d'être publié par la petite collection des Mille et une nuits, et ne coûte que $4. 50, donc avis aux intéressés: ça ne vaut vraiment pas la peine de s'en passer. En voici des extraits qui me paraissent significatifs, et qui se révèlent tout aussi parlants concernant notre époque que peuvent l'être les propos de Spinoza:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;"On sait comment la prétendue vérité est agitée par ceux-là même qui souhaitent exercer une domination. La vérité est alors synonyme de pouvoir et d'asservissement des pensées."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La contrainte est fatale à la vérité ; celle-ci ne peut fleurir que dans la libre atmosphère de sa patrie, le monde de l'esprit. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La liberté de penser, la liberté de penser sans obstacles, sans limites, fonde seule et assure le bien des États."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Que craignez-vous donc de ces pays inconnus, situés au-delà de votre horizon et où vous n'iriez jamais ? (...) Voyez ces hardis circumnavigateurs tourner autour de vous : ils sont aussi sains moralement que vous-mêmes. Pourquoi craignez vous donc si fort les lumières qui éclateraient tout à coup, si chacun y concourait pour sa part autant qu'il serait en lui ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Vous continuerez de ramper au milieu de votre époque ; vous conserverez votre petite troupe d'élus et la conviction de vos rares mérites. (...) Si le jour luit pour d'autres autour de vous, vous et vos chers élèves, vous tiendrez vos faibles yeux dans un crépuscule commode ; même, pour votre consolation, il fera encore plus sombre autour de vous."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On laisse trop longtemps subsister comme la vérité une seule et même vérité ; c'est une faute qu'a commise la politique moderne. Le peuple s'est enfin accoutumé à cette vérité, et l'habitude qu'il a d'y croire passe pour une preuve à ses yeux. "&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je laisse donc ces quelques extraits à votre libre réflexion, tout en vous invitant à inclure comme toile de fond ce qui se passe actuellement dans notre monde, et aussi dans notre propre société. Et je ne doute pas que vous en arriverez à une conclusion proche de la mienne, qui est que dans toute société démocratique, le droit à la liberté de penser de chacun doit être protégé, et cela pas seulement par des lois, mais aussi par des attitudes et des comportements qui en soient dignes, surtout de la part de ceux qui défendent quelque «cause» ou idéologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement, ce serait tuer la vie de cet esprit qui fait de chacun de nous un être humain, en cherchant à imposer une pensée unique. C'est là d'ailleurs qu'on trouve toujours la genèse de tout totalitarisme, qu'il soit religieux ou idéologique. Et le second est aussi pire que le premier. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-1251898256115596219?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1251898256115596219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1251898256115596219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/06/ncessaire-vitale-libert-de-penser.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RltKhZolh7I/AAAAAAAAARs/obEHJ-xvopQ/s72-c/Spinoza.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-5331774628356092864</id><published>2007-06-10T01:00:00.000-04:00</published><updated>2007-06-11T23:53:46.253-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RmjkeeEk-MI/AAAAAAAAASE/URO1gNhOCRE/s1600-h/manipul2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073556192352336066" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RmjkeeEk-MI/AAAAAAAAASE/URO1gNhOCRE/s320/manipul2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Intégrisme &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;laïque ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Par Daniel Laprès. Article publié dans &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt;, Montréal, dimanche le 10 juin 2007, p. A14, sous le titre &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Chère laïcité...&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; et dans le cadre de la rubrique &lt;em&gt;D'un Canada à l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;(N.B. : Je dois dire que le titre choisi par &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; en publiant cet article dans ses pages me paraît plutôt bizarre...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat sur les revendications d’accommodements religieux dans nos institutions publiques a permis de constater que, par-delà les divergences d’opinions politiques, la laïcité est une valeur qui rassemble de plus en plus de Québécois et Québécoises. Ce fait est une bonne nouvelle pour notre démocratie et nos libertés fondamentales. Mais en même temps, on constate que les partisans du retour en arrière ou du relativisme culturel se plaisent à agiter l’épouvantail d’un soi-disant «intégrisme laïque». En plus de son caractère fallacieux, il s’agit là d’une grossière contradiction dans les termes qui vise surtout à semer la confusion et à nourrir le relativisme, histoire de mieux faire avaler des positions religieuses intégristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le Petit Robert, &lt;em&gt;intégrisme&lt;/em&gt; signifie: « Doctrine qui tend à maintenir la totalité d’un système ; attitude des croyants qui refusent toute évolution ». Et &lt;em&gt;laïcité&lt;/em&gt; : «Principe de séparation de la société civile et de la société religieuse, l’État n’exerçant aucun pouvoir religieux et les églises aucun pouvoir politique ». Ainsi, la laïcité est l’exact contraire de l’intégrisme qui vise à placer le politique sous le contrôle du religieux, tandis que l’État laïque repose sur la distinction claire entre la sphère publique et la sphère privée. Il est aussi nécessaire de souligner que la laïcité, parce que prônant la neutralité religieuse de l’État, ne vise en rien à faire de l’athéisme une religion d’État. En ce sens, l’État laïque, c’est le règne de cette liberté absolue de conscience qui permet à chacun de croire à ce qu’il veut, et aussi de ne pas avoir de croyance religieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en va bien autrement des États soumis au pouvoir religieux : hier comme aujourd’hui, la preuve est faite que dès qu’une religion se trouve en position d’asservir l’État ou la sphère publique, les libertés fondamentales sont toujours les premières à être attaquées, et ce sont d’ailleurs souvent les croyances religieuses concurrentes qui en souffrent le plus. C’est donc l’État laïque qui assure le mieux le pluralisme des croyances, tandis que l’intégrisme vise à contraindre l’ensemble des individus d’une société à se plier à un dogme religieux particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l’exprimait le président du Mouvement Laïque Québécois (&lt;a href="http://www.mlq.qc.ca"&gt;MLQ&lt;/a&gt;), Henri Laberge, dans le numéro de janvier dernier de la revue &lt;em&gt;Cité Laïque&lt;/em&gt;, « la meilleure garantie de la pleine liberté de croire ou de ne pas croire, c’est que l’État se reconnaisse totalement incompétent dans les questions d’ordre surnaturel et qu’il abandonne ces questions au libre examen des personnes et à la libre délibération au sein des groupes religieux et des groupes religieux entre eux. […] Une société laïque, c’est celle où la liberté religieuse est la même pour tous, mais surtout, c’est celle où le droit à l’égalité s’applique à toutes les personnes sans égard à leur foi ». À moins de recourir à de spécieux sophismes, personne ne peut affirmer qu’il s’agirait ici d’une pensée visant à imposer l’athéisme ou qui pourrait être qualifiée d’intégriste ou de dogmatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les laïques se révèlent de plus en plus nombreux à faire entendre leur voix, c’est d’abord et avant tout parce qu’ils veulent que notre société continue à évoluer sous le régime des libertés fondamentales auxquelles a droit chaque citoyen et citoyenne. Ce régime des libertés, les Québécois et Québécoises laïques savent ce qu’il a coûté en dures luttes, persécutions et sacrifices personnels subis par les défenseurs des libertés qui ont œuvré tout au long de notre histoire. Ils sont conscients du fait que le plus souvent, chacune des libertés dont nous jouissons aujourd’hui a été conquise en luttant contre le pouvoir religieux et l’ignorance imposée par son idéologie. Au Québec en effet, qui était contre l’éducation gratuite et obligatoire? Le pouvoir religieux. Qui était contre l’égalité entre hommes et femmes? Le pouvoir religieux. Qui était contre la liberté de la presse ? Le pouvoir religieux. Qui interdisait le théâtre libre ? Le pouvoir religieux. Qui persécutait les tenants de croyances religieuses ou convictions philosophiques différentes ? Le pouvoir religieux. Et on pourrait allonger cette liste bien davantage encore…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que les laïques refusent, c’est que notre société revive cette époque, encore pas si lointaine, où le pouvoir religieux, assisté de politiciens à sa botte, était en mesure d’étouffer la liberté de penser et de créer. Et lorsque les laïques expriment leurs inquiétudes devant certaines revendications d’accommodements religieux, c’est avant tout parce qu’ils ne veulent pas que nos institutions communes soient soumises au diktat des tenants de l’idéologie intégriste sous-jacente à certains symboles religieux, comme par exemple la soumission des femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essentiellement, vouloir la laïcité, c’est être contre l’imposition des interprétations intégristes des religions dans notre société. C’est aussi vouloir que chacun et chacune puisse jouir de la liberté de croire à sa manière et du droit de penser par soi-même, tout en pouvant s’exprimer sans aucune contrainte dogmatique. Est-ce assez clair ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-5331774628356092864?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/5331774628356092864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/5331774628356092864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/06/intgrisme-laque-par-daniel-laprs.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RmjkeeEk-MI/AAAAAAAAASE/URO1gNhOCRE/s72-c/manipul2.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-2304023526067944117</id><published>2007-06-06T17:51:00.000-04:00</published><updated>2007-06-11T23:55:48.933-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RmcsjuEk-KI/AAAAAAAAAR0/7jsg7F7bK6M/s1600-h/dubois-rd-photo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073072497430427810" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RmcsjuEk-KI/AAAAAAAAAR0/7jsg7F7bK6M/s320/dubois-rd-photo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;sur &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Mille...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelque temps, je vous présentais sur ce blogue le dernier livre du dramaturge René-Daniel Dubois, &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/03/la-libert-elle-est-vivre.html"&gt;Entretiens&lt;/a&gt; (éditions Leméac), qui nous présente un bon exemple de ce que signifie concrètement mener sa vie en toute liberté, particulièrement dans le contexte de conformité bien particulière que nous connaissons de nos jours au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que Dubois est l'un de ceux qui seraient bien en droit de signer un jour un livre qui aurait pour titre &lt;em&gt;Revendication de la liberté de penser,&lt;/em&gt; tout comme &lt;a href="http://www.1001nuits.com/Fiche.asp?LeCodeOuvrage=4927380"&gt;Fichte&lt;/a&gt; le fit il y a deux siècles. Toute son oeuvre, et aussi ses interventions publiques, en témoignent assez fortement, et c'est là le moins qu'on puisse en dire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un documentaire lui a été consacré (il est intitulé &lt;em&gt;Un sur&lt;/em&gt; &lt;em&gt;mille&lt;/em&gt;), par le cinéaste Jean-Claude Coulbois. Il vaut certainement la peine de le découvrir, du moins pour les gens qui apprécient les esprits réellement libres. Et pour ceux et celles qui sont susceptibles de succomber à la tentation, ça tombe bien, puisque ce documentaire sera diffusé dans les prochains jours à la télé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce que vous avez à faire, c'est d'écouter Télé-Québec dimanche qui vient (le 10 juin, donc) à 20 h 30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sera aussi présenté en reprise mercredi de la semaine prochaine (le 13, donc) à 22 h 51 (sic).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, avis à ceux et celles qui ne craignent pas la liberté de penser ni de s'aventurer au-delà du confort des idées reçues : ce film est vraiment à ne pas manquer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-2304023526067944117?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2304023526067944117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2304023526067944117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/06/un-sur-mille.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RmcsjuEk-KI/AAAAAAAAAR0/7jsg7F7bK6M/s72-c/dubois-rd-photo.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-6367622789392007107</id><published>2007-05-27T10:37:00.000-04:00</published><updated>2007-05-29T18:57:32.753-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RloEYJolh2I/AAAAAAAAARE/4fWLLkHlkew/s1600-h/DespotismeCruaut%C3%A9.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5069369143508436834" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RloEYJolh2I/AAAAAAAAARE/4fWLLkHlkew/s320/DespotismeCruaut%C3%A9.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;De la cruauté &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;religieuse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Dimanche soir dernier, j'ai capté sur la chaîne franco-ontarienne (&lt;a href="http://www.tfo.org/cfmx/tfoorg/tfo/"&gt;TFO&lt;/a&gt;) le premier de trois épisodes d'une série documentaire intitulée &lt;em&gt;L'Inquisition révélée&lt;/em&gt;. Le deuxième épisode sera diffusé aujourdhui dimanche le 27 mai à à 23 h, suivi du troisième mercredi le 30 mai (à 21 h, en reprise jeudi à 13 h et dimanche à 14 h et à 23 h).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intérêt particulier de cette série est qu'elle est basée sur les archives de l'Inquisition catholique elle-même, suite à leur ouverture finalement autorisée par le Vatican ces dernières années. D'après les propos du prélat responsable, en ouvrant ces archives aux chercheurs, le Vatican aurait voulu faire cesser les «exagérations» répandues depuis longtemps sur les horreurs perpétrées par la Sainte Inquisition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le but était ainsi d'atténuer la portée des faits historiques quant à l'atrocité institutionnelle de l'Inquisition, on peut dire que c'est raté, et de beaucoup. En fait, on ne risque guère de se tromper en affirmant que ces archives révèlent encore plus l'atrocité et la cruauté de cette institution effroyable, car elles dévoilent sans aucun fard, et cela à partir de leurs propres notes, la pensée même des inquisiteurs, qui était fortement teintée à la fois d'un fanatisme encore plus troublant que tout ce qu'on pouvait imaginer, ainsi que d'une insensibilité des plus atroce à l'égard des victimes qu'ils tourmentaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, dans un certain sens on pouvait s'y attendre, compte tenu des faits qui sont assez connus et constamment ressassés depuis des siècles, avec notamment les affaires Giordani Bruno et Galilée, sans mentionner les bûchers, tortures et exactions innommables infligés par les responsables de l'Inquisition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui toutefois m'a complètement renversé durant le premier épisode, c'était d'entendre le pape actuel, Joseph Ratzinger, qui, au moment du tournage était encore à la tête de la &lt;em&gt;Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi &lt;/em&gt;(laquelle a pour ancêtre la Sainte Inquisition, justement)&lt;em&gt; &lt;/em&gt;affirmer en toute candeur que ces inquisiteurs tortionnaires étaient réellement animés d'une authentique foi en l'Évangile de Jésus-Christ, pour ensuite déplorer le «contexte historique» qui les aurait amenés à commettre des atrocités aussi nombreuses que diverses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces propos de Ratzinger m'ont renversé, et je n'en reviens pas encore. J'ai beau ne partager en rien ses croyances dogmatiques, je reconnais tout de même que cet homme, étant l'un des plus importants théologiens du catholicisme contemporain et qui, par dessus tout, est maintenant devenu pape, n'est pas dépourvu d'un intellect assez brillant, ce à quoi son conservatisme forcené n'enlève d'ailleurs rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là, c'était vraiment sidérant de constater que Ratzinger ne semblait pas se rendre compte du fait que cette même «foi authentique» dont il soulignait la ferveur chez ces sinistres personnages est précisément à la source de ce fanatisme qui suscite des «contextes historiques» barbares et inhumains, et cela particulièrement lorsque la religion et le pouvoir sont associés. Car dès l'instant où une religion quelconque exerce le pouvoir sur une société donnée, la liberté de conscience devient vite niée et combattue, et quiconque osant exprimer la moindre pensée dissidente, ou dont le comportement n'apparaît pas conforme aux règles et dogmes édictés par les gardiens de l'orthodoxie religieuse régnante, se voit impitoyablement pourfendu, souvent jusqu'à l'élimination physique. Le fait qu'un homme aussi intelligent que Ratzinger ne semble pas se rendre à cette évidence, qui fut et qui demeure amplement attestée par l'histoire passée et présente, dépasse tout simplement l'entendement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En relevant ce fait quant à l'Inquisition et à son interprétation lénifiante par le pape actuel, je ne veux pas accabler uniquement les seuls catholiques. Toutes les religions, dès qu'elles se retrouvent en position de dominer une société ou une nation, ont &lt;em&gt;toujours&lt;/em&gt; et font &lt;em&gt;encore&lt;/em&gt; montre d'une propension très nette à abuser de leur pouvoir pour persécuter ceux que leurs dirigeants considèrent comme «infidèles» et «hérétiques». Le fait que certaines religions auraient elles-mêmes été persécutées à une certaine période de leur histoire n'y change rien, bien au contraire. Le christianisme par exemple, dont les tenants aiment bien rappeler les persécutions subies par ses adeptes à l'époque de son émergence, ne s'est révélé que plus persécuteur et plus barbare encore que ses anciens pourfendeurs dès qu'il fut institué en tant que religion d'État par l'empereur romain Constantin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'ensuivirent dès lors des siècles de massacres, de tortures et d'atrocités qui noyèrent des dizaines de millions d'êtres humains dans le sang, tout cela au nom du Très Saint Évangile et des dogmes, tout aussi absurdes et insensés les uns que les autres, que les dirigeants de l'Église ont sans cesse ajoutés à la doctrine chrétienne. Cette inhumanité a d'abord été le fait de l'Église catholique, mais ensuite, ce furent les protestants qui, auparavant persécutés, se mirent à persécuter les catholiques, et même d'autres protestants dont les croyances n'entraient pas exactement dans les canons des fondateurs de la Réforme protestante. Martin Luther et Jean Calvin (cette «âme atroce», selon le mot si juste de Voltaire), entre autres fondateurs du protestantisme, n'ont pas manqué de se révéler aussi pires dans leur cruauté et dans leur perfidie que les inquisiteurs catholiques auxquels ils avaient échappés avant de se retrouver à leur tour en position dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fanatisme chrétien fait encore ses ravages à notre époque, même si son influence se fait moins directe que jadis. Il n'y a qu'à songer, entre autres, à l'alliance de l'Église catholique avec les impitoyables dictatures militaires de l'Amérique latine des années 1970 et 1980, ou encore à l'hécatombe du Sida qui, dans des pays d'Afrique et d'Asie où l'Église a encore assez de pouvoir pour imposer sa superstition aux peuples concernés, est nourrie par la criminelle condamnation de l'usage du préservatif par le Vatican.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre image me vient à l'esprit au moment d'écrire ces lignes. Durant la campagne des élections présidentielles américainces, en 2000, George W. Bush était, on s'en souvient, gouverneur de l'État du Texas. À ce titre, Bush avait procédé à une augmentation fulgurante du nombre des mises à mort de détenus condamnés à la peine capitale dans son État (rien que durant ses six années en tant que gouverneur du Texas, Bush avait signé pas moins de 156 décrets de mise à mort).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant toujours été viscéralement opposé à la peine de mort, je suivais de près ce qui se passait alors au Texas. Cette année-là, Gary Graham, qui avait été condamné à mort suite à un procès injuste et grâce à des preuves très douteuses, avait quand même été mis à mort par les autorités texanes, et cela malgré ses protestations d'innocence et aussi l'opposition de nombreuses organisations de défense des droits humains de partout dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suivais donc en direct les événements, espérant jusqu'à la toute dernière minute que Bush allait au moins accorder un sursis au condamné, compte tenu des doutes sérieux qui planaient quant à sa culpabilité. Mais ce n'est pas arrivé, Bush s'étant révélé incapable de faire preuve du minimum d'humanité que les circonstances, et aussi la décence la plus élémentaire, appelaient pourtant à grands cris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;George W. Bush, c'est très connu, se revendique haut et fort d'une fervente foi chrétienne. Mais ce soir-là, j'ai pu constater jusqu'à quel degré d'insensibilité la superstition religieuse peut amener un individu, et cela jusqu'à lui permettre de justifier ce que l'humanité et la raison considèrent à juste titre injustifiable. Au cours d'un bref point de presse tenu dans les minutes ayant suivi la mise à mort de Gary Graham, Bush, en plus d'affirmer avec toute l'arrogance qui lui est coutumière sa satisfaction que «justice ait été faite», avait d'une voix fervente conclu son propos d'un : «God Bless Mr. Graham». Ces quelques mots m'ont alors littéralement glacé le sang. Je venais donc d'entendre Bush appeler son «Dieu» à «bénir» celui-là même qu'il venait tout juste de faire mettre à mort, et par surcroît un homme dont l'innocence était plus que probable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À mes yeux, ce fut là une autre démonstration, cinglante je dois dire, qui atteste du fait qu'une croyance religieuse peut parfois servir à conforter la conscience malade d'un homme ayant sur lui la responsabilité d'avoir fait couler du sang humain. En d'autres termes, ce que Bush venait de signifier, c'est qu'il ne doutait pas que, peu importe les doutes quant à la culpabilité du condamné, son «Dieu miséricordieux» allait «accueillir» ce dernier dans l'«au-delà». Donc, la miséricorde «divine» était là pour servir à dispenser Bush de son propre devoir d'humanité et de raison. Et tant pis si une vie humaine, probablement innocente, venait d'être cruellement fauchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce jour-là que j'ai compris à quel point un homme capable de faire preuve d'une superstition aussi bête et inhumaine pouvait se révéler dangereux pour l'humanité s'il accédait au pouvoir suprême. Sa présidence n'a depuis que trop confirmé cette appréhension, et cela à plus d'un titre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pas plus tard qu'au cours de la dernière semaine, je constatais que la cruauté religieuse continue d'étendre ses ravages sur notre planète. En Iran, une jeune fille d'à peine 16 ans a récemment été pendue par des mollahs impitoyables, pour cause d'«adultère». L'été passé, toujours en Iran, c'était deux garçons d'âge mineur qui étaient pendus pour homosexualité. Et on apprenait, encore tout récemment, que deux jeunes canado-palestiniens de 16 et 21 ans, qui vivaient ici-même à Montréal il n'y a encore pas si longtemps, risquent la décapitation en cette «Terre Sainte» de l'Islam qu'est l'Arabie saoudite, un pays où la vie humaine ne vaut pas cher aux yeux des dirigeants de cette théocratie fanatisée à l'extrême, et où le système judiciaire n'est plus souvent qu'autrement qu'une vulgaire et sinistre parodie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, la cruauté religieuse reste un phénomène d'actualité, et qui n'est pas en voie de se résorber. Il est impossible de rester froid ou indifférent à la lumière de tels faits, parce que ce qu'ils signifient concrètement, c'est que, aujourd'hui même, des êtres humains qui, comme nous, n'ont qu'une seule vie à vivre, subissent l'opression religieuse sur une base quotidienne, et cela jusqu'à l'assassinat pur et simple. C'est toute notre humanité qui demeure ainsi brimée et blessée par la cruelle imposition de dogmes fondés sur des croyances essentiellement irrationnelles et superstitieuses qui n'ont rien strictement à voir avec la réalité ni de la nature, ni de l'être humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s'il dépasse l'entendement de constater que des êtres humains se complaisent toujours à faire souffrir et à tuer leurs semblables au nom des rêveries et des spéculations oiseuses de «prophètes» (qui, il faut le souligner, se sont toujours autoproclamés comme tels) ou de leaders religieux avides de pouvoir et dont ils suivent aveuglément les préceptes barbares, nous sommes quand même tenus de nous efforcer de comprendre les racines d'un pareil phénomène. Faute de quoi, ce serait baisser les bras devant la bêtise et la déraison religieuses, et se contenter d'être les témoins impuissants des cortèges de cruauté qu'elles ne cessent de provoquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un livre, nouvellement arrivé chez nous, peut s'avérer très utile et éclairant à ceux et celles qui veulent bien assumer ce nécessaire effort de compréhension. Il s'agit en fait d'un volume qui contient deux ouvrages publiés au 18e siècle, et ce qui surprend d'abord en le parcourant, c'est qu'on a la triste impression que, depuis ce temps, rien n'a vraiment changé, et que nous en sommes toujours au règne de la superstition la plus abjecte. En fait, c'est en lisant ce livre que me sont venus spontanément à l'esprit certains des faits récents que j'ai évoqués ci-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier de ces deux ouvrages, &lt;em&gt;Recherches sur l'origine du despotisme oriental&lt;/em&gt;, fut signé par un certain Nicolas-Antoine Boulanger. Mais il s'agit vraisemblablement d'un pseudonyme, car à l'époque les écrits du genre valaient encore les pires persécutions religieuses à leurs auteurs (d'ailleurs, l'Église ne manqua pas de mettre ce livre à son Index). Il est aussi à noter que ce texte est, en cette année 2007 et grâce aux éditions &lt;a href="http://coda.monsite.wanadoo.fr/"&gt;Coda&lt;/a&gt;, publié pour la première fois depuis... 1794.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, quel qu'en soit l'auteur, ce texte procède à une analyse richement informée, notamment sur les plans culturel et historique, de l'émergence du phénomène religieux en tant que tel dans l'histoire de l'humanité. Ce faisant, il nous permet de comprendre comment le despotisme s'est de plus en plus conjugué avec la religion, et cela dans toutes les civilisations connues à l'époque de sa rédaction. Le moins qu'on puisse dire devant les faits dont nous sommes toujours les témoins en ce début de 21e siècle, c'est que cet ouvrage apporte un éclairage qui reste éminemment pertinent quant à l'association toujours perceptible entre la religion et le pouvoir, de même que pour saisir les causes du phénomène de ces dirigeants religieux qui sont la plupart assoiffés de domination sur les consciences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur du deuxième ouvrage publié dans ce même volume, et dont le titre est &lt;em&gt;De la cruauté religieuse&lt;/em&gt;, est connu avec plus de certitude : il s'agit de d'Holbach, à qui les libres penseurs et les humanistes des générations suivantes doivent énormément, et cela jusqu'à nos jours, compte tenu de son audace et de sa rigueur intellectuelles, de même que de l'étendue de son action. Remontant lui aussi jusqu'à l'époque primitive, d'Holbach procède à un parcours des diverses époques de l'histoire humaine, afin de mieux nous éclairer sur les mécanismes mentaux qui, si souvent, font que la foi religieuse devient synonyme non seulement de fanatisme, mais aussi de la plus impitoyable cruauté. Son analyse à lui aussi reste de nos jours d'une actualité déconcertante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, il s'agit d'un livre qui nous permet de mieux comprendre le phénomène de la cruauté religieuse, et aussi le fanatisme qui lui sert de justification. On peut en tirer bien des leçons, car l'exposition de tels faits historiques n'a pas été sans me faire songer à tous les fanatismes, qui n'ont pas été que religieux au cours des époques ayant suivi celle où ces deux ouvrages furent publiés pour la première fois. En effet, on a malheureusement trop souvent vu dans bien des contrées la domination religieuse n'être que simplement remplacée par une domination tout aussi perverse et impitoyable, celle-là idéologique, avec son lot similaire de fanatiques et de barbares tous persuadés de détenir la «Vérité» absolue sur toute chose. Le communisme, le fascisme, n'en sont que quelques exemples parmi d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une de ces principales leçons à tirer de tout cela se retrouve d'ailleurs en conclusion de l'ouvrage de d'Holbach, lorsqu'il affirme la nécessité de maintenir les religions hors de tout pouvoir sur la société. Aujourd'hui, on peut donc soutenir la même chose concernant les idéologies, et particulièrement leurs tenants qui désignent constamment des «traîtres» ou des «infìdèles» à quelque «Cause» que ce soit. Ces «traîtres» et ces «infidèles», ce sont d'abord et avant tout ceux et celles qui tiennent à préserver leur liberté de pensée et de parole, sans jamais s'agenouiller devant quiconque prétend détenir le monopole de la «Vérité» ou de ce que devrait être le «bonheur collectif». On en a en effet vu bien souvent, au cours de l'histoire encore récente, des «libérateurs» autoproclamés se révéler, une fois au pouvoir, comme étant les pires bourreaux de ceux qu'ils prétendaient vouloir «libérer».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute idéologie ou croyance qui dénie ainsi la liberté nécessaire à l'individualité humaine, ou qui encore contient dans son discours la moindre tendance à pointer du doigt de prétendus «ennemis» à quelque «Vraie Foi» ou «Cause» que ce soit, devrait donc susciter quelque méfiance dans l'esprit de ceux et celles qui tiennent à garder leur liberté de penser, donc leur liberté tout court. Il nous faut donc porter attention à la violence de certains discours, qu'ils soient idéologiques ou religieux, et jamais ne nous montrer complaisant en quoi que ce soit à l'égard de ceux qui les tiennent car, comme l'histoire l'a démontré à maintes reprises, c'est toujours par la violence verbale, y compris par les dénonciations de «traîtres» et d'«infidèles» à des «Causes» qui se prétendent toutes aussi «Sacrées» les unes que les autres, que l'oppression totalitaire se dévoile à ses débuts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, c'est à ce genre de réflexion que la lecture de ce livre amène le lecteur, et ne serait-ce que pour cette raison, elle peut s'avérer des plus utiles, notamment pour aiguiser une lucidité qui nous sera toujours nécessaire pour prévenir les horreurs de la domination de la bêtise, qu'elle soit religieuse ou idéologique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-6367622789392007107?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/6367622789392007107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/6367622789392007107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/05/de-la-cruaut-religieuse-dimanche-soir.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RloEYJolh2I/AAAAAAAAARE/4fWLLkHlkew/s72-c/DespotismeCruaut%C3%A9.bmp' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-4369747623083766426</id><published>2007-05-24T23:02:00.000-04:00</published><updated>2007-05-30T20:17:48.067-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5068328485817517890" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RlZR55olh0I/AAAAAAAAAQ0/I2EX2NJlym0/s320/YolandeGeadah.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Pour que notre société reste un espace de liberté... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;et de dignité aussi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux et celles qui veulent comprendre ce qui est en cause concernant les demandes d'accommodements &lt;em&gt;religieux &lt;/em&gt;(lesquels sont bien mal nommés «accommodements raisonnables»), ou encore les autres qui se préoccupent du haut degré de confusion qui s'est emparé de ce débat, se réjouiront fort de la sortie récente du livre de Yolande Geadah, &lt;em&gt;Accommodements raisonnables : Droit à la différence et non différence des droits&lt;/em&gt; (éditions &lt;a href="http://www.edvlb.com/pagecat.asp?annee=2007&amp;codecat=cg&amp;amp;no=21&amp;saison=Printemps&amp;amp;page=15"&gt;VLB&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet ouvrage remarquable pour sa concision (il ne fait pas cent pages) et dont l'écriture est claire et accessible, Mme Geadah réussit avec brio à cerner adéquatement l'enjeu, tout en mettant de l'avant une approche qui se révèle équilibrée et - dans son cas à elle on peut le dire - &lt;em&gt;raisonnable&lt;/em&gt;. Ce faisant, elle permet aussi de nous sortir de la confusion ambiante en clarifiant les termes du débat. C'est que Mme Geadah affirme clairement son opposition à toute montée potentielle de xénophobie et de racisme à l'égard des personnes musulmanes, tout en insistant sur la nécessité de démasquer les intégrismes religieux, l'enjeu principal étant de protéger, voire de consolider les valeurs démocratiques, sociales et culturelles qui font du Québec ce qu'il est censé être: une société libre, ouverte et tolérante, et qui doit se donner les moyens de le rester, sinon de le devenir encore plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'entrée de jeu, l'auteure procède donc à la très nécessaire clarification des termes du débat : "&lt;span style="color:#000099;"&gt;Sur le plan juridique, le concept&lt;/span&gt; (d'accommodement) &lt;span style="color:#000099;"&gt;implique qu'il y a obligation de la part de l'employeur ou d'une institution, quand des normes ou des pratiques ont sur un individu un impact discriminatoire fondé sur la race, l'origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l'âge ou les déficiences mentales ou physiques.&lt;/span&gt;" À quoi elle ajoute pertinemment que si on ajoute le terme «raisonnable» au concept d'accommodement, "&lt;span style="color:#000099;"&gt;il peut difficilement s'appliquer à des croyances religieuses qui font appel au dogme de la foi et non à la raison&lt;/span&gt;". C'est d'ailleurs pourquoi il me paraît que le terme employé par le &lt;a href="http://www.mlq.qc.ca"&gt;Mouvement Laïque Québécois&lt;/a&gt;, «Accommodements &lt;em&gt;&lt;strong&gt;religieux&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;», est pas mal plus adéquat pour rendre compte exactement de ce qui est présentement en jeu. Précisons en passant que si les médias et les politiciens faisaient preuve d'un peu plus de rigueur, c'est ce terme qu'ils devraient employer eux aussi, car présentement chez nous, nous assistons bel et bien à des tentatives d'imposer à notre société des normes propres à certaines croyances religieuses dogmatiques, et dont les valeurs s'opposent de plein fouet aux libertés fondamentales pour lesquelles des générations de libres penseurs ont dû lutter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Geadah nous incite aussi à prendre conscience du fait que, derrière les demandes d'accommodements religieux, c'est l'intégrisme religieux qui tente de s'imposer à la société. Son propos est à cet égard on ne peut plus clair : "&lt;span style="color:#000099;"&gt;l'intégrisme cherche à manipuler la religion à des fins politiques, s'attaquant au pouvoir séculier et réclamant toujours plus d'espace social, juridique et politique.&lt;/span&gt;" Ce fait devrait nous inciter à une plus grande lucidité, en particulier en ce qui concerne non seulement les droits et l'égalité des femmes, mais aussi les fondements mêmes de notre société démocratique et pluraliste: "&lt;span style="color:#000099;"&gt;La montée des intégrismes religieux menace non seulement les femmes, mais l'ensemble de la société. En cherchant à imposer ses valeurs dans l'espace public, l'intégrisme menace la liberté d'expression, au nom du respect des religions. En témoignent les menaces, les procès et les attaques, parfois meurtrières, tant en Occident que dans le monde musulman, menés par les mouvements intégristes contre des politiciens, des juges et des intellectuels (cinéastes, écrivains et autres) qui osent critiquer ouvertement les interprétations religieuses intégristes.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant quoi l'auteure critique, avec raison, l'approche strictement juridique qui, jusqu'ici, règne chez nous par rapport aux demandes intégristes d'accommodements religieux. En fait, en pliant devant les demandes intégristes qui se font de plus en plus fréquentes, nos tribunaux sont en train de présider actuellement à la fragilisation de nos libertés fondamentales et de notre démocratie elle-même. Il est plus que temps que la société se fasse entendre là-dessus, afin que les tribunaux en arrivent à faire preuve de plus de raison que ce qu'ils ont démontré jusqu'ici dans leurs jugements. Comme le souligne Mme Geadah, "&lt;span style="color:#000099;"&gt;l'approche juridique occidentale qui conçoit la liberté religieuse sous l'angle du choix individuel ne permet pas de tenir compte de cette réalité sociologique plus vaste, où des individus et des groupes organisés se réclament de la démocratie pour tenter de s'arroger un pouvoir abusif, niant ainsi les libertés fondamentales.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De lucidité, Yolande Geadah en fait preuve aussi lorsqu'elle appelle à éviter le double piège du racisme et du relativisme culturel. Ne serait-ce que pour cela, son livre devrait être mis dans les mains de toute personne qui s'oppose autant au racisme qu'à l'obscurantisme religieux. Car comme le dit si bien l'auteure, il est plus que temps que l'on se rende compte de la nécessité de "&lt;span style="color:#000099;"&gt;cesser de voir du racisme dans toute critique des accommodements, comme de cesser de croire que la seule façon de lutter contre les préjugés est d'appuyer toutes les revendications religieuses, y compris celles qui sont issues des interprétations les plus rigides de la religion. Les pratiques restrictives et discriminatoires à l'égard des femmes, perpétrées au nom des valeurs religieuses ou culturelles, contribuent à nourrir les préjugés à l'endroit des minorités. Par conséquent, on ne peut lutter efficacement contre le racisme sans remettre en question ces pratiques. (...) Il faut dégager l'espace de liberté nécessaire pour lutter à deux niveaux, contre les préjugés et le racisme, d'une part, et contre les interprétations misogynes ou trop rigides des religions, d'autre part.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus d'un très éclairant chapitre sur les défis posés par la mise en oeuvre de la laïcité dans des pays aussi différents que la France, les États-Unis et la Turquie, en plus d'un autre consacré à une critique très pertinente et juste de l'approche strictement juridique qui prévaut chez nous, Yolande Geadah rappelle certains faits essentiels quant à certains symboles religieux, dont selon elle (et en cela je l'approuve entièrement) nous ne devons surtout pas perdre de vue le sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nécessité m'a amené à une réflexion personnelle sur certains de ces symboles. Le hijab par exemple, qui suscite chez nous bien des vagues suite aux pressions de groupes intégristes, est un symbole de soumission des femmes aux hommes. Ce qu'il signifie essentiellement, c'est que le corps de la femme serait source d'«impureté», donc à cacher jusqu'à sa chevelure. D'une telle logique, faudrait-il alors déduire que le corps des hommes, n'ayant pas à être voilé, n'inspirerait quant à lui que la «pureté» la plus immaculée ? Voilà à quel genre de réflexion peut mener une absurdité misogyne et dominatrice quand on l'érige en dogme auquel, dans ce cas-ci, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;seules&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; les femmes doivent se soumettre. En plus de son immoralité inhérente, cette abjecte misogynie ne devrait que révolter la conscience humaine, car elle porte outrage non seulement à la dignité de la femme, mais aussi à celle de l'homme lui-même, que des intégristes obsédés réduisent à l'état d'un ignoble prédateur incapable de maîtriser les pulsions charnelles qui, selon eux, s'empareraient de lui dès que son regard se pose sur une chevelure féminine. N'en déplaise aux intégristes de tout poil, l'homme est capable de beaucoup plus de décence et de dignité que ce que laisse entendre leur idéologie qui rabaisse l'être humain à l'état animal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce sens, il est bon de nous rappeler que l'idéologie qui accompagne le hijab est à combattre, et qu'on ne devrait surtout pas se gêner pour la dénoncer. Même chose pour le fameux kirpan, dont la Cour Suprême a bêtement autorisé le port à l'école : ce couteau symbolise le devoir de se faire justice à soi-même si la religion est «attaquée». Est-ce bien là le genre de valeurs que nous voulons voir prospérer dans notre société ? La question se pose, en tout cas, et il faut souhaiter que les tribunaux parviennent enfin à quelque bon sens à ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, l'auteure appelle, avec raison encore une fois, à "&lt;span style="color:#000099;"&gt;affirmer le principe selon lequel le discours religieux et l'éducation religieuse doivent respecter les droits inscrits dans les chartes. Ainsi, ils ne doivent pas nier l'égalité des sexes, ni porter atteinte à la dignité des femmes, ni encore inciter à la coercition dans l'imposition des valeurs morales. Cette règle doit s'appliquer à tous également, indépendamment de l'appartenance ethnique. Dans un système de droit, le discours et les pratiques religieuses ne peuvent pas avoir préséance sur les lois et les chartes. Toutes les religions seraient ainsi libres et respectées, mais devraient en contrepartie délaisser toute idéologie axée sur la domination mâle et sur la hiérarchie des groupes ethniques et religieux.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces propos de Yolande Geadah indiquent combien elle a su se faire la voix du bon sens et de la raison. C'est pourquoi on peut souhaiter que, suite à la désolante confusion qui s'est emparée de tout le débat sur les demandes d'accommodements religieux, son livre soit largement lu, réfléchi et débattu. En fait, par sa clarté et sa concision même, ce livre représente un outil essentiel à chaque citoyen et chaque citoyenne qui veut s'engager pour que notre société préserve l'espace de liberté et de dignité qu'elle s'est donné non sans avoir dû mener des luttes très difficiles au cours de son histoire, et cela souvent au prix de sacrifices importants pour ceux et celles qui ont eu le courage de les mener.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne doit jamais rien prendre pour acquis, surtout en matière de libertés, même fondamentales. Il appartient donc à chacune et chacun d'entre nous d'agir en conséquence. D'ailleurs, il y a plus de deux siècles, Johann G. Fichte nous avait légué ce message qui, de nos jours, est encore bien loin d'avoir perdu de son actualité :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;«Si vos ancêtres avaient été aussi lâches que vous, vous seriez demeurés dans la servitude la plus honteuse qui puisse peser sur l'esprit et le corps: vous seriez toujours les esclaves d'un despote spirituel. Ils ont arraché par de durs combats ce qu'un peu de fermeté de votre part suffirait à conserver.»&lt;/span&gt; (&lt;strong&gt;J.G. Fichte&lt;/strong&gt;, &lt;a href="http://www.1001nuits.com/Fiche.asp?LeCodeOuvrage=4927380"&gt;De la liberté de penser&lt;/a&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-4369747623083766426?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4369747623083766426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4369747623083766426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/05/pour-que-notre-socit-reste-un-espace-de.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RlZR55olh0I/AAAAAAAAAQ0/I2EX2NJlym0/s72-c/YolandeGeadah.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-9073043147133508182</id><published>2007-05-10T20:44:00.000-04:00</published><updated>2007-05-25T03:09:14.355-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rke56LdFS5I/AAAAAAAAAQs/w-hTackCQ8I/s1600-h/Attention_Dormir.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5064220715159735186" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rke56LdFS5I/AAAAAAAAAQs/w-hTackCQ8I/s200/Attention_Dormir.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;E&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;xprimez-vous !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Par Daniel Laprès. Article publié dans le cadre de la rubrique &lt;em&gt;D'un Canada à l'autre&lt;/em&gt;, journal La Presse, Montréal, le dimanche 13 mai 2007, p. A14.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;(N.B. : Ce n'est pas moi qui ai choisi le titre tel que publié dans La Presse, car j'aurais mis plutôt « &lt;em&gt;Fédéralistes, déniaisez-vous! &lt;/em&gt;» au lieu de « &lt;em&gt;Exprimez-vous&lt;/em&gt; »... Mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie... ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En plus du résultat des dernières élections, la démission d’André Boisclair s’ajoute aux déboires que le mouvement indépendantiste connaît depuis quelque temps. S’il est vrai que ce mouvement se retrouve bel et bien en pleine tourmente, ça ne signifie pas pour autant que tout serait au beau fixe pour les fédéralistes. Croire le contraire, ce serait se préparer à d’éventuels lendemains bien pénibles. Il suffirait d’un simple retournement de conjoncture, et tout pourrait basculer dans l’autre sens, comme on l’avait vu suite à l’échec de l’accord du Lac Meech, en 1990, et aussi il y a deux ans avec le scandale des commandites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dirait que les fédéralistes se font encore une fois l’illusion qu’ils pourront gagner par défaut, ce qui les amène à dormir sur la «switch», une attitude qui leur est pas mal trop coutumière. Plusieurs parmi eux se réjouissent des divisions qui agitent le camp indépendantiste ; d’autres pensent qu’avec le succès récent de l’ADQ et les apparents mamours entre Stephen Harper et Mario Dumont, c’en serait fait du PQ, donc de l’idée indépendantiste elle-même ; enfin, il y en a qui aiment se dire entre eux que « les-Québécois-seraient-tannés-d’entendre-parler-de-référendum-et-veulent-passer-à-autre chose ». En un mot, la tendance actuellement en vogue chez les fédéralistes consiste à espérer que le camp adverse fasse tout le travail à leur place. Mais pendant ce temps-là, bien peu est fait pour inciter les Québécois à réellement adhérer à l’idée canadienne, ou encore à s’ouvrir à des idées différentes de la vulgate nationaliste qui tient lieu ici de pensée unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mis à part quelques rares éditorialistes bien téméraires qui avancent certaines idées, ou encore certains auteurs tout aussi rares, comme Éric Montpetit avec son récent livre &lt;a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=2625"&gt;Le fédéralisme d’ouverture&lt;/a&gt; (éditions Septentrion), les fédéralistes sont encore totalement absents du débat d’idées au Québec. Aucun &lt;em&gt;think tank&lt;/em&gt;, aucun mouvement ou organisation pour rassembler leurs forces ou débattre entre eux, aucune initiative politique ne sont perceptibles de leur côté. Ne parlons pas de leurs partis politiques, qui restent encore un désolant désert d’idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous voulez avoir accès à une réflexion originale et créatrice sur la question nationale, il vous faudra chercher ailleurs que dans les milieux fédéralistes. Quand on fait ce petit effort, on se rend alors compte que c’est dans des cercles libres de toute partisannerie qu’on peut découvrir une pensée réellement critique quant au nationalisme, comme par exemple dans la revue &lt;a href="http://www.revueliberte.ca/"&gt;Liberté&lt;/a&gt;, dont les deux dernières livraisons témoignent d’une réelle volonté de renouveler, avec un esprit d’une rafraîchissante audace, les termes de ce débat national et identitaire qui est figé depuis trop longtemps. (Voir mes commentaires sur les numéros &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/04/de-quoi-lire-pour-se-dniaiser.html"&gt;275-76&lt;/a&gt; (numéro double) et &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/des-crivains-contre-la-pense-unique-on.html"&gt;274&lt;/a&gt; de la revue Liberté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, quand je parle de ce genre de périodique ou de certains livres aux gens que je côtoie dans les milieux fédéralistes, je constate généralement qu’à peu près personne n’est au courant. C’est comme si nos bons fédéralistes ne savent pas ce que c’est que d’aller en librairie de temps en temps, ou encore de s’informer de certains débats ou idées qui émergent ou circulent dans notre société. On ne trouve pas non plus de leur côté d’intervention originale quant aux enjeux qui agitent la société québécoise, comme par exemples les accommodements religieux et les menaces qu’ils posent à la laïcité, la situation dans les régions, l’identité et la culture, l’environnement, les affaires internationales, le rôle de la société civile, et j’en passe. Tout cela comme si les fédéralistes trouvaient des vertus à se maintenir déconnectés des préoccupations concrètes d’un très large nombre de Québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, il y en a qui déplorent «l’absence» du discours fédéraliste dans le débat public. Mais de quel « discours » parlent-ils alors ? Où est-il donc, ce « discours » ? Les fédéralistes ne débattent même pas entre eux, alors comment pourraient-ils produire un discours qui rejoindrait certaines cordes sensibles dans l’esprit des Québécois ? Ce n’est pourtant pas en restant dans une telle léthargie que les fédéralistes renouvelleront leurs idées, ou encore qu’ils pourront améliorer leur conscience de ce que vivent et pensent les Québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’ils veulent réellement reprendre l’initiative dans le débat, les fédéralistes doivent admettre au plus vite qu’il n’en tient qu’à eux de s’en donner les moyens. Qu’ils brassent leurs méninges un peu mieux et un peu plus qu’ils ne le font présentement, et aussi, qu’ils se donnent les moyens organisationnels requis ─ et financés démocratiquement, donc de leur propre poche ─ pour qu’ils puissent enfin intervenir plus efficacement et, surtout, avec des idées originales et pertinentes qui puissent rejoindre ceux à qui ils doivent s’adresser : les Québécois eux-mêmes. En somme, s’il est vrai que les difficultés présentes du camp indépendantiste leur procure une certaine accalmie, les fédéralistes ont intérêt à en profiter pour travailler et pour se renouveler. À défaut de quoi, ils prennent le risque de s’exposer, encore une fois, à des lendemains qui déchantent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-9073043147133508182?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/9073043147133508182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/9073043147133508182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/05/fdralistes-exprimez-vous-par-daniel.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rke56LdFS5I/AAAAAAAAAQs/w-hTackCQ8I/s72-c/Attention_Dormir.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-7444374287850414980</id><published>2007-05-08T15:53:00.000-04:00</published><updated>2007-05-25T21:49:27.371-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RkDVV7dFS3I/AAAAAAAAAQY/EL8pilrxsGg/s1600-h/Barnavi.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5062280553878080370" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RkDVV7dFS3I/AAAAAAAAAQY/EL8pilrxsGg/s320/Barnavi.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Défendre la laïcité, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;c'est défendre la liberté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'on peut constater dans la foulée de l'affaire des accommodements &lt;em&gt;religieux&lt;/em&gt; (qui n'ont en réalité absolument rien de «raisonnables») que l'on vit au Québec, c'est que le débat sur la place de la religion dans une société démocratique et libérale, de même que sur les fondements réels de ces mêmes religions, est complètement mis de côté. Des bien-pensants de toutes sortes occupent le devant de la scène en ressassant constamment la même rengaine : "Il faut", selon eux, "respecter toutes les croyances", comme s'il fallait absolument s'interdire de les critiquer. Je pense que c'est une grave erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, il faut respecter le droit de quiconque à croire à ce qu'il veut, et même à des absurdités et loufoqueries, qui, soit dit en passant, ne sont pas le monopole des sectes ésotériques qui foisonnent un peu partout de nos jours. En effet, les grandes religions monothéistes que le sont christianisme, le judaïsme et l'islam sont toutes trois fondées sur des fables entièrement inventées par des hommes ; même si les recueils de ces fables (la Bible, la Torah et le Coran), sont appelés «Livres Sacrés» par les adeptes de ces religions, tout cela reste ce que c'est dans la réalité : des fables racontant des invraisemblances et des extravagances tout aussi farfelues les unes que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, encore une fois, libre à chacun d'y croire à sa guise, ainsi qu'aux dogmes, tout aussi invraisemblables et absurdes, qui servent également de fondements aux religions. Par exemple, quelqu'un peut bien, dans sa tête, se convaincre mordicus de la véracité absolue du dogme de l'Immaculée-Conception de la «vierge» Marie, ou encore croire dur comme fer que l'Ange Gabriel en personne aurait bel et bien apparu à Mahomet, lequel aurait en prime fait un séjour au Paradis pour rencontrer Abraham, Jésus et Allah pour ensuite revenir sur terre pour répandre son interprétation de la «volonté divine» . De telles fables font partie de croyances qui sont certes complètement irrationnelles, mais qui en même temps ne font pas de mal à personne. À condition toutefois que ces mêmes croyances restent strictement cantonnées dans la sphère du privé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que là où le bât blesse avec les religions -- en particulier avec les religions monothéistes -- c'est quand elles manifestent leur propension intrinsèque à imposer leurs dogmes à la société humaine. Dans son très éclairant livre &lt;em&gt;Les religions meurtrières&lt;/em&gt; (éditions Flammarion), Élie Barnavi permet de mesurer cette réalité que &lt;span style="color:#000099;"&gt;"la religion, toute religion, reste d'abord une affaire de groupe, c'est-à-dire de pouvoir. (...) Toute religion est politique. Qu'est-ce que cela veut dire ? D'abord que, &lt;em&gt;sauf dans nos sociétés dûment sécularisées&lt;/em&gt;, il est de l'obligation du groupe de les imposer à l'individu, pour so propre bien comme pour le salut de la communauté, s'il le faut contre sa propre volonté. (...) Toute religion révélée est une religion de combat ; seules les armes changent, et l'ardeur à s'en servir"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Sauf&lt;/em&gt; dans nos sociétés sécularisées", en effet. Barnavi a bien raison de le souligner. Parce que si ce n'était de cette laïcité acquise si durement dans l'histoire des sociétés démocratiques -- de cette laïcité qui, ne l'oublions pas, est la liberté -- il n'y aurait ni tolérance, ni pluralisme, ni respect des droits humains, parce que toute l'existence, sociale comme individuelle, serait dominée par le dogme religieux et ses «interprètes» autoproclamés. Ceci s'est toujours vérifié dans l'histoire, et cela se vérifie encore de nos jours dans certaines parties du monde. Mais pour que ce "&lt;em&gt;sauf&lt;/em&gt;" qui concerne nos sociétés sécularisées puisse être préservé, il est clair qu'il nous faudra défendre la laïcité -- donc, je le répète, la liberté -- contre les tendances dominatrices et oppressives des religions. Parce que l'avènement de nos libertés démocratiques proviennent justement des luttes (et aussi des sacrifices, ne l'oublions jamais) des libre-penseurs contre le despotisme et la tyrannie imposées par les pouvoirs religieux. Sans leurs combats pour la laïcité, il n'y aurait pas de libertés dans les sociétés démocratiques occidentales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour y arriver, il faut, plus que jamais de nos jours et même chez nous, affirmer le droit à l'expression libre de la critique des fondements des religions. Par exemple, prendre la liberté de dire ouvertement ce qu'il en est en réalité des «Livres Sacrés». Barnavi le fait d'ailleurs fort bien : &lt;span style="color:#000099;"&gt;"Les textes sacrés étant obscurs, pour en dégager la vérité cachée il faut les interpréter. Ces interprétations, sacralisées à leur tour, s'empilent au cours des siècles pour former un imposant et fort disparate corpus textuel, lui même interprétable à l'infini. (...) Il est aussi stupide d'aller chercher dans le Coran les sourates qui prêchent la guerre sainte pour rendre compte des agissements de Ben Laden que de glaner dans la Bible de quoi expliquer le geste de l'assassin de Rabin. Certes, c'est ce qu'ils font, eux. Mais leurs adversaires, au sein des mêmes religions, trouveront d'autres sourates, d'autres versets, pour justifier un comportement exactement contraire. Les Écritures sont des auberges espagnoles, on y vient avec ce que l'on a et l'on y trouve ce que l'on veut."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on prend conscience de cette réalité concernant les «Livres Sacrés», comment peut-on ensuite vouloir «respecter» les croyances qui s'inspirent d'une lecture fondamentaliste de ces mêmes textes, qui furent écrits par des hommes qui ont prétendu, sans que cela soit jamais vérifiable, porter la soi-disant «parole divine», et que leurs disciples, en bons zélateurs qu'ils sont toujours, s'efforcent d'imposer à l'ensemble de la société ? N'a-t-on pas vu, et ne voit-on pas encore, tellement de calamités et de tragédies provoquées par le genre humain contre lui-même à cause de ces religions fondées sur une conception complètement dévoyée du «sacré» ? Je dis «dévoyée», car ce qui devrait toujours être considéré comme réellement sacré, n'est-ce pas justement l'être humain, sa dignité dont la liberté de conscience est une dimension centrale, de même que la nature concrète ? Tandis que ce qui est «sacré» pour les religions, ce sont leurs fables et leurs dogmes, et selon elles, l'être humain n'a qu'à s'y soumettre aveuglément, de même qu'aux volontés et dictats de leurs interprètes dont la principale passion consiste surtout à exercer leur contrôle absolu sur les consciences et sur la vie des individus et des collectivités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lecture du livre de Barnavi le montre bien : parce qu'aux yeux des religions seuls leurs dogmes sont sacrés, les religions méprisent l'être humain, et elles lui dénient son droit à la liberté de conscience. D'où le fait, trop souvent avéré et, malheureusement, encore actuel, que les religions, lorsque leurs préceptes sont appliqués de manière fondamentaliste, se révèlent &lt;em&gt;toujours&lt;/em&gt; meurtrières. Elles ont alors une forte propension à tuer les gens dans leurs corps, ou, à tout le moins, dans leurs esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant quoi ceux et celles qui sont attachés à la dignité et à la liberté de la personne humaine doivent lutter pour que soit préservée la laïcité. Devant les tentatives d'imposer chez nous l'observation de dogmes religieux jusqu'à prétendre faire plier nos institutions sociales et collectives -- comme le démontrent chez nous les demandes d'accomodements religieux -- la lutte est en effet redevenue nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'écrit Barnavi, cette lutte "&lt;span style="color:#000099;"&gt;passe par la réaffirmation de quelques règles simples, dont l'application ne doit souffrir aucune discussion, aucune compromission, aucune dérogation. Ici, on ne bat pas sa femme, on n'excise pas sa fille, on ne tue pas sa soeur sous prétexte qu'elle a souillé l'honneur de la famille en refusant le mari qu'on voulait lui imposer. Ici, la conscience est autonome et la religion relève du libre choix de l'individu. Ici, on ne tolère aucune manifestation de sectarisme religieux, les prêches haineux sont proscrits, l'incitation à la violence est interdite par la loi. (...) Cette laïcité, sans laquelle il n'est pas de démocratie, il nous faut la défendre becs et ongles, sans nuances ni faiblesse. "&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Bien entendu, affirmer de tels principes ne donne pas beaucoup dans le «politically correct». Mais j'ai l'impression que, sous prétexte de «respect des croyances», on est en train de perdre de vue ce sur quoi reposent les fondements de nos libertés, de même que nos valeurs démocratiques. Il y en a aussi certains qui parlent d'un certain "Dialogue des civilisations". Mais, là aussi, Élie Barnavi le montre bien : un tel "dialogue" est impossible : &lt;span style="color:#000099;"&gt;"Entre les sociétés qui respectent la laïcité, donc la liberté, et celles qui ne comprennent même pas ce que cela veut dire, on a inventé le «dialogue des civilisations». C'est un miroir aux alouettes. Car de quoi peut-on bien parler dans ces séances de «dialogue», où l'on fait assaut d'hypocrites amabilités ? Des textes ? Mais les textes, on l'a vu, ne disent que ce qu'on veut bien leur faire dire. C'est donc de cela qu'il faudrait parler ; mais c'est précisément ce dont on ne peut pas parler. (...) La ligne de fracture passe au coeur des systèmes de croyances. (...) Il y a la civilisation et la barbarie, et entre les deux il n'y a point de dialogue possible."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, pour ma part, je me demande bien comment on peut «dialoguer» en toute honnêteté intellectuelle et morale avec, par exemple en ce qui concerne l'islam, les tenants d'une religion qui considère, tel que promulgué par son «livre sacré», que quiconque n'est pas musulman n'est qu'un vulgaire «mécréant». Faute d'admettre ce fait qui est l'un des principes mêmes de la religion islamique, et que les musulmans qui prétendent être désireux de «dialogue» doivent rejeter ouvertement et sans aucune ambiguïté, le «dialogue» en question n'est en effet que pure hypocrisie, et ne peut en bout de ligne aboutir à rien de contret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi un autre fait important que souligne Barnavi. Et là, je suis bien conscient que je vais commettre une véritable hérésie en regard des convictions fédéralistes qu'on me connaît (je ne suis toutefois pas attaché à aucun dogme, même et surtout pas dans mon propre camp) : le multiculturalisme est un leurre, et un échec patent. Car, comme l'affirme Barnavi à juste titre, &lt;span style="color:#000099;"&gt;" on ne bâtit pas une société digne de ce nom (...) ce qui implique une culture commune, une mesure de mémoire partagée, en enfermant les gens dans leur propre culture et leur propre mémoire. (...) Le multiculturalisme refuse de voir que le corps social ne saurait supporter sans réagir n'importe quelle greffe, à n'importe quelles conditions. Qu'il soit pervers ou sincère, le multiculturalisme conduit au guetto".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on se montre le moindrement lucide, n'est-ce pas là ce qui est arrivé au Canada, avec ces replis identitaires et leur interminable lot de revendications, qu'elles soient ethniques ou religieuses, qu'on a nourries à même nos institutions publiques ? Résultat : on en est arrivé à avoir chez nous des communautés qui , sous prétexte de croyances religieuses dogmatiques, ne trouvent aucun intérêt à participer à la mise en oeuvre des valeurs démocratiques et libérales qui sont pourtant le socle de notre société. Pire encore, il y a de ces communautés qui, au nom de leurs croyances, méprisent profondément ces mêmes valeurs et qui vont jusqu'à s'en considérer les ennemis. Mais pourquoi donc ces gens ont-ils choisi de vivre ici ? Qu'ils déménagent donc à Téhéran ou à Ryad, ils ne s'en porteront que mieux puisque là-bas leur dogmatisme est appliqué à la lettre, et cela jusqu'à atteindre un effroyable degré de cruauté et de barbarie. Et nous aussi, ceux et celles qui, quelques soient leurs origines, croient que la liberté est sacrée et que la société n'a pas à se plier à aucun dogme religieux, nous ne nous en porterons que mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut donc travailler dès maintenant pour rectifier le tir. Et ça presse de plus en plus. Par exemple, en explorant l'une des propositions avancées par Barnavi dans son livre, lorsqu'il soutient que s'il est vrai qu'en France &lt;span style="color:#000099;"&gt;"la République&lt;/span&gt; (ici c'est de la démocratie dont il s'agit) &lt;span style="color:#000099;"&gt;est bonne fille, elle doit réapprendre à sortir ses griffes. Elle ne doit pas seulement interdire qu'on enfreigne ses lois, elle doit exiger qu'on embrasse son éthique. (...) L'octroi de la citoyenneté doit s'accompagner d'un serment d'allégeance aux principes fondamentaux de la démocratie."&lt;/span&gt; Sinon : «Dehors!» D'ailleurs, la France est dotée d'une procédure de destitution de la citoyenneté pour les cas où, sur une période s'écoulant sur dix ans après l'obtention du statut de citoyen, un individu commet des actes allant à l'encontre du respect d'un tel contrat. Une telle mesure ne me paraît pas du tout à exclure chez nous, si toutefois elle est appliquée dans un cadre clair et transparent, qui aussi ne laisserait place à aucun arbitraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en arriver là, cependant, il est clair que nous aurons besoin de leaders politiques plus courageux et plus attachés à défendre nos libertés fondamentales que ce qu'on nous sert de nos jours. (Pour ma part, je suis libéral, mais je suis révolté de voir combien les partis qui se réclament de ce nom, et cela tant au niveau provincial que fédéral, à cause de leur clientélisme politique, se montrent éloignés de toute défense de cette valeur authentiquement libérale qu'est la laïcité. Ces partis libéraux, qui proviennent pourtant en droite ligne des Rouges anticléricaux du 19e siècle, ne sont plus qu'un très pâle reflet de ce qu'ils furent dans le passé, et c'est une véritable honte).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces leaders réellement démocrates dont nous avons besoin, ils ne surgiront pas du néant comme par enchantement. Il faut au préalable que, dans la société elle-même, de plus en plus de citoyens s'organisent et agissent pour défendre la laïcité et les valeurs démocratiques sans lesquelles notre société ne serait pas ce qu'elle est. Les politiciens étant surtout des «suiveux», il faut donc que ça vienne d'abord de nous tous. Sinon, qu'on n'y songe même pas...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-7444374287850414980?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7444374287850414980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7444374287850414980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/05/dfendre-la-lacit-cest-dfendre-la-libert.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RkDVV7dFS3I/AAAAAAAAAQY/EL8pilrxsGg/s72-c/Barnavi.bmp' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-4117388210921683189</id><published>2007-05-01T12:52:00.000-04:00</published><updated>2007-05-02T17:26:06.302-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RjeuxLdFS2I/AAAAAAAAAQQ/_gojChou3NY/s1600-h/mozart_lange.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5059704866285636450" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RjeuxLdFS2I/AAAAAAAAAQQ/_gojChou3NY/s200/mozart_lange.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Cultures croisées,&lt;br /&gt;monde de beautés&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire de poursuivre sur la lancée des plaisirs que procure ce croisement des cultures qui, selon la Parole Sacrée de l'Imam Pierre Falardeau, serait tellement méprisable qu'il en condamne ce crime de trahison nationale que serait à ses yeux l'ouverture des Québécois  ( qui sont pour l'immense majorité d'entre eux beaucoup plus sains d'esprit que lui ) aux cuisines étrangères, je vais aujourd'hui m'entretenir avec vous de musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que j'ai découvert récemment un album-double CD, intitulé &lt;a href="http://www.virginclassics.com/releasedetails.php?rid=11967"&gt;Mozart l'Égyptien&lt;/a&gt;. Ma curiosité ayant été attisée par un pareil thème accolé à la musique de Mozart, je me le suis procuré sur-le-champ, mais sans trop savoir à quoi m'attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans être en rien un "expert" en musicologie (je ne saurais lire une seule note d'une partition), j’ai un très gros faible pour l’œuvre de Mozart, à cause de sa vitalité, de sa diversité, de son intensité, de sa profondeur, de sa beauté, et aussi de la joie de vivre que, sans se démentir, elle transmet à l’humanité depuis déjà plus deux siècles. J'aime aussi Mozart pour l'esprit de fraternité universelle qui l'animait jusqu'au plus profond de son être, de même que pour ses vibrants appels à contrer les obscurantismes qui s'acharnent à consacrer la division de l'humanité en sectes ou nationalités. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à visionner son fameux opéra &lt;em&gt;La Flûte enchantée&lt;/em&gt;, ou encore méditer le sens de cet extrait du texte de sa cantate K619:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Tendez la main fraternelle de l'éternelle amitié, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;dont seule une illusion, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;et non jamais la vérité, &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;vous a privés pendant si longtemps. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Brisez les liens de cette illusion !&lt;br /&gt;Déchirez le voile de ce préjugé !&lt;br /&gt;Arrachez ce vêtement&lt;br /&gt;qui habille l’humanité en sectes !&lt;br /&gt;Battez le fer qui jusqu’à maintenant&lt;br /&gt;a divisé le sang des hommes, des frères !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Faites sauter les rochers&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;avec la poudre noire &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;qui souvent a précipité le plomb meurtrier &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;dans le coeur des frères !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Par l’œuvre qu’il a nous a laissée, et qui aide encore des multitudes d’hommes et de femmes à jouir des beautés que recèlent l’esprit humain de même que toute la nature dans son immensité infinie, Mozart a su nous toucher, en la rendant plus belle, dans cette vie concrète que nous avons tous en partage, et qu’il nous aide à aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore, quand on pense au fait que Mozart est mort avant même d’avoir atteint ses 36 ans, il y a là, pour chacun d’entre nous, de quoi se laisser stimuler à donner le meilleur de nous-mêmes au cours de cette vie qui nous est dévolue, pour contribuer nous aussi à rendre notre humanité plus belle, en répandant autour de nous une certaine générosité de cœur, une certaine grandeur d’esprit, sinon une certaine noblesse d’âme. Pour dire les choses encore plus simplement : en contemplant l’œuvre de Mozart, chacun de nous est en droit de se demander quelle œuvre il est en train de faire de sa vie. En ce sens, c'est à la meilleure part de nous-mêmes qu'il nous appelle, celle qui stimule l'ouverture et l'appréciation de ces différences, souvent riches de beautés, qui caractérisent le genre humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne savais donc à quoi m'attendre en achetant cette oeuvre signée par l'audacieux compositeur Hugues de Courson, avec la collaboration de Ahmed El Maghraby et Nasredine Dalil. Mais bon sang que je ne l'ai pas regretté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que le résultat de cette fusion de la musique de Mozart avec les chants égyptiens est d'une beauté tout simplement émouvante, qui vient nous remuer au plus profond de nous-mêmes. Ce mariage entre ce sublime créateur venu d'Occident qu'est Mozart et les rythmes musicaux traditionnels d'Égypte incarne en quelque sorte une belle et inspirante rencontre de l'Orient et de l'Occident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut penser que Mozart lui-même en serait fier : ayant adhéré en 1784 à la franc-maçonnerie et aux valeurs de fraternité universelle et à celles des Lumières dont les francs-maçons du 18e siècle ont grandement oeuvré à la propagation, Mozart était animé, comme on peut le voir notamment dans sa correspondance, d'une véritable passion pour l'Égypte et son symbolisme, de même que par les leçons enseignées par ses mythes. On en perçoit d'ailleurs nettement la trace dans certaines de ses oeuvres comme &lt;em&gt;L'Oie du Caire&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Thamos Roi d'Égypte&lt;/em&gt;, ou même dans &lt;em&gt;La Flûte enchantée&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre motif de croire que Mozart se réjouirait du travail de Hugues de Courson, c'est que curieux, inventif et cultivé, Mozart était spontanément avide de découvrir les méthodes et inventions novatrices de son époque. Ses sources d'inspiration étaient des plus diversifiées, ce qui lui permit de réinventer tous les styles musicaux, souvent non sans une certaine audace qui choquait parfois certains de ses contemporains. Puisse Mozart, dont l'influence posthume sur la création musicale reste encore d'actualité, continuer à être contagieux en ce sens car, peu importe nos champs d'activité, n'est-ce pas justement cette soif de découvertes, cette ouverture vers l'étranger et l'inconnu, en un mot n'est-ce pas cette audace créatrice et cette sortie des habitudes, qui contribuent à rendre l'être humain meilleur, plus ouvert donc plus libre, sinon plus vivant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, je vous souhaite ardemment l'occasion de vous faire un beau cadeau à vous-mêmes en prenant à votre tour le temps d'entendre cette oeuvre. L'écoute, par exemple, des étonnantes harmonies provoquées par de Courson entre ces sublimes chants égyptiens traditionnels et les tout aussi sublimes oeuvres mozartiennes que sont l'Ouverture de &lt;em&gt;L'enlèvement au sérail&lt;/em&gt;, le concerto pour piano # 23, le double quartet en F, la 40e symphonie, le premier mouvement du Requiem, la Messe en Si Mineur et j'en passe, cette écoute donc, est propre à nous faire ressentir combien les êtres humains, en se donnant les uns aux autres le meilleur d'eux-mêmes, peuvent se révéler capables d'élévation, de beauté, et aussi d'ouverture vers ce qui est la source de la véritable grandeur d'âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun de nous vaut bien plus et bien mieux que ces frontières trop étroites dans lesquelles la haine, les replis identitaires, la crainte et le refus de l'Autre tentent trop souvent de nous restreindre. Et cette valeur supérieure que chacun de nous porte en lui-même, on peut en quelque sorte en sentir la présence dans ce mélange des cultures et ce pont entre les musiques qu'Hugues de Courson, Ahmed El Maghraby et Nasredine Dalil auront su nous donner avec autant de génie que de sensibilité. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-4117388210921683189?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4117388210921683189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4117388210921683189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/05/croisement-des-cultures-source-de-beaut.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RjeuxLdFS2I/AAAAAAAAAQQ/_gojChou3NY/s72-c/mozart_lange.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-675269658487072520</id><published>2007-04-28T00:01:00.000-04:00</published><updated>2007-05-03T00:05:23.518-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RjMDfLdFSjI/AAAAAAAAAN4/tosE-sfRAgk/s1600-h/AgneauAuxOignons.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058390640652798514" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RjMDfLdFSjI/AAAAAAAAAN4/tosE-sfRAgk/s200/AgneauAuxOignons.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L'Imam &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Falardeau &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;sera pas content...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, j'ai eu le plaisir de recevoir à souper mon ami et collègue blogueur hérétique Yves, de &lt;a href="http://schrodinger-44.blogspot.com/"&gt;Commentaires iconoclastes&lt;/a&gt;, qui nous vient de loin dans l'Est du Québec et qui était de passage à Montréal. C'était notre toute première rencontre, et nous nous sommes bien bidonnés à nous raconter les anecdotes désopilantes de nos aventures respectives avec nos séparateux enragés favoris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous auriez dû entendre Yves me raconter ses bien téméraires incursions dans le forum du journal intégriste &lt;a href="http://www.lequebecois.org"&gt;Le Québécois&lt;/a&gt;, c'était à s'en tordre de rire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire une histoire courte : notre ami Yves se trouvait alors à personnifier l'agneau qui se retrouve en plein milieu d'une meute de loups enragés. Et figurez-vous aussi qu'aussitôt après avoir été déchiqueté à grandes et féroces mordées par les loups, ce qui restait de la carcasse de notre "agneau" s'est vite vu imposer le bannissement perpétuel de ce forum très "ouvert" et "tolérant", et cela par nul autre que le &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/tous-lasile-vite-il-y-des-matins-o-on.html"&gt;Dr. Patrick Bourgeoys&lt;/a&gt;, le Suprême Gardien de la Porte du Temple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant d'agneau, justement, j'avais décidé de préparer pour le souper une recette que j'affectionne particulièrement, et qui se nomme &lt;em&gt;Agneau aux oignons blancs &lt;/em&gt;(voir image ci-dessus, tirée de &lt;em&gt;Saveurs d'Algérie&lt;/em&gt;, de Fadéla Benabadji, éditions EDL). C'est que, compte tenu des propos complètement débiles et remplis de xénophobie maladive qu'a déjà tenus à l'encontre du &lt;a href="http://pages.usherbrooke.ca/collectif/vol28/v28n14/societe_1.htm"&gt;cosmopolitisme culinaire&lt;/a&gt; le Guide Spirituel de l'aile intégriste du mouvement nationaliste et indépendantiste québécois, qui, bien sûr, n'est nul autre que Sa Splendeur l'Imam Pierre Falardeau, je me suis persuadé que je ne pouvais pas manquer de souligner la visite de Yves en préparant à son intention un plat de cette cuisine &lt;em&gt;étrangère&lt;/em&gt; qui répugne si horriblement aux papilles gustatives de notre Imam national.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, au lieu de ce &lt;strong&gt;« ragoût de pattes de nos mères »&lt;/strong&gt; farouchement défendu par l'Imam Falardeau qui dénonce impitoyablement les méprisables &lt;strong&gt;«suceux de sushis»&lt;/strong&gt; qui, selon lui, &lt;strong&gt;«crachent»&lt;/strong&gt; dessus, j'ai donc décidé à mon tour de souscrire effrontément à ce qui, selon la Parole Sacrée de l'Imam, n'est que cette répugnante &lt;strong&gt;«idéologie à la mode, qui sert de pensée à tous les consommateurs d’exotisme culturel de surface»&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui mes amis, vous avez bien lu (les citations de l'Imam sont exactes et elles ne sont en rien tirées de leur contexte) : selon la Science si Sublime de ce Grand Esprit qu'est l'Imam Falardeau, aimer la cuisine &lt;em&gt;étrangère &lt;/em&gt;et manger de temps en temps autre chose que de la tourtière ou du ragout de pattes de cochon ne relèverait ni plus ni moins que d'une &lt;em&gt;idéologie&lt;/em&gt; pernicieuse qui ne contribuerait qu'à souiller la Pureté de notre Grande Nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous aimez donc bouffer parfois de la cuisine vietnamienne, thaï, mexicaine, maghrébine, etc. Mais sachez donc, bande d'inconscients, que, ce faisant, ce n'est pas simplement votre appétit que vous vous trouvez à assouvir. Non, mes amis, réveillez-vous !!! Rendez-vous enfin compte que vous vous faites ainsi les ignobles complices d'une &lt;em&gt;idéologie&lt;/em&gt; perverse qui détruit notre Âme Nationale tout en vous éloignant de ce Culte des Ancêtres dont la seule évocation fait se ramollir les jambes de notre Imam national. Comprenez aussi, gang de félons, qu'en vous adonnant à cette cuisine &lt;em&gt;étrangère&lt;/em&gt;, vous commettez un abject crime de &lt;em&gt;trahison nationale&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant un pareil sommet de bêtise, il faut dire que si le ridicule tuait, ça ferait longtemps qu'on aurait assisté aux funérailles de l'Imam Falardeau, car il est vrai que plus con que ça, tu meurs. Mais ces propos complètement débiles et xénophobes, l'Imam Falardeau les a bel et bien dits, pourtant, et publiquement par-dessus le marché. Après ça, on trouve encore des gens au Québec qui se croient sains d'esprit mais qui admirent quand même un personnage aussi réactionnaire et capable d'un crétinisme de si haute voltige, ou qui le trouvent encore "respectable". Trouvez l'erreur... parce que moi, ça fait déjà longtemps que j'ai lancé la serviette devant l'&lt;em&gt;épaisseur&lt;/em&gt; d'un tel mystère...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc, sans gêne aucune, rejoint moi aussi les rangs de ceux qui, toujours selon la Sainte Parole de l'Imam Falardeau, «&lt;strong&gt;se prennent pour&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;le bout d’la marde, la crème de l’humanité, parce qu’ils mangent des sushis, des souvlakis ou de la panse de brebis farcie&lt;/strong&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, j'en suis d'autant plus fier après qu'une visiteuse de ce blogue m'ait rappelé, dans un commentaire laissé la semaine dernière, qu'il y a quelques années, l'Imam Falardeau s'en était pris au chroniqueur d'origine maghrébine Bernard Boulad, qui avait osé -- Ô l'infâme insolent! -- critiquer l'une de ses "oeuvres" si "géniales", du moins aux yeux de l'Imam lui-même. Et l'argument-massue de l'Imam Falardeau donnait en substance ceci : «C'est quoi, calisse, ton ostie d' problème, Boulad ? &lt;strong&gt;&lt;em&gt;T'as pas digéré tes merguez&lt;/em&gt; ?&lt;/strong&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est qu'il est vrai que l'Imam Falardeau a l'épiderme très sensible devant la moindre critique à l'égard de ce qu'il croit dur comme fer être son propre "génie". Mais quand la critique vient par surcroît d'un "étranger-qui-est-même-pas-né-icitte", l'Imam en perd vite les pédales et sa véritable nature se révèle alors dans ses plus beaux atours : se mettent alors à éructer de ses Lèvres Augustes de nauséabonds &lt;a href="http://www.pierrefalardeau.com/content/view/33/1/"&gt;torrents d'insultes&lt;/a&gt; à caractère soit haineux, ou soit raciste comme lorsqu'il visait Bernard Boulad...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, pour ce qui me concerne, ça me donne surtout le goût d'aimer les merguez encore plus qu'avant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, notre ami Yves et moi nous sommes régalés ce soir de ce savoureux mets &lt;em&gt;algérien&lt;/em&gt; qu'est l'&lt;em&gt;Agneau aux oignons blancs&lt;/em&gt;. Faut que j'avoue que j'en avais déjà fait à ma blonde, il y a quelques semaines, et son enthousiasme n'a pu que m'encourager à récidiver. Cette fois-ci, c'est donc Yves qui en a profité, le tout arrosé d'un excellent vin que ce connaisseur trop humble a judicieusement choisi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le cas où vous, cher lecteur ou lectrice, voudriez à votre tour vous adonner à cet affreux cosmopolitisme culinaire, donc joindre vous aussi les rangs de ces infidèles qui, en toute insolence, &lt;em&gt;«se prennent pour le bout d’la marde, la crème de l’humanité» &lt;/em&gt;parce que vous osez, perfide graine de traître que vous êtes, manger parfois autre chose que la cuisine bien grasse de nos Glorieux Ancêtres, j'ai songé à vous partager la recette de ce plat algérien exquis qu'est l'&lt;em&gt;Agneau aux oignons blancs. &lt;/em&gt;(Au fait, histoire de faire suer encore plus l'Imam Falardeau et ses adeptes dans leur dégoût pour tout ce qui est &lt;em&gt;étranger&lt;/em&gt;, ça se dit ainsi en langue berbère : «&lt;em&gt;Ilham bel bsal oua tomatech&lt;/em&gt;»). Et vous verrez, ça se prépare très facilement, un vrai charme, en fait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous m'en donnerez des nouvelles... Bon appétit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. : Malgré les prétentions de l'Imam Falardeau, ne vous inquiétez pas trop : vous parlerez encore français après en avoir mangé, et votre identité québécoise n'en sera amoindrie d'aucune façon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;AGNEAU AUX OIGNONS BLANCS&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Temps de préparation : &lt;strong&gt;25 min&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Temps de cuisson : &lt;strong&gt;1 h 20&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Ingrédients :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;500 g de côtelettes de longe d'agneau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;500 g d'oignons&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;3 tomates&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;1/2 boîte de pois chiches&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;1/2 cuillerée à café de poivre noir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;1 cuillerée à café de cannelle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;1 cuillerée à café de paprika &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;2 cuillerées à soupe d'huile d'olive&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;sel/poivre&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Déposer les côtelettes d'agneau dans une marmite avec la cannelle, le poivre noir et l'huile. Faites revenir puis couvrir d'eau en ajoutant le paprika et les pois chiches. Chauffer à feu moyen-doux. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Hacher grossièrement l'oignon. Couper les tomates en cubes de 3 cm. &lt;strong&gt;À mi-cuisson&lt;/strong&gt; de la viande (donc après 40 minutes), ajouter l'oignon et les tomates dans la marmite et poursuivre la cuisson. Laisser mijoter pour réduire un peu la sauce. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Déposer sur un lit de couscous dans l'assiette. Déguster.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;strong&gt;Astuce :&lt;/strong&gt; les haricots verts frais conviennent également à cette recette à la place des oignons. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-675269658487072520?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/675269658487072520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/675269658487072520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/04/limam-falardeau-sera-pas-content.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RjMDfLdFSjI/AAAAAAAAAN4/tosE-sfRAgk/s72-c/AgneauAuxOignons.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-345448808788150541</id><published>2007-04-26T15:16:00.000-04:00</published><updated>2007-04-26T21:48:49.365-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RjD6w7dFSfI/AAAAAAAAANY/w5cxOFTOcqY/s1600-h/MCC.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5057818100037405170" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RjD6w7dFSfI/AAAAAAAAANY/w5cxOFTOcqY/s400/MCC.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Des leaders musulmans démocrates canadiens contre l'intégrisme islamiste&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux semaines, je vous parlais du livre &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/04/un-journaliste-musulman-contre-le.html"&gt;L'affaire des caricatures&lt;/a&gt;, du journaliste français &lt;a href="http://www.mohamed-sifaoui.com/"&gt;Mohamed Sifaoui&lt;/a&gt;, lequel est régulièrement menacé de mort car c'est en tant que Musulman qu'il s'oppose et dénonce les fanatiques et extrémistes islamistes, sans jamais se laisser intimider par eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, j'ai pu constater depuis qu'au Canada aussi nous avons des leaders d'opinions Musulmans qui ont le courage d'affronter le fanatisme et l'intrégrisme islamistes. Ces concitoyens musulmans adhèrent pleinement aux valeurs démocratiques de notre pays, tout en acceptant de plein gré cette laïcité qui est la garante de la liberté absolue de conscience et de religion.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et, au Canada aussi, c'est à leurs risques et périls que ces leaders musulmans démocrates affichent ouvertement leurs convictions. En effet, eux aussi se voient menacés de mort par les fanatiques islamistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite à la récente affaire du hijab dans les compétitions de Tae Kwon Doo qui est survenue ici au Québec, Mme Farzana Hassan et M. Tareq Fatah, respectivement présidente et fondateur du &lt;em&gt;Congrès Musulman Canadien&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Muslim Canadian Congress&lt;/em&gt; - MCC), ont publié un article dans le &lt;em&gt;Globe and Mail&lt;/em&gt; du 18 avril dernier, pour dénoncer l'utilisation par les extrémistes de fillettes comme boucliers dans le but d'imposer leurs vues obscurantistes, de même que pour démontrer qu'il est faux de prétendre que le Coran imposerait l'obligation pour les femmes de porter ce symbole de soumission de la femme à l'homme qu'est le hijab. Le jour précédent, le MCC avait également émis un communiqué dénonçant la volonté des fanatiques d'utiliser le hijab comme outil politique. Ces deux textes se trouvent sur la page d'accueil du site web du &lt;a href="http://www.muslimcanadiancongress.org/"&gt;MCC&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, juste en dessous de l'article paru dans le Globe and Mail, et toujours sur cette page d'accueil du site du MCC, vous pourrez trouver de l'information sur les menaces de mort lancées contre les responsables du MCC par des fanatiques islamistes. Et ces menaces ne sont que les plus récentes à être survenues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs citoyens ont déploré que les leaders musulmans modérés et démocrates ne se font pas suffisamment entendre lorsque les extrémistes islamistes tentent d'imposer leur obscurantisme fanatisé, notamment en exigeant des accomodements &lt;em&gt;religieux&lt;/em&gt; (il ne faut plus jamais parler d'accomodements «raisonnables», car il n'y a absolument rien de «raisonnable» dans ces exigences!). Or, les responsables du MCC l'ont fait, et cela très clairement. Je crois que cette information doit être diffusée au maximum, car elle prouve que la majorité de nos concitoyens de foi musulmane sont eux aussi opposés au fanatisme islamiste et à l'obscurantisme qu'il tente de répandre. De plus, les menaces de mort dont Mme Hassan et M. Fatah sont l'objet indiquent assez bien la somme de courage qui leur est nécessaire pour exprimer leurs convictions démocratiques et leur attachement à nos libertés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces concitoyens courageux ont besoin de tout notre appui, et il me paraît également légitime et nécessaire de leur exprimer toute notre reconnaissance et toute notre solidarité. Je vous invite donc à visiter le site du CMM, et à exprimer à votre tour votre soutien à ses responsables, car en tant que musulmans, c'est leur vie même que ces démocrates mettent en jeu en osant ainsi affronter ouvertement le fanatisme islamiste. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-345448808788150541?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/345448808788150541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/345448808788150541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/04/des-leaders-musulmans-dmocrates.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RjD6w7dFSfI/AAAAAAAAANY/w5cxOFTOcqY/s72-c/MCC.bmp' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-2251301516324893274</id><published>2007-04-21T19:43:00.000-04:00</published><updated>2007-04-24T02:57:54.497-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5056031355711615234" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RiqhuuJtcQI/AAAAAAAAANA/Q4x53gZrHyQ/s320/mysteryperson.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Mon "ami très cher" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;m'envoie un hilarant &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;clin d'oeil...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon billet d'hier soir dans lequel je vous présente le truculent texte &lt;em&gt;L'Appel de la Crasse&lt;/em&gt; de Louis Francoeur, qui s'était amusé à pasticher l'inoubliable &lt;em&gt;Appel de la Race&lt;/em&gt; de l'abbé Lionel Groulx de si vénérée mémoire (du moins pour les  nationaleux arriérés), je vous mentionnais qu'un "ami très cher" à moi était celui grâce à qui j'ai pu, récemment, entendre parler pour la première fois de ce savoureux écrit de Francoeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous expliquais aussi que, "pour sa propre sûreté (ou la mienne ?)", je ne pouvais nommer cet "ami très cher" (voir sa photo ci-dessus), compte tenu du fait qu'il est assez connu et aussi que les disciples de l'Imam Pierre Falardeau, qui ne font pas souvent dans la tendresse comme vous le savez, le haïssent de toutes leurs tripes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, mon "ami très cher" n'a pas tardé à réagir à mon billet, dans un courriel que j'ai pu prendre pas plus tard que ce matin. Je lui ai demandé la permission de le reproduire dans mon blogue, mais en préservant son anonymat, histoire de lui éviter le bûcher, auquel il a d'ailleurs souvent goûté par le passé, quoique il y ait bien survécu jusqu'à ce jour car il n'est pas du genre à se laisser intimider par les aboiements haineux de l'Imam Falardeau et autres demeurés du même acabit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous reproduis donc ici-bas sa missive bien hilarante, mais avant il faut que je vous explique un peu le contexte de certains de ses propos -- notamment lorsqu'il me salue en m'appelant "démon", et lorsque aussi mon "ami très cher" me dit qu'il n'a rien à me pardonner, même si je connais sa position... C'est que, il y a quelques temps, il me suggérait de ne pas trop m'occuper de l'Imam Falardeau, afin de ne pas lui donner trop d'importance, et aussi parce que cela choque parfois certaines bonnes âmes qu'il ne faudrait pas trop provoquer dans leur fureur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écrivant hier soir à mon "ami très cher" pour lui faire part du fait que j'avais fini par mettre la main sur &lt;em&gt;L'Appel de la Crasse&lt;/em&gt; et que je l'avais sans tarder mis sur ce blogue, j'ai donc dû lui avouer que j'avais, encore une fois, moi le pécheur invétéré, été incapable de résister à la tentation de donner quelques coups de pattes à l'Imam Falardeau, puisque l'occasion se faisait si séduisante. C'est que je venais de lire il y a quelques jours une intervention de l'Imam Falardeau lors d'un show des Loco Locass, et dans laquelle il traitait de "caves" ceux qui osent critiquer l'héritage de Lionel Groulx, sous prétexte que selon lui le bon abbé fasciste et raciste était celui qui nous aurait redonné notre belle "Grandeur Nationale"... Alors, impossible pour moi de résister à la tentation dans pareilles circonstances...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'ai tout de même promis à mon "ami très cher" qu'à l'avenir je m'efforcerai d'être plus sage, quoique je ne puis rien lui garantir car à chaque fois que je prends connaissance des propos de l'Imam, j'y trouve toujours des conneries tellement grosses et délirantes qu'il me faut, la plupart du temps en vain, crier à en devenir aphone "VA DE RETRO, SATANAS !!!" pour essayer de chasser la tentation... Et j'ai beau m'asperger moi-même d'eau bénite, mais force est de constater que ça ne marche pas... du moins jusqu'à ce jour ! Mais gardons la Foi comme nous y appelait si bellement le bon abbé Groulx, et j'y arriverai peut-être un jour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon ! Trêve d'explication... Voici donc le courriel en question de mon "ami très cher" :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;De : " ___________ " &lt;___________&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;À : "Daniel Laprès" &lt;dlapres@yahoo.ca&gt;&lt;br /&gt;Objet: RE: L'Appel de la Crasse !&lt;br /&gt;Date : Sat, 21 Apr 2007 01:19:10 -0400&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;br /&gt;Salut, démon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immense merci pour le fou rire que tu viens de me donner -- autant à lecture de ton mail qu'à la relecture du bijou de Francoeur.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Yééééééééé ! ( Et puis... 'stie que ça fait du bien... si j'ose dire...)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Quel plaisir, non ? Le sien, celui de Francoeur, je veux dire : en le relisant, là, à l'instant, m'est immédiatement revenue l'impression très forte que j'avais déjà ressentie à la première lecture, il y a quelques années... la certitude qu'entre les lignes du texte, on l'entend, littéralement, physiquement, Francoeur, qui se marre comme un phoque, à tue-tête, en se tapant sur les cuisses. Ça c'est le sens du pastiche, mon ami, et de l'intelligence, dans les grandes largeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand à tes coups de coudes à l'Imam... je n'ai rien du tout à te pardonner, mais tu connais ma position... quoique... je dois dire que... j'hésite à le formuler pour ne pas t'encourager au vice (hé hé )... mais il faut que j'admette... que je ne peux m'empêcher de songer... qu'à mon corps défendant je songe que... malgré moi s'impose l'ombre de l'idée que...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;j'hésite encore...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;le dire ?...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;le taire ?...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Tant pis ! Je flanche !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Tu as parfaitement raison ! L'Appel de la Crasse au grand écran, avec... comment c' qu'y s'appelle, déjà ?... l'interprète créateur de Gratton soi-même, dans le rôle de &lt;em&gt;Pepére&lt;/em&gt;... et Luc Picard en &lt;em&gt;Memére&lt;/em&gt;... ce serait un cas d'au moins douze Oscar... d'une statue sur le parterre de l'Assemblée nationale avec copie conforme, miniature, dans le hall de la SSJB, sans compter un prix spécial italien, décerné par toute la presse de Berlusconi à l'unanimité... avec peut-être, dans quelques années, le Prix Sarkozi pour les Droits de l'homme ( J'ose à peine mentionner le Prix Joseph Gobbels [oups... orthographe ?]... Le Prix Joseph Gobbels pour la Conservation des Racines Identitaires.) Oui, oui, oui. ouiiiiiiiii... IL LE FAUT.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Je me calme.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Aaaaahhhh... quel plaisir, rire autant...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Dis donc, est-ce que ce n'est pas dans ce même recueil que se trouvait aussi un pastiche de Bourassa Henri, fondateur du célèbre journal intellectuel Le Bavoir ? Lui non plus, ce texte-là, n'était pas piqué des hannetons, si je me souviens bien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors grand merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, porte-toi bien. Et -- un conseil -- si tu reçois des oranges ou du chocolat par la poste ou par courrier, dans les semaines qui viennent... N'Y TOUCHE PAS !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Porte-toi bien, ô pote !&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-2251301516324893274?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2251301516324893274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2251301516324893274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/04/mon-ami-trs-cher-menvoie-un-hilarant.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RiqhuuJtcQI/AAAAAAAAANA/Q4x53gZrHyQ/s72-c/mysteryperson.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-7689453955589679586</id><published>2007-04-20T21:43:00.001-04:00</published><updated>2008-04-03T23:47:58.576-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5055691177121902834" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RilsVuJtcPI/AAAAAAAAAM4/O9q4tbYQH2Y/s320/louisfrancoeur.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Quand Louis Francoeur &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;osait se moquer &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;du bon et preux &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;abbé Groulx&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Francoeur"&gt;Louis Francoeur&lt;/a&gt; (1895-1941) (&lt;em&gt;photo ci -contre, et dont on peut voir le monument qui lui est dédié à l'angle des rues Cherrier et St-Denis, à Montréal&lt;/em&gt;) était de son temps considéré comme l'un des plus grands journalistes de chez nous, en fait le plus brillant de sa génération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux semaines environ, un ami qui m'est très cher, mais que, pour sa propre sûreté (ou la mienne ?), je ne nommerai pas car il est assez connu (ce n'est pas un politicien, loin s'en faut!) tout en étant viscéralement haï par les nationaleux du troupeau de brebis qui vénèrent en bêlant l'Imam Pierre Falardeau, cet ami très cher donc, me mentionnait justement un texte que Louis Francoeur aurait fait paraître pour se moquer de nul autre que l'&lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2006/08/oui-daccord-lchez-nous-avec-notre.html"&gt;abbé Lionel Groulx&lt;/a&gt;, ce Père Fondateur, quoique ouvertement et fièrement fascisant, de ce bon vieux nationalisme québécois qui, encore de nos jours, fait se pâmer d'aise à peu près tout ce qui existe de bien-pensants sur notre Sol Sacré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce texte de Francoeur, me disait alors mon ami très cher, avait pour titre &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'Appel de la Crasse&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, et avait pour but de pasticher, pour s'en moquer allègrement, le célèbre "roman" &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'Appel de la Race&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; du bon et preux abbé Groulx.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile de dire que je me suis sans tarder mis comme un forcené à la recherche de ce précieux écrit. J'ai fait le tour d'à peu près tout ce qui existe comme librairies d'occasions, et, le bonheur m'ayant enfin gratifié de son plus beau sourire, j'ai trouvé aujourd'hui même ce petit joyau littéraire à la librairie Débédé, rue St-Denis, niché dans l'un des coins les plus poussiéreux - là ou on ne s'aventure jamais - de l'arrière de cette librairie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, ce texte fait partie d'un recueil comprenant d'autres textes signés par Francoeur et son ami Philippe Panneton, et qui avait pour titre &lt;em&gt;Littératures à la manière de...&lt;/em&gt; , paru à Montréal en 1941 (année de la mort de Francoeur), et dans lequel les deux compères s'étaient amusés à pasticher les écrivains d'ici les plus connus à l'époque. Quant à ce bel écrit qu'est &lt;em&gt;L'Appel de la Crasse&lt;/em&gt;, il&lt;em&gt; &lt;/em&gt;est le fruit de la plume de Francoeur lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis tellement délecté et amusé à cette lecture que j'ai aussitôt décidé d'en transcrire le texte afin de le rendre disponible sur Internet. Donc, ce soir est un moment solennel et historique, mes chers amis, car ce blogue commet une première mondiale en diffusant &lt;em&gt;L'Appel de la Crasse&lt;/em&gt; sur le web, favorisant ainsi sa postérité universelle ! Je ne doute pas une seconde que nos amis nationaleux enragés, dont certains me font de temps en temps part de leur &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/03/la-hyne-enrage-rcidive.html"&gt;affection&lt;/a&gt; d'une manière touchante quoique assez singulière, en seront émus aux larmes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous y reconnaîtrez le style littéraire du bon abbé Groulx, style compâssé et empreint de ses typiques bondieuseries patriotardes qui relèvent de la niaiserie la plus émouvante et qui également, durant de longues décennies, ont si bien su contribuer à arriérer et à scléroser la culture et la pensée québécoises. Ce style, que j'avais cru jusque-là inimitable, Louis Francoeur aura accompli l'exploit de le respecter &lt;em&gt;religieusement&lt;/em&gt; avec son pastiche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, une idée s'est d'elle-même imposée à mon esprit dès le moment où j'ai complété ma lecture : l'Imam Pierre Falardeau, qui de nos jours, en bon vieux réactionnaire qu'il est, se revendique haut et fort de l'héritage de l'idéologue de la Grande Noirceur qu'était le bon abbé Groulx et qui va même jusqu'à le défendre farouchement en insultant, toujours grotesquement bien sûr, quiconque ose s'en prendre à la douce mémoire du fervent admirateur des Pétain, Mussolini et Salazar et véritable Père Fondateur de son nationalisme arriéré, l'Imam Falardeau donc, pourrait, il me semble, puiser quelque inspiration dans &lt;em&gt;L'Appel de la Crasse&lt;/em&gt;, car ce texte est certainement à la hauteur des merveilles cinématographiques dont son sublime génie daigne de temps en temps gratifier la société québécoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, l'Imam Falardeau y retrouverait tout le bel éventail des idées arriérées qu'il s'époumonne inlassablement à glorifier : culte des Ancêtres, traditionalisme le plus étroit et bête qui soit, complaisance pour le massacre de la langue française et, surtout, attachement indéfectible à ce bon vieux régime de la Nouvelle-France intolérante, obscurantiste et réactionnaire qu'affectionne tellement notre Imam national. En effet, c'est précisément ce régime pour lequel, en bon disciple de Groulx qu'il est, l'Imam Falardeau (qui hait, comme on le sait, cette ignoble idéologie cosmopolite qui souille la pureté de notre Grande Nation jusque dans ses &lt;a href="http://pages.usherbrooke.ca/collectif/vol28/v28n14/societe_1.htm"&gt;goûts culinaires&lt;/a&gt;) éprouve une si touchante nostalgie et que, de toutes ses forces, il espère voir se ré-implanter sur notre Terre Sacrée et choisie par l'Éternel en personne (du moins selon Groulx, et si Groulx le disait, nul doute que l'Imam Falardeau le croit dur comme fer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, mes chers amis, &lt;em&gt;L'Appel de la Crasse&lt;/em&gt; me paraît une scène tout à fait digne de l'immense talent que notre Imam national ne manque jamais de déployer dans chacune des prodigieuses oeuvres cinématographiques qu'il ne cesse de créer pour enrichir le patrimoine culturel de l'humanité. C'est pourquoi, en plus d'accomplir de cette façon un acte grandiose et digne de ce nationalisme arriéré dont la seule pensée lui procure des cascades d'orgasmes, l'Imam Falardeau ne devrait pas hésiter un seul instant à consacrer sa propre gloire en immortalisant &lt;em&gt;L'Appel de la Crasse&lt;/em&gt; grâce à ses ineffables dons pour le septième art. Je ne doute nullement que vous serez nombreux non seulement à abonder dans mon sens, mais aussi à réclamer avec une exaltation passionnée l'avènement de ce qui se révélerait immanquablement comme l'éclatante apothéose du génie falardien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, n'ayant point une nature cruelle, je cesse dès cet instant de vous faire languir avec mes outrecuidances. Donc, mes chers amis, il est maintenant temps de vous recueillir, afin que vous aussi puissiez enfin, à votre tour, entendre &lt;em&gt;L'Appel de la Crasse &lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#000000;"&gt;L'Appel de la Crasse&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;strong&gt;Abbé Lionel Groulx (pastiché par Louis Francoeur)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir-là, à la fin du souper, &lt;em&gt;Pepére&lt;/em&gt; essuya religieusement avec une &lt;em&gt;lichette &lt;/em&gt;de&lt;em&gt; galette au beurre&lt;/em&gt; un &lt;em&gt;restant&lt;/em&gt; de mélasse qui noircissait le fond de son assiette renversée pour le dessert. À ce geste, les vingt-quatre enfants et soixante-et-onze petits enfants qui formaient autour de la table en bois rond une couronne parfumée joyeuse, sentirent qu'il allait se passer quelque chose. Car c'était le geste préféré de l'Ancêtre aux moments graves de la vie familiale. &lt;em&gt;Memére&lt;/em&gt; s'essuya la bouche avec sa jupe en &lt;em&gt;bouragan&lt;/em&gt;, solide et plus belle en sa simplicité de toujours que toutes les mousselines et les falbalas des dames de la ville. Car depuis onze générations on se la repassait, inusable et traditionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pepére&lt;/em&gt;, lui, sortit de sa culotte en &lt;em&gt;corderoi &lt;/em&gt;une &lt;em&gt;torquette&lt;/em&gt; de tabac rendue respectable par la caresse des mains campagnardes et dorée au bout par la morsure répétée de toutes les bouches du rang. Il se tailla une généreuse &lt;em&gt;chique&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un recueillement descendit sur la cuisine et sur le &lt;em&gt;tambour&lt;/em&gt;, pareil à celui qui règne quand monsieur le curé monte en chaire pour le prône du dimanche. A la faveur de ce silence, on entendit tous les bruits nocturnes de la ferme : voix de l'écurie, voix de l'étable, voix de la &lt;em&gt;soue&lt;/em&gt;, voix de la &lt;em&gt;shed&lt;/em&gt;. On reconnaissait les &lt;em&gt;taurailles&lt;/em&gt; à la mélancolie de leurs meuglements ; les moutons, à leur timbre mal assuré ; et les gorets au sérieux de leurs exclamations assourdies. La vieille Grise, la &lt;em&gt;jument de garçon&lt;/em&gt; du Vieux, se taisait, elle, à son habitude. En effet, elle était partie, quinze ans auparavant avec l'&lt;em&gt;acheteux&lt;/em&gt; de guenilles et n'était plus revenue, désertant ainsi le terroir natal pour le luxe trompeur de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C'est à &lt;em&gt;soèr&lt;/em&gt; qu'on &lt;em&gt;s'nettèye&lt;/em&gt; », fit l'Ancêtre. Vous autres, beaux messieurs de la ville qui me lisez, vous ne savez pas ce que c'est que le grand &lt;em&gt;nettèyage&lt;/em&gt;. C'est pas qu'un petit &lt;em&gt;barda&lt;/em&gt;, je vous prie de le croire. Dans le &lt;em&gt;rang Vide-Poche&lt;/em&gt;, derrière le grand &lt;em&gt;trécarré&lt;/em&gt;, ce rite accompli deux fois l'an, à la Noël et après les foins, a gardé sa véritable importance. Fidèles aux traditions ancestrales, nos Habitants ne voudraient pas se servir de cette espèce de liquide bizarre qui coule de vos &lt;em&gt;champlures&lt;/em&gt;. Il leur faut la bonne eau du bon Dieu dont, en sachant la valeur, ils usent avec économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Aïeul continua au milieu du silence ému : « &lt;em&gt;Toé&lt;/em&gt;, Paméla, va &lt;em&gt;qu'ri&lt;/em&gt; un &lt;em&gt;siau&lt;/em&gt; d'eau. Comme le bon &lt;em&gt;Ieu&lt;/em&gt; a été &lt;em&gt;flush&lt;/em&gt; &lt;em&gt;c't'année &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;qu'i&lt;/em&gt; nous a &lt;em&gt;enwoyé&lt;/em&gt; les trois &lt;em&gt;bessons&lt;/em&gt; de Belzémire, &lt;em&gt;j'pense pas qu'i y aye&lt;/em&gt; de l'eau &lt;em&gt;d'resse&lt;/em&gt; de l'année passée, à &lt;em&gt;c't'heure&lt;/em&gt;. Et &lt;em&gt;pis&lt;/em&gt;, si on l'&lt;em&gt;use&lt;/em&gt; pas toute, tu la &lt;em&gt;gârderas&lt;/em&gt; pour la &lt;em&gt;couquerie&lt;/em&gt; ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paméla se leva avec la conscience d'accomplir une fonction traditionnelle et sacrée que tous les vieux, ceux qui avaient défriché, &lt;em&gt;sumé&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;rapaillé&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;enfirouâpé&lt;/em&gt; la terre avec le &lt;em&gt;pére&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;pepére&lt;/em&gt;, avaient fidèlement accomplie dans le passé, aux mêmes époques et avec la même eau. La &lt;em&gt;brimballe tintinnabula&lt;/em&gt; sur le &lt;em&gt;paleron&lt;/em&gt; de la &lt;em&gt;gaule&lt;/em&gt; et, par &lt;em&gt;adon&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;bistaque&lt;/em&gt; du &lt;em&gt;branleux&lt;/em&gt; se mit à &lt;em&gt;bretter&lt;/em&gt; en &lt;em&gt;fortignant&lt;/em&gt; le long de la &lt;em&gt;grémille&lt;/em&gt; du &lt;em&gt;varjet&lt;/em&gt; qui était un peu &lt;em&gt;éclanche&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans qu'il fut besoin d'un ordre du &lt;em&gt;pére&lt;/em&gt;, le p'tit &lt;em&gt;dargnier&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;gnochon&lt;/em&gt;, comme on l'appelait, sortit de son &lt;em&gt;ber&lt;/em&gt; et commença de lui-même à se dévêtir. Il ôta d'abord sa &lt;em&gt;tuque de laine caille&lt;/em&gt;, son &lt;em&gt;capot&lt;/em&gt; d'étoffe du pays et sa robe de baptême, car, né d'une race fière, béni dès son berceau, chez lui comme chez l'érable, la valeur n'attendait pas le nombre des années. Pendant ce temps-là, &lt;em&gt;Memére&lt;/em&gt; avait &lt;em&gt;rajué d'aveindre&lt;/em&gt; du fond d'un &lt;em&gt;cabaneau&lt;/em&gt; le baquet à lessive. Quand l'eau pure, lente, remplit le vaisseau où avaient été lavés les &lt;em&gt;garibaldis&lt;/em&gt;, les &lt;em&gt;nuages&lt;/em&gt; et les &lt;em&gt;câlines&lt;/em&gt; de tant de générations nourries de &lt;em&gt;beans&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;soupane&lt;/em&gt;, et &lt;em&gt;d'oreilles-de-criss&lt;/em&gt;, l'Aïeul s'assit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un après l'autre, comme au bon vieux temps, tous entrèrent dans le baquet, depuis le plus petit, &lt;em&gt;Vannutelli&lt;/em&gt;, en passant par &lt;em&gt;Arménia&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Congressa&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Ti-Pit'&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Wolfred&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Vincent-Ferrier&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Marc-Aurèle&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Polion&lt;/em&gt; (deux &lt;em&gt;bessons&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;ceusses-là itou&lt;/em&gt;), &lt;em&gt;Jean-Mozart&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Tharcisius&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Trefflé&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Dollard&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Créoline&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Jean-Baptiste de la Salle.&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Vénérie à &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Ti-Phonse&lt;/em&gt;, qui ne se sentait pas en &lt;em&gt;trime&lt;/em&gt;, obtint du chef de famille la permission de s'abstenir. C'est elle qui tenait le &lt;em&gt;rouleau&lt;/em&gt; pour &lt;em&gt;essuyer&lt;/em&gt; les petits. Successivement, tous entrèrent dans le baquet patriarcal dont les ais semblèrent tressaillir d'aise en les recevant dans ses flancs hospitaliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand &lt;em&gt;Memére&lt;/em&gt; à son tour sortit de l'eau, &lt;em&gt;Pepére&lt;/em&gt; se dévêtit. Il ôta sa &lt;em&gt;ceinture fléchée&lt;/em&gt;, son &lt;em&gt;coat&lt;/em&gt;, son &lt;em&gt;rasetrou&lt;/em&gt;, sa &lt;em&gt;bougrine&lt;/em&gt; et ses &lt;em&gt;suyers d'boeu&lt;/em&gt;. Ses gestes avaient la noblesse du geste auguste du semeur. Chacun se recueillit et fit cercle autour de sa tête blanchie par les ans et de ses pieds devenus semblables au terroir généreux qu'ils avaient si longtemps fécondé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'il laissa tomber sa bretelle avec la précision du laboureur qui guide le soc d'une main ferme, on sentit la bretelle de toute une race qui tombait &lt;em&gt;quand et&lt;/em&gt; la sienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Baisse le blagne, sacré bateau ! »,&lt;/em&gt; fit-il d'une voix brève et grave. Puis, lentement, il pénétra dans le baquet qui gémit de plaisir sous son poids. La camisole enlevée laissa voir deux bras &lt;em&gt;narveux&lt;/em&gt; et noueux comme les racines de &lt;em&gt;l'érable-à-Giguère&lt;/em&gt;, un torse aussi massif que les Laurentides natales et comme elles couvert d'une vigoureuse frondaison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce moment, sentant passer sur leurs têtes, avec celui de l'Aïeul, le souffle de l'âme nationale, tous les rameaux de ce tronc magnifique se mirent à tressaillir soudain d'une allégresse spirituelle qui anima leurs voix douces et sonores, qu'ils essayaient de rendre énergiques et frêles :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ils ne l'auront jamais (&lt;em&gt;bis&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;L'âme de la Nouvelle-France ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Redisons ce cri de vaillance :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Ils ne l'auront jamais, jamais. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les voix étaient fausses mais justes. Les voyelles et les consonnes allaient frapper les solives &lt;em&gt;emboucanées&lt;/em&gt;, tombaient sur le poêle &lt;em&gt;à trois ponts&lt;/em&gt;, passaient de là sur le &lt;em&gt;side-board&lt;/em&gt; et pénétraient le coeur de toutes ces &lt;em&gt;junesses&lt;/em&gt; comme une sève vigoureuse dont ils se sentaient prêts à éclater. Et le vieux, auréolé de sa chevelure et de son &lt;em&gt;pinch&lt;/em&gt; de neige, les yeux fixes, les narines frémissantes, les mains étendues comme pour bénir sa semence, les pieds dans le baquet familial, écouta retentir à ses oreilles &lt;em&gt;enfardochées&lt;/em&gt; le vibrant et magistral &lt;em&gt;Appel de la Crasse&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;strong&gt;Tiré de : Louis Francoeur et Philippe Panneton, &lt;em&gt;Littératures à la manière de...&lt;/em&gt; , Montréal, éditions Variété, 1941.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-7689453955589679586?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7689453955589679586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7689453955589679586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/04/quand-louis-francoeur-osait-se-moquer.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RilsVuJtcPI/AAAAAAAAAM4/O9q4tbYQH2Y/s72-c/louisfrancoeur.bmp' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-3223447275559498785</id><published>2007-04-18T18:00:00.000-04:00</published><updated>2007-04-19T17:38:56.481-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RiagY0HiOgI/AAAAAAAAAMw/9PFAgEhSp_E/s1600-h/leger-fernand-liberte-2632024.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5054903979937511938" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RiagY0HiOgI/AAAAAAAAAMw/9PFAgEhSp_E/s400/leger-fernand-liberte-2632024.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Il faut s'engager&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;J'ai reçu beaucoup de courriels depuis l'article que j'ai publié dans La Presse de dimanche dernier, et je suis très heureux de constater que beaucoup de gens partagent les préoccupations que j'y ai exprimées sur la nécessité de préserver et de défendre la laïcité dans l'espace public de notre société, de même que nos valeurs de liberté et de démocratie, tout en protégeant la liberté absolue de conscience et d'expression. Certains m'ont même envoyé des textes très bien construits et argumentés, mais que malheureusement ils n'ont pas pu faire publier. Ceci indique que beaucoup de personnes ont le désir de contribuer au débat de façon positive, et c'est bon signe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai cependant l'impression que bien des gens se sentent encore isolés par rapport à cet enjeu crucial, et voudraient apporter leur contribution. Ce fait m'a fait beaucoup réfléchir ces derniers jours. Comme plusieurs, je constate que, le plus souvent, les médias ne publieront pas les textes ou lettres que les citoyens et citoyennes leur envoient sur ce sujet. Aussi, on est pris avec la tendance "politically correct" qui fait en sorte que les bien-pensants dominent sur la place publique, ce qui fait qu'il devient difficile de rappeler certains faits essentiels ou principes fondamentaux, sans faire de concession par rapport à l'obscurantisme, à l'intégrisme et au fanatisme. Ou encore, ce sont les démagogues réactionnaires, racistes et xénophobes qui se font entendre et qui profitent de ce genre de situation pour imposer leurs vues qui outragent la conscience humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut également prendre en compte le fait que ce ne sont pas les partis politiques ni les gouvernements qui, en ce moment, sont les mieux placés pour défendre les principes laïques et démocratiques que, de peine et de misère, notre société a fini par se donner. Par exemple, on se souvient que, récemment, André Boisclair avait osé dire qu'il fallait enlever le crucifix de l'Assemblée nationale, ce sur quoi il avait entièrement raison (une fois n'est pas coutume, mais là-dessus, j'étais bel et bien totalement d'accord avec lui !), surtout quand on sait que ce crucifix n'y est pas pour des raisons prétendument "historiques" comme le clament certains fumistes, mais tout simplement parce qu'en 1937, le despote Maurice Duplessis l'y avait fait installer pour consacrer l'alliance de l'Église et de l'État. Pourtant, malgré la pertinence de sa position, André Boisclair a dû reculer sous la pression. Ceci indique que, tous partis confondus, les politiciens sont trop lâches pour faire les gestes qui s'imposent, et que les partis sont trop sclérosés ou trop peureux pour adopter les mesures nécessaires à la préservation de nos libertés fondamentales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut quand même défendre nos libertés et nos valeurs, et pour cela, il faut s'engager. Chacun et chacune de nous ne peut pas se contenter de seulement parler ou de protester tout en restant isolé dans son coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, j'ai résolu la question il y a deux semaines à peine, en signant mon adhésion au &lt;a href="http://www.mlq.qc.ca"&gt;Mouvement Laïque Québécois&lt;/a&gt; (MLQ), car cette organisation me paraît être la seule qui aborde la question des menaces posées par l'intégrisme religieux d'une manière humaniste, progressiste, ouverte et responsable, tout en étant très ferme et sans concession sur les principes. Mais je croyais que le MLQ, qui existe depuis 25 ans, avait beaucoup plus de membres qu'il n'en a en réalité, ce qui m'a surpris, et ce qui indique aussi combien, pour promouvoir nos libertés fondamentales, cette organisation, qui arrive pourtant à faire un remarquable travail de conscientisation, a besoin de tout le soutien qu'elle mérite, et aussi de la participation active du plus grand nombre possible de citoyens et de citoyennes dont les préoccupations correspondent pourtant bel et bien à celles partagées par la majorité de notre population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enjeu est clair : si les humanistes et les progressistes ne prennent pas, le plus tôt possible, le leadership sur la question de la montée de l'intégrisme religieux chez nous, ce sont les réactionnaires, les xénophobes et les racistes qui vont s'en occuper pour nous. Et les conséquences risquent à terme d'en être assez effroyables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je n'ai pas senti le besoin de partager toutes les vues exprimées par le MLQ sur toutes les questions sur lesquelles il s'est prononcé jusqu'ici.  D'ailleurs, le MLQ regroupe des gens qui partagent des vues diversifiées sur les autres enjeux de société, et cela est très bien ainsi. Mais sur le fond et sur les principes, je partage entièrement les orientations de cette organisation, et j'ai décidé de lui exprimer mon soutien en en devenant un membre actif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous voulez faire vous aussi votre part, partager vos idées tout en contribuant à renforcer la laïcité et les libertés dans notre société, et aussi combattre les dérives et récupérations réactionnaires, obscurantistes et xénophobes, je vous invite à considérer de devenir vous aussi membre du MLQ. C'est là poser un geste citoyen concret, qui permet aussi de joindre vos efforts à ceux et celles qui veulent défendre et promouvoir nos libertés dans notre société, et aussi combattre l'intégrisme et le fanatisme religieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour adhérer au MLQ, c'est très simple : vous allez sur son &lt;a href="http://www.mlq.qc.ca"&gt;site web&lt;/a&gt; et, dans la colonne de gauche, vous cliquez sur "Pour nous joindre", pour ensuite cliquer sur "Adhésion au MLQ et abonnement au bulletin". En devenant membre, vous devenez ainsi automatiquement abonné au bulletin du MLQ, qui a pour nom "Cité Laïque" et qui est en fait une publication d'une très haute qualité qui procure une large panoplie d'informations pertinentes et utiles à la réflexion et à l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles que soient leurs sensibilités sur d'autres questions, les démocrates qui veulent que notre société reste libre et ouverte peuvent trouver dans le MLQ un lieu adéquat pour sortir de leur isolement, et aussi pour jouer leur rôle de citoyens et de citoyennes vigilants et conscients du fait que notre démocratie et nos libertés ont besoin d'être défendues et renforcées. Il en va de la responsabilité de chacun d'apporter sa pierre à l'édifice. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-3223447275559498785?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/3223447275559498785'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/3223447275559498785'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/04/il-faut-sengager-jai-reu-beaucoup-de.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RiagY0HiOgI/AAAAAAAAAMw/9PFAgEhSp_E/s72-c/leger-fernand-liberte-2632024.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-8898195205135584007</id><published>2007-04-16T18:39:00.000-04:00</published><updated>2007-04-17T12:38:52.085-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RiP7XdCsCPI/AAAAAAAAAMI/39hmpWM8fuQ/s1600-h/caric.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5054159587191294194" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RiP7XdCsCPI/AAAAAAAAAMI/39hmpWM8fuQ/s400/caric.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un journaliste musulman contre le fanatisme&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux et celles qui souhaitent s'informer plus en profondeur sur les dérives du fanatisme religieux et sur les menaces qu'il fait peser, de l'intérieur même de nos sociétés démocratiques, à nos libertés fondamentales, je recommande chaleureusement la lecture du livre &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'Affaire des caricatures : dessins et manipulations&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (éditions Privé), du journaliste français &lt;a href="http://www.mohamed-sifaoui.com/"&gt;Mohamed Sifaoui&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur est un croyant de foi musulmane, pour qui la démocratie et la laïcité sont des valeurs qui priment sur les croyances religieuses ou philosophiques individuelles.  Il est l'un de ceux qui ont le courage d'enquêter sur les réseaux islamistes actifs dans nos sociétés démocratiques et libérales, et d'en dénoncer les manoeuvres sournoises qui visent à intimider, sinon à attaquer, nos sociétés ouvertes et libres, et cela dans leurs fondements mêmes. Et pour cela, Mohamed Sifaoui est vu comme un traître et un hérétique aux yeux des fanatiques islamistes. Et pour cela aussi, il est - on ne s'en surprendra pas - régulièrement menacé de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous souvenons des événements violents ayant suivi la publication de dessins de Mahomet par un journal danois. Ce pays paisible, caractérisé pour sa tolérance et son accueil généreux des resssortissants et réfugiés de partout dans le monde, s'est alors vu outrageusement calomnié, menacé et vicieusement attaqué par les franges extrémistes qui ont profité de la libéralité de la société danoise pour l'intimider d'une manière révoltante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce faisant, ces fous de dieu ont fragilisé les conditions mêmes de ces réfugiés et immigrés, dont l'immense majorité rejette pourtant le fanatisme, ou qui même, dans plusieurs cas, l'ont fui pour se réfugier dans des pays où leurs libertés fondamentales sont protégées. Ce seul fait rend d'ailleurs encore plus odieux et répugnants à la conscience humaine les actes de ces fanatiques religieux, car ceux qui alors en souffrent sont des innocents qui méritent pourtant et pleinement tout le soutien et toute la générosité de nos sociétés libérales et démocratiques. Chaque humaniste et progressiste devrait sentir sa conscience outragée et blessée devant l'action de ces fanatiques qui nourrissent ainsi, en s'en faisant les alliés objectifs, les tendances racistes, xénophobes et d'extrême-droite qui, tout comme l'intégrisme et le fanatisme religieux, piétinent la dignité de la personne humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mohamed Sifaoui a infiltré les réseaux islamistes présents au Danemark, pour démontrer, preuves à l'appui, que toute cette affaire des "caricatures", qui en réalité n'étaient pas autre chose que des dessins qui n'avaient rien d'outrageant, avait été montée de toute pièce par des fanatiques islamistes danois qui ont délibérément embrasé les pays musulmans afin de les rendre hostiles à ce pays d'accueil qu'est pour eux le Danemark. Le plus choquant est que, comme le démontre l'auteur, ces sinistres personnages vivent à mêmes les deniers publics du peuple danois, peuple qu'ils ont sciemment décidé de trahir par les actes haineux qu'ils ont planifiés et provoqués contre lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre décrit donc une à une les étapes de cette campagne d'agression orchestrée par les fous de dieu islamistes, tout en illustrant leurs mensonges, leurs manipulations sournoises et leur profond et viscéral mépris pour les valeurs démocratiques et pour les droits et libertés des individus. Ce faisant, l'auteur, par ce livre rempli de révélations révoltantes, éveille chaque démocrate où qu'il soit, et de quelque croyance religieuse ou philosophique qu'il soit, sur les dangers qui pèsent présentement sur nos libertés fondamentales. Et aussi, ce livre aide à comprendre que, malgré les calomnies lancées sous couvert de dénonciation mensongère de "xénophobie" ou de "racisme", la vérité est que ce à quoi il faut s'opposer, ce qu'il faut combattre, c'est non pas une religion en elle-même, dans ce cas-ci l'Islam, mais le fanatisme et ses manoeuvres sournoises et violentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce sens, Mohamed Sifaoui ne fait pas que nous convier à une plus grande lucidité. Il nous incite à dire haut et fort que les démocrates qui combattent le fanatisme religieux ne sont pas "islamophobes" comme le prétendent mensongèrement les fanatiques qui insultent ainsi nos valeurs fondamentales dont celle de tolérance n'est pas la moindre, mais plutôt "&lt;strong&gt;fanatismophobes&lt;/strong&gt;". Ce mot-là, d'ailleurs, on devrait le lancer sur la place publique, histoire, là aussi, de mettre les choses au clair, car qu'il s'agisse de religion ou d'idéologie, le fanatisme demeure bel et bien cet "Infâme" que Voltaire, il y a plus de deux siècles, appelait à écraser. La réalité actuelle indique, hélas, que beaucoup reste à faire pour y arriver. Restons donc vigilants, informons-nous, et, surtout, ne nous gênons pas pour revendiquer et assumer, en les défendant lorsqu'il le faut, notre démocratie, nos libertés et nos valeurs humanistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, nous ne pouvons qu'admirer le courage de ce musulman qu'est Mohamed Sifaoui. Cet esprit libéral, ce démocrate, refuse, au risque de propre vie, de voir ses propres croyances spirituelles perverties et dévoyées, voire &lt;em&gt;caricaturées&lt;/em&gt;, par le fanatisme. En cela, il est une inspiration pour chacun et chacune de ceux qui croient que la démocratie, la dignité humaine et la liberté doivent primer sur toute croyance dogmatique, et qu'elles représentent aussi ce qui, dans toute société ouverte, tolérante et pluraliste, doit être considéré comme &lt;em&gt;sacré&lt;/em&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-8898195205135584007?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/8898195205135584007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/8898195205135584007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/04/un-journaliste-musulman-contre-le.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RiP7XdCsCPI/AAAAAAAAAMI/39hmpWM8fuQ/s72-c/caric.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-584472115487974955</id><published>2007-04-15T00:01:00.000-04:00</published><updated>2007-04-15T02:29:26.024-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rh8YYdCsCOI/AAAAAAAAAMA/5iqXz3nnDRA/s1600-h/SommeildelaRaison.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5052784115324815586" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rh8YYdCsCOI/AAAAAAAAAMA/5iqXz3nnDRA/s400/SommeildelaRaison.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;em&gt;Le sommeil de la raison engendre des monstres&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Francisco &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Goya"&gt;GOYA&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;TROP ACCOMMODANT?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Les institutions publiques n'ont pas à se plier à quelque croyance religieuse que ce soit&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;par Daniel Laprès&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Article paru dans le cadre de la rubrique &lt;em&gt;D'un Canada à l'autre&lt;/em&gt;, &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;La Presse, Montréal, Dimanche 15 avril 2007, p. A12&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est Voltaire qui disait : « &lt;em&gt;Définissez les termes, vous dis-je, ou jamais nous ne nous entendrons !&lt;/em&gt; » Le moins qu’on puisse dire au sujet du débat qui sévit sur les accommodements prétendus « raisonnables », c’est que la confusion règne toujours. Inspirons-nous donc de la maxime de l’auteur du &lt;em&gt;Traité sur la tolérance&lt;/em&gt; pour qu’enfin les choses soient mises au clair dans ce débat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, peu d’intervenants ont osé admettre que le fond du problème, c’est celui des fondements mêmes des religions et de leur place dans une société démocratique, libérale et laïque. Seul le &lt;a href="http://www.mlq.qc.ca"&gt;Mouvement Laïque Québécois&lt;/a&gt; a eu la lucidité de souligner le fait que le vrai débat concerne des accommodements &lt;em&gt;religieux&lt;/em&gt; qui, par définition, n’ont strictement rien de &lt;em&gt;raisonnable&lt;/em&gt;. La religion n'a en effet rien à voir avec la raison, et cela même les croyants honnêtes l’admettront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, parler d’accommodements &lt;em&gt;raisonnables&lt;/em&gt;, ce n’est pas forcer les institutions publiques à se plier à des demandes irrationnelles dont les fondements proviennent essentiellement des fables propres à chaque secte religieuse. En réalité, les accommodements raisonnables existent déjà depuis longtemps chez nous. Un accommodement &lt;em&gt;raisonnable&lt;/em&gt;, c’est lorsqu’une institution corrige les effets discriminatoires non intentionnels de certains règlements ou normes, et cela en fonction de principes rationnels et tangibles comme l’équité, l’intégrité physique et la sécurité, dans le cadre de mesures visant entre autres les handicapés, femmes enceintes, personnes âgées, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, parler d'accommodements &lt;em&gt;religieux&lt;/em&gt; nous oblige à nous poser certaines questions fondamentales sur le genre de société qu’on veut construire. Par exemple: après nous être débarrassés de la domination de l'Église catholique sur notre société et nos institutions collectives, voulons-nous que la contrainte religieuse ressurgisse, cette fois en entrant par les fenêtres du sous-sol? Ce qu’on a acquis au Québec, assez péniblement d’ailleurs, c’est la reconnaissance du fait que la religion est une affaire strictement &lt;em&gt;privée&lt;/em&gt;, et qu'elle doit rester en dehors de la sphère &lt;em&gt;publique&lt;/em&gt; que sont nos institutions sociales et collectives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens peuvent bien croire à ce qu'ils veulent, même à des fadaises superstitieuses si cela leur chante : cela ne concerne qu’eux, et ce droit doit toujours être respecté. Mais les institutions publiques n’ont pas à se plier à quelque croyance religieuse que ce soit, surtout quand cela provient d’intégristes religieux qui méprisent la démocratie et les libertés. C'est à ce prix, et à ce prix seul, qu'on peut garantir dans notre société le pluralisme, la tolérance et, surtout, ces libertés que nous avons acquises si chèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant de libertés justement, on a vu récemment que, dans certaines démocraties d’Europe, certains mouvements intégristes réussissent à museler carrément la liberté d'expression. L'affaire des caricatures au Danemark, l'assassinat du cinéaste Theo Van Gogh en Hollande, et aussi la pièce &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.1001nuits.com/Fiche.asp?LeCodeOuvrage=4918652"&gt;Mahomet, ou le tombeau du fanatisme&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, de Voltaire, dont on a forcé l’annulation à Genève, ou encore les représentations de l'opéra &lt;em&gt;Idoménée,&lt;/em&gt; de Mozart, qu'on a presque réussi à faire annuler en Allemagne : ces faits démontrent éloquemment où nos démocraties en sont rendues en matière de libertés fondamentales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une société où l’on ne peut plus jouer librement une pièce de Voltaire ou un opéra de Mozart à cause de la pression insidieuse d’intégristes religieux ou des menaces de représailles de fanatiques, c’est une société dont les libertés sont gravement menacées. Et ces libertés, il appartient à chacun de nous de les défendre, sans jamais plier devant l’intégrisme ou le fanatisme, et même en les défiant s’il le faut. Car ce qui est &lt;em&gt;sacré&lt;/em&gt; chez nous, ce n’est pas quelque dogme ou fable religieuse que ce soit, ni la parole ou l'icône d’un quelconque «prophète» ou leader religieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est &lt;em&gt;sacré&lt;/em&gt; chez nous donc, c'est la liberté d'expression, la liberté absolue de conscience, l'égalité entre l'homme et la femme, et aussi des institutions publiques libres de toute contrainte religieuse. Ceci implique qu’on a aussi le droit de respecter ou non certaines croyances, et de dire ce qu'on pense d'elles, même de les dénigrer si on le veut, sans se voir pour cette raison menacé en aucune manière par qui ou quoi que ce soit, dans la mesure cependant où les personnes et leurs droits fondamentaux, ceux qui sont partagés par &lt;em&gt;tous&lt;/em&gt; dans notre société, sont toujours respectés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui s’en effarouchent n’ont qu’à aller vivre dans des pays où leurs dogmes religieux sont ─ souvent cruellement ─ appliqués à la lettre, et où ils pourront sans doute être pleinement heureux. Sinon, ceux qui ont des croyances dogmatiques peuvent toujours critiquer à leur guise ceux qui ne partagent pas leurs vues. Ils peuvent même créer des pièces de théâtre pour les dénigrer, et jamais ils ne seront menacés dans leur droit de le faire. Parce qu’ici, justement, ce qui est &lt;em&gt;sacré&lt;/em&gt;, c’est la personne humaine, sa dignité et ses libertés. Et pas question d’y renoncer. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-584472115487974955?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/584472115487974955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/584472115487974955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/04/le-sommeil-de-la-raison-engendre-des.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rh8YYdCsCOI/AAAAAAAAAMA/5iqXz3nnDRA/s72-c/SommeildelaRaison.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-4831291709653815893</id><published>2007-04-07T07:49:00.000-04:00</published><updated>2007-04-08T16:02:58.221-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RhcnKMg-oqI/AAAAAAAAALg/nOMbAWWX--o/s1600-h/Libert%C3%A9275-276.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5050548563231023778" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RhcnKMg-oqI/AAAAAAAAALg/nOMbAWWX--o/s400/Libert%C3%A9275-276.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;De quoi lire &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;pour se déniaiser...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voici de retour après deux semaines de grève de "blogage", ayant été assez occupé avec d'autres rédactions qui accaparaient toute mon attention...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous mes regrets donc à mes aimables visiteurs, dont certains m'ont gentiment envoyé un courriel pour s'assurer que je me portais bien. Et surtout, noblesse oblige, mes plus sincères excuses à la petite clique d'opposants nationaleux enragés qui sont devenus des fidèles lecteurs de ce blogue, avides qu'ils sont d'y puiser la &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/03/la-hyne-enrage-rcidive.html"&gt;dose de rage&lt;/a&gt; nécessaire à leur ferveur fanatisée et que mes propos, fort hérétiques à leurs yeux, leur procurent allègrement. Que ces âmes zélées se rassurent : vraiment, loin de moi l'idée de leur imposer un sevrage aussi cruel et inhumain...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux vous parler aujourd'hui du dernier numéro (en fait un numéro double) de la revue &lt;a href="http://www.revueliberte.ca/"&gt;Liberté&lt;/a&gt; (dont j'avais présenté le numéro précédent dans mon &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/des-crivains-contre-la-pense-unique-on.html"&gt;billet&lt;/a&gt; du 8 janvier dernier). Encore une fois, l'équipe et les collaborateurs de cette revue récidivent dans leur volonté de déniaiser les esprits englués dans la vulgate sociale-nationale à la sauce québécoise pimentée par les Claude Jasmin, les Imam Pierre Falardeau et autres fumistes et charlatans du même acabit, qui, en bons curés qu'ils sont, veulent à tout prix nous imposer leur conception du "Salut National", tout cela prétendument pour notre "Bien", même si ça nous fait mal et dont, surtout, ils décrètent les termes à notre place, puisque pour eux, de penser par nous-mêmes est une chose tout à fait inconcevable, sinon condamnable dès que nos points de vue ne sont pas les leurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thème de ce numéro est &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La mort du Québec: pour qui sonne le glas ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; , cela&lt;em&gt; &lt;/em&gt;en guise de réponse aux propos alarmistes tenus par l'écrivain Jacques Godbout sur la mort du Québec qu'il prévoit pour l'an 2076 (ces propos de Godbout avaient été publiés dans l'édition du 1er septembre dernier du magazine &lt;a href="http://www.lactualite.com/article.jsp?content=20060802_164018_4464"&gt;L'Actualité&lt;/a&gt;). Ce qu'on sent s'exprimer, sous diverses tonalités, dans cette édition de la revue Liberté, c'est un certain ras-le-bol de ces curés prétendument défroqués qui sonnent constamment le glas des clochers pour protéger la "Nation Québécoise" contre les sombres menaces et complots ourdis pour la réduire à néant, et cela que lesdits complots et menaces viennent des &lt;em&gt;immigrés&lt;/em&gt;, des &lt;em&gt;Anglos, &lt;/em&gt;de l'&lt;em&gt;Ogre fédéral&lt;/em&gt; ou, pire encore, de ces francophones Québécois, ces &lt;em&gt;traîtres&lt;/em&gt; qui commettent l'hérésie de croire que le Canada est une bonne chose pour le Québec et qui ne tombent pas en pamoison toute béate ni devant le fleurdelysé, ni d'ailleurs devant quelque drapeau que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'évidence, d'une telle paranoïa, mêlée de défaitisme culturel, les divers auteurs des articles de ce numéro en ont plein leur casque, et leurs propos indiquent qu'ils aimeraient bien qu'on passe enfin à autre chose, cet &lt;em&gt;autre chose&lt;/em&gt; étant ce qui nous renvoie à la vie, la vraie, la nôtre, celle qui aujourd'hui appartient à chacun de nous dans notre irréductible individualité, et cela au lieu de nous enliser dans les fantasmes et mythes "nationaux" dont ont nous a gavés jusqu'à plus soif depuis les beaux jours du très réactionnaire chanoine Lionel Groulx, véritable &lt;em&gt;Père fondateur&lt;/em&gt; de ce nationalisme identitaire dont se revendiquent toujours les chantres actuels de la "Nation", ceux-ci s'acharnant inlassablement à nous imposer, à partir des tribunes qu'ils contrôlent, un conformisme de plus en plus niais. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à se taper les chroniques d'un toujours prévisible François Parenteau dans le &lt;em&gt;Voir&lt;/em&gt;, ou à regarder quelques émissions de &lt;em&gt;Tout le monde en parle...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous en doutez encore ? Eh bien, regardez du côté de la scène &lt;em&gt;officielle&lt;/em&gt; des arts et de la culture au Québec : si tu grattes la guitare avec un certain talent et que tu veux pogner au Québec, t'as intérêt à faire vibrer la corde nationaliste. Faute de flatter dans le sens du poil la masse nationalisée par tes chansonnettes, ou encore de faire plaisir aux oreilles de ce qui sert maintenant de chroniqueurs au journal &lt;em&gt;Voir&lt;/em&gt;, penses-y même pas, t'es foutu, mon vieux... Sauf de très rares exceptions, bien sûr, mais celles-là ne font que confirmer la règle solidement établie en nos belles terres où la pensée unique nationalisto-indépendantiste tient lieu de Loi Sacrée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous donner un avant-goût du genre de contenu qu'on trouve dans ce numéro, je vous signale un seul parmi les articles qui y sont publiés, ceci pour ne pas vous priver du plaisir de vous le procurer et d'en apprécier vous-mêmes la lecture au complet... (Bien entendu, soit dit en passant, je suis persuadé que vous aurez le bon goût de l'acheter dans l'une de ces &lt;em&gt;vraies librairies&lt;/em&gt; que sont nos &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/03/soutenons-nos-librairies-indpendantes.html"&gt;librairies indépendantes&lt;/a&gt; !) ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son article qui est le tout premier du numéro, &lt;a href="http://www.lesfrancophonies.com/PAGES/maison/AUTEURS2002/Kemeid.htm"&gt;Olivier Kemeid&lt;/a&gt; relate d'abord l'expérience qu'il a connue lorsqu'il avait réagi de manière virulente dans Le Devoir aux propos de Jacques Godbout. Kemeid s'était vite vu taxer d'être un disciple de ces Grands Satans que sont aux yeux de nos nationaleux invétérés les Pierre Trudeau, Paul Desmarais ou Alain Dubuc. Pas de surprise ici, cependant : cette rengaine-là, usée jusqu'à l'os, elle est toujours systématiquement servie à quiconque ose critiquer le moindrement la pensée unique nationaliste. Mais les chantres de ladite pensée unique n'ont pas craint le ridicule (qui, après tout, ne tue pas, il est vrai) : &lt;em&gt;Kemeid&lt;/em&gt;, voilà un patronyme qui paraissait bien suspect aux oreilles de certains parmi nos nationalistes qui aiment bien pourtant prononcer le plus souvent possible les mots "Québec-pour-le-Monde"... Ainsi, une certaine dame Rolande Allard-Lacerte, dans Le Devoir du 19 septembre 2006, soupçonnait vraisemblablement Kemeid d'être un adepte de la burga. L'ironie, comme le raconte de manière savoureuse Olivier Kemeid, est qu'il est &lt;span style="color:#000099;"&gt;«&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;né au carré St-Louis à Montréal, d'une mère canadienne-française et d'un père catholique blanc-de-peau-quoique-basané arrivé ici à l'âge de six ans&lt;/span&gt;». &lt;em&gt;Tiens toé, Madame Allard-Lacerte...&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, Kemeid s'attaque au révisionnisme qui a frappé la lecture de l'histoire du Québec post-duplessiste. Ainsi, nos nationalistes réussissent à trouver du bon au dictateur corrompu Duplessis, celui-ci ayant eu le mérite à leurs yeux d'incarner un &lt;em&gt;Chef&lt;/em&gt; s'étant &lt;em&gt;tenu debout&lt;/em&gt; devant Ottawa, cet &lt;em&gt;Ogre fédéral&lt;/em&gt; que je vous mentionnais plus haut. Faut d'ailleurs se rappeler que l'un des premiers gestes du Parti Québécois prétendument progressiste, lors de sa première prise du pouvoir en 1976, fut d'ériger la statue de Duplessis devant l'Assemblée Nationale, histoire d'honorer le &lt;em&gt;Chef&lt;/em&gt; et sa belle conception de la démocratie et de la liberté&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Mais il est vrai que pour les nationalistes, quand on a été champion de la "totonomie provinciale", comme la dénommait si joliment Jean-Charles Harvey, on peut se faire pardonner bien des errements et friponneries, y compris l'arriération sociale, économique et culturelle dans laquelle Duplessis a maintenu la société québécoise durant tant d'années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kemeid ne laisse planer aucun doute quant à son peu de goût pour une telle réhabilitation de Duplessis, qu'il refuse toutefois de diaboliser car, après tout, il faut le reconnaître, Duplessis &lt;span style="color:#000099;"&gt;«n'a tout de même pas réussi à extirper complètement le Québec du monde»&lt;/span&gt;. Donc, montrons quelque indulgence à l'égard de Duplessis pour un tel échec, et en cela je suis bien d'accord moi aussi. Mais Kemeid fronce quand même les sourcils devant la tendance à voir surtout du bon dans ce despote corrompu et ennemi des libertés: &lt;span style="color:#000099;"&gt;«Que l'on nuance une époque entrée dans la légende, soit. Mais de là à passer outre à la Loi du cadenas, la persécution des intellectuels, l'immobilisme social, le conservatisme régressif et avant tout cette perpétuation du passé (...), il y a là un fossé que je ne franchirai pas. (...) Lorsque j'entends les prosateurs de la nuance invoquer tour à tour les grands travaux de Maurice Le Noblet Duplessis, du pont Le Gardeur à Repentigny aux 8000 hommes à l'île Sainte-Hélène en passant par les 35 millions de dollars sous forme de crédits agricoles aux cultivateurs, je me dis - et je sais que la comparaison va vous faire sursauter - qu'on peut également affirmer, avec une certaine vérité historique, que sous le IIIe Reich le taux de chômage était très bas.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kemeid, le téméraire bien imprudent, va plus loin, allant jusqu'à critiquer ce même révisionnisme qui fait en sorte que &lt;span style="color:#000099;"&gt;«&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;les écrits de Lionel Groulx sont évoqués avec une certaine tendresse, suivis d'un sempiternel et toujours suspect "il faut remettre ça dans le contexte"&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;»&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, "Le Contexte" !!! Heureusement que nos adorateurs de &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2006/08/oui-daccord-lchez-nous-avec-notre.html"&gt;Groulx&lt;/a&gt; l'ont, celui-là! Pour eux, "Le Contexte" explique tout, justifie tout, même l'ignoble et l'injustifiable. Groulx était fasciste, anti-démocrate, antisémite et promoteur du cléricalisme le plus réactionnaire. Groulx admirait les Salazar, Mussolini et autres dictateurs fascistes d'Europe, en plus d'avoir souhaité ardemment l'avènement d'un &lt;em&gt;Chef National&lt;/em&gt; du même genre au Québec. Mais nos nationalistes nous disent que Groulx ne pouvait pas faire autrement, car c'était à cause du "Contexte"! Pourtant, les &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/un-combattant-pour-nos-liberts-dimanche.html"&gt;Jean-Charles Harvey&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/12/sur-le-nationalisme-bonjour-tout-le.html"&gt;Hector de Saint-Denys Garneau&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.abacom.com/~pascal50/livre5.html"&gt;Télesphore-Damien Bouchard&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=42130"&gt;Paul-Émile Borduas&lt;/a&gt; et j'en passe, eux aussi, ils étaient dans ce même «Contexte», donc de la même époque que Groulx, mais ça ne les a pas empêchés de s'opposer au nationalisme arriéré de Groulx, à l'antisémitisme, au fascisme, ni de promouvoir des valeurs humanistes et de liberté. On se souvient peu de ces gens, cependant, tandis que Groulx a sa station de métro à Montréal, et bien des rues et collèges dédiés à son nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est vrai, Groulx, quoique fasciste et réactionnaire jusqu'à la moëlle, nous avait prétendument redonné notre "Grandeur Nationale", et c'est pourquoi nos nationalistes d'aujourd'hui demeurent pour la plupart pâmés devant ce "Grand Homme", même si en vérité il nous a surtout légué une lecture de l'histoire complètement débilitante et mythologisée, remplie par surcroît de bondieuseries patriotardes qui confinent à la plus pure niaiserie. (Au fait, soyez avertis : si jamais vous osez toucher à Groulx, sa plus grande émule d'aujourd'hui, l'Imam Pierre Falardeau, vous fera passer un bien mauvais quart d'heure... C'est qu'en bon réactionnaire qu'il ne manque jamais de prouver qu'il est, l'Imam Falardeau sait reconnaître les siens).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant justement de ces figures de notre histoire qui, dans le même "Contexte" que celui de Groulx, se battaient pour faire entrer le Québec dans la modernité tout en combattant ceux qui, comme Groulx et Duplessis, s'acharnaient à le maintenir dans un état d'arriération globale, Olivier Kemeid souhaite d'emblée qu'on les sorte de l'oubli dans lequel les gardiens du Temple nationaliste les ont confinées. Il appelle à &lt;span style="color:#000099;"&gt;«distinguer ce qui, dans le système alors en place, tentait de lutter, de faire subversion, de provoquer des brèches. (...) Si l'on prend 1933, par exemple, et plus généralement les années 1930, on ne peut ignorer le vent de pensée qui agite la province : la fondation de &lt;em&gt;L'Ordre&lt;/em&gt; d'Olivar Asselin, la "rénovation intellectuelle" souhaitée par &lt;em&gt;Le Clairon&lt;/em&gt; de T. D. Bouchard, &lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt; de Jean-Charles Harvey, &lt;em&gt;La Relève&lt;/em&gt; de Robert Charbonneau, &lt;em&gt;Vivre&lt;/em&gt; de Jean-Louis Gagnon. Comment ne pas y voir une période préfigurant les années d'ébullition de la Révolution tranquille ? (...) De ces subversifs-là, nous n'entendrons jamais trop parler ; le devoir de mémoire nous pousse à les honorer, du moins à rappeler leur passage. Or, de la même manière qu'en littérature on a tendance à cautionner les grands canons du roman national au détriment des voix discordantes, l'histoire officielle tend à mettre de côté les précurseurs de la réforme au profit des "grands chefs d'État". La déraison prônée par les précurseurs dérangeait, et dérange encore ! » &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Ces quelques éléments ne constituent qu'un survol bien partiel de l'article de Kemeid, qui s'étend sur bien des faits historiques dont l'interprétation qu'il en fait vaut la peine d'être lue et réfléchie. Mais avec de tels propos, je n'ai aucun doute qu'Olivier Kemeid (que l'on ne verra pourtant pas de sitôt, j'en suis sûr, parader dans les rues le corps drapé dans l'unifolié un premier juillet, car cet irréductible tenant de la liberté de pensée ne me semble pas du genre à se laisser embrigader par quoi ou qui que ce soit) va en déranger plusieurs, particulièrement du côté des gardiens du Temple nationaliste. Et, avec bon nombre des auteurs de ce numéro de la revue Liberté - parmi lesquels on retrouve avec plaisir les Pierre Lefebvre, Robert Richard et &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/le-prix-de-la-libert-dans-mon-billet-du.html"&gt;Michel Morin&lt;/a&gt; qui persistent et signent dans leurs hérésies particulières, on peut présumer que Kemeid n'a pas fini lui aussi de déranger. Et c'est tant mieux, car il est plus que temps qu'un vigoureux déniaisage s'opère enfin en profondeur sur la scène culturelle et intellectuelle du Québec. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-4831291709653815893?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4831291709653815893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4831291709653815893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/04/de-quoi-lire-pour-se-dniaiser.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RhcnKMg-oqI/AAAAAAAAALg/nOMbAWWX--o/s72-c/Libert%C3%A9275-276.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-2849363853174540369</id><published>2007-03-22T19:37:00.000-04:00</published><updated>2007-03-23T14:27:58.776-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RgKhWLd8l7I/AAAAAAAAAK0/YJPZjC069U4/s1600-h/ContagionSacr%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044771935015966642" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RgKhWLd8l7I/AAAAAAAAAK0/YJPZjC069U4/s320/ContagionSacr%C3%A9e.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Religions : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;des choses &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;à mettre &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;au clair &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tout le débat que nous connaissons au Québec sur les accomodements prétendus "raisonnables", on est obligé de constater que, d'abord, on nage en pleine confusion, et aussi que peu de gens se sont risqués à aborder le fond du problème, qui est celui des fondements mêmes des religions et de la place qui doit être la leur dans une société démocratique, ouverte et laïque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la confusion règne, c'est parce que, justement, nous parlons d'accomodements "raisonnables", alors qu'en réalité il n'y a strictement rien de "raisonnable" dans le phénomène religieux. La plupart des croyants l'admettront eux-mêmes, la religion n'a en effet rien à voir avec la &lt;em&gt;raison, &lt;/em&gt;car elle relève de croyances strictement surnaturelles et irrationnelles. C'est donc la &lt;em&gt;déraison&lt;/em&gt; que l'on consacre par ce genre d'accomodements. En ce sens, ce n'est pas d'accomodements &lt;em&gt;raisonnables&lt;/em&gt; dont on devrait parler, mais bien plutôt d'accomodements &lt;em&gt;religieux&lt;/em&gt;. Et parler d'accomodements &lt;em&gt;religieux&lt;/em&gt;, ça nous force à nous poser certaines questions de fond sur la société dans laquelle on veut vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple: après nous être débarrassés de l'influence de l'Église catholique qui pesait comme une chape de plomb sur notre société mais qui a été, fort heureusement, chassée par la grande porte de nos institutions collectives, voulons-nous que la religion ressurgisse de nouveau, cette fois en entrant par les fenêtres du sous-sol? Pour ma part, je fais partie de ceux qui considèrent que la religion, c'est strictement une affaire &lt;em&gt;privée&lt;/em&gt;, et qu'elle doit rester en dehors de la sphère &lt;em&gt;publique&lt;/em&gt; que sont nos institutions sociales et collectives. Les gens peuvent bien croire dans ce qu'ils veulent, c'est leur affaire à eux. Mais jamais nos institutions ne devraient se plier à quelque croyance religieuse que ce soit. Des salles de prière, c'est bon pour les résidences privées ou pour les églises, temples, mosquées, pagodes, etc., mais ça n'a pas d'affaire dans nos écoles où dans tout autre lieu appartenant à l'État, donc à l'ensemble des citoyens, qu'ils soient croyants ou non. Les religions ne devraient bénéficier d'aucun passe-droit à cet égard. C'est à ce prix qu'on pourra garantir le plurarisme, la tolérance, et surtout la liberté, dans notre société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, on le voit dans certains pays d'Europe, certains mouvements intégristes sont en train de museler la liberté d'expression. L'affaire des caricatures au Danemark, l'assassinat du cinéaste Théo Van Gogh en Hollande, et aussi la pièce &lt;em&gt;Mahomet, ou le tombeau du fanatisme&lt;/em&gt; de Voltaire qu'on a réussi à empêcher de jouer à Genève, ou encore les représentations de l'opéra &lt;em&gt;Inomédée&lt;/em&gt; de Mozart qu'on a presque réussi à faire annuler en Allemagne, montrent bien que l'intégrisme islamiste est en train de miner nos libertés fondamentales. D'ailleurs, même ici au Québec, je parierais gros que n'importe quelle troupe de théâtre qui serait assez téméraire pour jouer cette même pièce de Voltaire se verrait l'objet de menaces, sinon d'attentats. C'est dire combien nos libertés ont reculé sous la pression insidieuse et sournoise des fous de dieu et du fanatisme le plus abject.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je le dis sans gêne aucune: on doit préserver dans notre société le droit de critiquer et de dénoncer les religions, qu'elles qu'elles soient, et d'affirmer haut et fort, si on le pense, qu'elles sont absurdes, aliénantes et insensées. Ce qui est &lt;em&gt;sacré&lt;/em&gt; chez nous, ce ne doit jamais être quelque dogme ou fable religieuse que ce soit, ni la parole ou l'icône de quelconque "prophète" ou leader religieux. Ce qui est &lt;em&gt;sacré&lt;/em&gt; chez nous donc, c'est le droit à la liberté d'expression sans aucune limite autre que la propagande haineuse, et aussi des principes tels que la liberté absolue de conscience, l'égalité entre l'homme et la femme et un espace et des institutions publiques libres de toute influence religieuse. En un mot, ce qui est &lt;em&gt;sacré&lt;/em&gt; chez nous, c'est la personne humaine, sa dignité et sa liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, la religion doit rester cantonnée à la sphère &lt;em&gt;privée&lt;/em&gt;. Et on a aussi le droit de respecter ou non certaines croyances, et de dire ce qu'on pense d'elles, même de les dénigrer si on le veut, dans la mesure cependant où les personnes et leurs droits fondamentaux, ceux qui sont partagés par &lt;em&gt;tous &lt;/em&gt;dans notre société, sont toujours respectés. Pour ma part, je ne demande pas aux gens de respecter mes convictions philosophiques ou autres, mais cependant, mon droit de dire ce que je pense librement et de critiquer les croyances, lui, doit être respecté. Idem pour ceux qui ont des croyances dogmatiques, qui peuvent bien critiquer les convictions des non-croyants, et aussi les dénigrer s'ils le veulent. Seule une société qui préserve la laïcité dans l'espace institutionnel public peut garantir ces droits et ces libertés fondamentaux et universels, qui doivent toujours être accessibles à chacun, quelles que soient ses croyances ou convictions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour alimenter la réflexion sur ces questions importantes pour nos libertés que je signale la sortie récente d'une ré-édition (en format poche, donc économique) du livre de Paul-Henri Thiry d'Holbach, &lt;em&gt;La Contagion sacrée, ou Histoire naturelle de la superstition&lt;/em&gt;. Philosophe de l'époque des Lumières (mais dont l'oeuvre a cependant été beaucoup trop négligée jusqu'ici), d'Holbach (dont je parlais pour la première fois dans un &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/tandis-quon-est-dans-le-sujet.html"&gt;billet&lt;/a&gt; de janvier dernier) avait été l'un des premiers à faire fi des persécutions religieuses qui le menaçaient constamment pour analyser de manière incisive et sans complaisance l'aliénation religieuse et l'étonnante liste d'absurdités qui leur servent de fondements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une petite maison française, les &lt;a href="http://coda.monsite.wanadoo.fr/"&gt;éditions Coda,&lt;/a&gt; tenue entièrement par des bénévoles, qui s'est attelée à la tâche de faire redécouvrir ce grand humaniste dont le combat a contribué, aux côtés des Voltaire, Diderot et bien d'autres, à faire éclore le droit à la liberté de conscience dans notre civilisation. Les éditions Coda ont donc récemment permis de faire ressortir de l'oubli des oeuvres importantes de d'Holbach dont, en plus de celle dont je vous parle aujourd'hui, &lt;em&gt;Le Christianisme dévoilé&lt;/em&gt; et la &lt;em&gt;Théologie portative&lt;/em&gt;, dont chacune vaut vraiment le détour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire d'Holbach, c'est se donner les moyens de comprendre la fausseté et l'absurdité des fondements des religions, et leur impact funeste dans l'histoire humaine. C'est ainsi voir les religions pour ce qu'elles sont en réalité: des affabulations inventées de toute pièce pour répandre la superstition et l'esprit de soumission, afin de consolider des pouvoirs absolutistes et liberticides. C'est enfin constater que les religions ont entraîné (et entraînent toujours) des conséquences funestes pour notre humanité, et nul besoin d'en réitérer la liste tellement leurs ravages sont évidents. Comme le démontre d'Holbach, les religions sont incompatibles avec la morale la plus élémentaire et avec les devoirs de chaque être humain à l'égard de son prochain, car elles déresponsabilisent l'individu par rapport à sa propre conscience, qui pour les religions ne doit servir que de hochet à ses interprètes qui cherchent toujours à imposer leurs volontés aux consciences, permettant ainsi de justifier ce qui, trop souvent, s'est révélé immoral et inhumain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le dit si justement d'Holbach :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;«Tout système religieux fondé sur un dieu si jaloux de ses droits qu'il s'offense des actions et des pensées des hommes, un dieu vindicatif qui veut qu'on défende sa cause, une telle religion, dis-je, doit rendre ses sectateurs inquiets, turbulents, inhumains, méchants par principes et implacables par devoir. Elle doit porter le trouble sur la Terre, toujours remplie de spéculateurs dont les idées sur la divinité ne s'accorderont jamais, elle doit appeler les peuples au combat toutes les fois qu'on leur dira que l'intérêt du Ciel l'exige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Dieu ne parle jamais aux mortels que par des interprètes, et ceux-ci ne le font parler que suivant leurs propres intérêts ; et ces intérêts sont toujours très opposés à ceux de la société. Le vulgaire imbécile ne distinguera jamais son prêtre de son dieu. Dupe de sa confiance aveugle, il n'examinera point ses ordres, il marchera tête baissée contre ses ennemis, et sans s'informer jamais du sujet de la querelle (qu'il serait d'ailleurs incapable d'entendre), il égorgera sans scrupule ou s'exposera à mourir pour la défense d'une cause dont il n'est point instruit. Sa fureur se proportionnera néanmoins, à la grandeur du dieu qu'il croit intéressé dans la querelle. Et comme il sait que ce dieu est tout-puissant et que tout lui est permis, il ne mettra point de bornes à sa propre haine, à sa férocité : il les regardera comme des effets légitimes du zèle que son dieu doit exciter dans ses adorateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi les guerres de religion sont les plus cruelles de toutes. En un mot, toute âme en qui le fanatisme religieux n'a point éteint les sentiments de l'humanité, est brûlée d'indignation et déchirée de pitié à la vue des barbaries, des perfidies et des tourments recherchés que la fureur religieuse a fait inventer aux hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut communément au nom de Dieu et pour venger sa gloire que les plus grands forfaits se sont commis sur la Terre. Si je parcours la Terre en demandant à chacun de ses habitants ce qu'il pense de la bonté, de la justice, de la douceur, de la sociabilité, de l'humanité, de la bonne foi, de la sincérité, de la fidélité de ses engagements, de la reconnaissance, de la pitié filiale, etc, sa réponse ne sera point équivoque : chacun approuvera ces qualités, il les jugera nécessaires, il en parlera avec éloge. Mais si je lui demande, ce qu'enseignent les prêtres, ce que disent les lois et ses souverains, ce que ses usages demandent de lui : jamais nous ne pourrons nous entendre, jamais nous ne tomberons d'accord sur rien.»&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Des propos comme ceux de d'Holbach, que ce soit ceux contenus dans cet extrait ou dans le reste de ses oeuvres, relèvent de l'évidence, à condition toutefois qu'on ait le moindrement conscience des faits de l'histoire humaine passée ou présente. &lt;em&gt;La Contagion Sacrée&lt;/em&gt; nous fait comprendre, de manière informée et lucide, comment le phénomème religieux s'est emparé de l'esprit humain, et à quelles absurdités - et même horreurs - il l'a conduit. Il y a ici un lien de cause à effet qui est indéniable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que dit d'Holbach devrait être davantage entendu et réitéré de nos jours, et jamais on ne devrait accepter qu'il soit interdit de le clamer haut et fort, quitte à faire sourciller les fanatiques de toutes sortes, qu'ils soient chrétiens, musulmans, juifs, ou de quelque religion que ce soit. S'ils s'en sentent outragés dans leurs croyances, c'est leur affaire et ça ne concerne qu'eux, tout comme, pour ma part, c'est moi que ça concerne lorsque ma conscience humaine est choquée et outragée devant les atrocités et cruautés commises hier et aujourd'hui au nom des religions, sans parler des bêtises aliénantes qu'elles répandent et qui font injure à l'esprit humain. Libre donc à quiconque de croire à ce qu'il veut, même à des fables, quelles qu'elles soient, car chacun, chez nous, jouit de la liberté de conscience. Mais dans notre société ouverte et démocratique, on devrait toujours avoir le droit de dire librement ce qu'on pense, même concernant les fables religieuses, de même que l'aliénation et les absurdités qu'elles répandent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quiconque vit ou choisit de vivre ici devrait comprendre que ce droit à la liberté de pensée et de parole est une chose &lt;em&gt;sacrée&lt;/em&gt; et qu'il est l'un des fondements principaux de notre société. Ceux qui ne peuvent supporter une telle liberté n'ont qu'à déménager à Téhéran, en Arabie Saoudite, au Vatican ou dans quelque autre contrée plus compatible avec leur intégrisme et où, sans doute, ils pourront vivre pleinement heureux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-2849363853174540369?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2849363853174540369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2849363853174540369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/03/religions-des-choses-mettre-au-clair.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RgKhWLd8l7I/AAAAAAAAAK0/YJPZjC069U4/s72-c/ContagionSacr%C3%A9e.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-4781515020111642782</id><published>2007-03-19T23:11:00.000-04:00</published><updated>2007-03-22T23:00:20.183-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RgNA8rd8l8I/AAAAAAAAAK8/S3twMFr2n0U/s1600-h/4927208.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044947418789746626" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RgNA8rd8l8I/AAAAAAAAAK8/S3twMFr2n0U/s320/4927208.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Les délires &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;complotistes&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je m'intéresse depuis longtemps déjà au phénomène des dérives sectaires et de la montée de l'irrationnel dans nos sociétés censées être si "avancées".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un côté, il y a les fanatismes de toutes sortes qui font toujours leurs ravages, qu'ils soient motivés par la religion, l'idéologie, la race, la nation, etc., et qui relèvent toujours de l'irrationnel. Pour les fanatiques, l'être humain individuel n'a pas de poids : seul compte le groupe, devant lequel l'individu doit s'effacer, et tout écart par rapport au dogme doit être pourfendu impitoyablement. Pour les fanatiques, l'opinion discordante, qui est le fruit de la liberté de pensée, doit être anéantie, quitte à anéantir l'être humain qui l'émet lorsqu'on le peut ; ou sinon, lorsqu'on n'a pas le pouvoir d'éliminer physiquement un individu, on n'a plus qu'à se réjouir de sa mort, comme on l'a vu par exemple lorsque, en 2004, le coeur bien haineux de l'Imam Pierre Falardeau s'est mis à &lt;a href="http://www.pierrefalardeau.com/content/view/21/2/"&gt;dégouliner de joie&lt;/a&gt; lors de la mort de Claude Ryan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a aussi cette efferverscence que connaissent de nos jours les théories du complot. On n'a qu'à surfer sur le web pour mesurer l'étendue du phénomène. Et souvent, il m'arrive de discuter avec des gens que je connais depuis longtemps et qui, jusque là, me semblaient tout-à-fait rationnels et mesurés. Mais quelle n'est pas ma surprise lorsque je les entends à leur tour divaguer à voix haute sur ces fadaises que sont les théories du complot. À les en croire, le 11 septembre 2001 aurait été le fait de la CIA et non de terroristes fanatiques (comme si le terrorisme islamiste n'existait pas en réalité) ; les "Illuminatis" contrôleraient la mondialisation de l'économie ; la franc-maçonnerie, ou mieux encore : la judéo-maçonnerie satanique, étoufferait toute notre humanité de ses tentacules visqueuses, etc., etc. Il y en a même qui croient dur comme fer que ce sont les extra-terrestres qui gouvernent le monde, et que nos gouvernements nous cacheraient toute l'information à ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on touche à ces domaines-là, le moins qu'on puisse dire est que l'imagination de certains se fait très créative, surtout quand on sait qu'ils ne documentent en rien leurs thèses loufoques. D'ailleurs, c'est un phénomène très lucratif pour ceux qui publient des livres relatant leurs théories à la con: pour s'en rendre compte, on n'a qu'à penser aux centaines de milliers d'exemplaires vendus par un fumiste tel Thierry Messan, qui est justement le premier auteur (du moins francophone) à avoir prétendu que le 11 septembre aurait été planifié par le gouvernement américain lui-même. Selon lui par exemple, il n'y aurait pas d'avion qui serait tombé sur le Pentagone (mais où se cachent depuis tout ce temps les gens qui étaient dans cet avion, dont une vedette de CNN et toute une classe d'enfants d'une école primaire de la région de Washington?), tout cela serait le résultat d'un sombre complot ourdi par les puissances qui dominent secrètement le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avantage des théories du complot, c'est de donner une explication facile sur des événements qui paraissent incompréhensibles. C'est une approche très rassurante d'un premier regard, car elle permet de trouver des certitudes là où il n'y en a pourtant pas. Mais elle n'en exprime pas moins un refus de la pensée rationnelle, celle-ci supposant l'effort de vouloir comprendre un monde et une humanité qui sont essentiellement complexes, donc qui sont tout sauf simples. En un mot, adhérer aux théories du complot, c'est surtout renoncer à penser par soi-même, pour croire sur parole un "gourou" qui, lui, prétend détenir la clef de toutes les explications de tous les phénomènes, fussent-ils "mystérieux", qui nous préoccupent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui choisissent de penser par eux-mêmes et de manière rationnelle trouveront beaucoup de profit à lire &lt;a href="http://www.1001nuits.com/Fiche.asp?LeCodeOuvrage=4927208"&gt;L'imaginaire du complot mondial&lt;/a&gt;, de Pierre-André Taguieff, et qui est paru dans la petite collection de poche des éditions &lt;em&gt;Mille et une nuits. &lt;/em&gt;En fait, ce livre de 220 pages ne coûte que $5. 50, donc ça ne vaut pas la peine de s'en passer pour ceux qui sont intéressés (&lt;em&gt;Taguieff avait produit un autre livre, celui-là beaucoup plus volumineux, sur le même sujet&lt;/em&gt; : &lt;a href="http://www.1001nuits.com/Fiche.asp?LeCodeOuvrage=4918256"&gt;La foire aux illuminés&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;qui lui aussi vaut le détour pour ceux qui veulent s'informer plus en profondeur&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce livre, Taguieff nous présente le phénomène de ce mythe moderne qu'est le "complot mondial" dans la culture populaire contemporaine. Proposant une caractérisation de la vague complotiste qu'on voit se répandre de nos jours, il nous montre comment elle s'enracine en exploitant l'incertitude et le soupçon, de même que les tendances irrationnelles qu'on retrouve du côté de l'ésotérisme. Par exemple : l'engouement pour le &lt;em&gt;Da Vinci Code&lt;/em&gt; de Dan Brown, qui n'est pourtant qu'un simple roman mais dont plusieurs croient qu'il révélerait des "vérités cachées" par les "puissances occultes de ce monde", ou encore pour le fameux &lt;em&gt;Livre Jaune, &lt;/em&gt;un best-seller en quelques tomes écrit par un pur hurluberlu allemand qui fait une fortune phénoménale avec ses élucubrations grotesques gobées béatement par des masses inouïes de lecteurs. Aussi, comme exemple tangible de ce phénomène,Taguieff dissèque avec efficacité le mythe du "complot juif mondial", en démasquant ses origines fondées sur un faux célèbre, le &lt;em&gt;Protocole des Sages de Sion&lt;/em&gt;, tout en nous faisant parcourir l'évolution de ce même mythe jusqu'à ses manifestations toujours présentes et fortement enracinées en ce début du XXIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on constate combien important et lucratif est le marché pour ce genre de fadaises, on en arrive à une principale conclusion: l'irrationnel a bel et bien ses raisons. Devant quoi ce qu'on peut souhaiter le plus, c'est que la voix des esprits rationnels et raisonnables, qui forment encore tout de même un gros contingent dans notre société, se fasse entendre plus fort que celle des fumistes qui alimentent et attisent le délire général avec leurs élucubrations, et cela à leur plus grand profit. Chose certaine, lire Taguieff, c'est lire un antidote efficace pour se prémunir contre ce genre de fadaises, afin que l'on devienne de plus en plus nombreux à faire l'effort de penser par soi-même, pour comprendre le monde tout en acceptant le fait de sa complexité inhérente, complexité qui appelle des réponses fondées, raisonnées et crédibles, et non des simplifications outrancières ou des élucubrations de fumistes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-4781515020111642782?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4781515020111642782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4781515020111642782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/03/les-dlires-complotistes-je-mintresse.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RgNA8rd8l8I/AAAAAAAAAK8/S3twMFr2n0U/s72-c/4927208.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-5268162752090148433</id><published>2007-03-17T16:36:00.000-04:00</published><updated>2007-03-19T12:06:55.996-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rfxg7OdoJ4I/AAAAAAAAAJ0/8E6bFlwte7w/s1600-h/hyene.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5043012253359024002" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rfxg7OdoJ4I/AAAAAAAAAJ0/8E6bFlwte7w/s320/hyene.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La hyène enragée récidive...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai hésité un peu avant de vous faire part d'un courriel que j'ai reçu cette semaine. C'est qu'en général je ne tiens pas à donner trop d'importance aux messages haineux et anonymes dont je suis de temps en temps gratifié, vu l'insignifiance et la débilité pathétique de leur contenu et de leurs auteurs, qui sont toujours les mêmes, d'ailleurs, à être obsédés par ma petite personne, et qui semblent s'être abonnés à mon blogue dans le seul but de s'injecter la dose de rage nécessaire à leur fanatisme. Mais il est vrai qu'il est parfois bon de rire un peu, alors cette fois, je vous partage donc l'une de ces édifiantes missives qui polluent fréquemment ma boîte de courriels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc reçu cette nouvelle perle littéraire à minuit et demi, dans la nuit de mercredi à jeudi. Vous noterez d'entrée de jeu qu'il faut être bien malade entre ses deux oreilles pour dédier ses énergies à composer et envoyer ce genre d'inepties délirantes, par surcroît à une heure aussi tardive. Seul une attitude de hyène enragée peut expliquer un pareil phénomène. Voici ce que donne l'édifiante missive en question:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;À : "Laprès Daniel" &lt;&lt;/span&gt;&lt;a href="mailto:dlapres@yahoo.ca"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;dlapres@yahoo.ca&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&gt;&lt;br /&gt;Objet: Le fanatisme hystérique à l'état pur&lt;br /&gt;De : &lt;/span&gt;&lt;a href="mailto:LG.Qc@voila.fr"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;LG.Qc@voila.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Date : Thu, 15 Mar 2007 00:18:33 -0400&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Re : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.expressoutremont.com/article-84732-La-complainte-du-fou.html" target="_blank" rel="nofollow"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;http://www.expressoutremont.com/article-84732-La-complainte-du-fou.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;(et lapresd.blogspot.com/ - &lt;/span&gt;&lt;a href="mailto:dlapres@yahoo.ca" target="_blank" rel="nofollow"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;dlapres@yahoo.ca&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Hélas ! vous avez bien raison, madame François et M. Jasmin : ce cas Laprès relève de la pathologie mentale.&lt;br /&gt;Un pareil mélange de masturbation publique et de fanatisme idéologique, ce n'est pas fréquent dans une société évoluée comme celle du Québec.&lt;br /&gt;C'est l'exception qui confirme la règle, je suppose.&lt;br /&gt;Dieu que cet individu est ridicule...&lt;br /&gt;L.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(anonymat non par dissimulation, mais pour éviter de recevoir les imbécilités que vous acheminez à longueur de journée aux gens qui ne partagent pas votre hystérie politique aux odeurs talibanes. Vous êtes vraiment, mon cher Laprès, d'un pathétique qui tourne à la farce la plus insignifiante qui se puisse imaginer. Et bien franchement, je crois que vous avez besoin de soins cliniques)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, j'imagine que vous aussi avez trouvé ça bien brillant et édifiant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lien auquel le début du message renvoie est l'écrit que le grand humaniste et très mesuré Claude Jasmin, qui est l'un des gourous de l'aile réactionnaire du mouvement nationalisto-indépendantiste, avait dédié à un article que j'avais fait paraître dans La Presse du &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/vive-lhrsie-par-daniel-laprs-article.html"&gt;28 janvier&lt;/a&gt; dernier. Jasmin avait d'abord publié son ramassis de conneries délirantes le &lt;a href="http://www.claudejasmin.com/wordpress/?p=595"&gt;4 février&lt;/a&gt; sur son site web ; mais, chroniqueur à l'hebdo L'Express d'Outremont, Jasmin a recyclé ce même texte en le faisant paraître plus d'un mois plus tard dans ce journal, probablement parce que ce soi-disant grand écrivain se trouvait alors en panne d'inspiration, ce qui est d'ailleurs bien typique d'un individu qui est depuis déjà longtemps surtout connu pour ses radotages, avec son vieux discours nationaleux étroit et usé jusqu'à l'os. Je m'étais d'ailleurs bien amusé à répondre à Jasmin dans un &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/02/moi-un-fou-ben-oui-m.html"&gt;billet&lt;/a&gt; récent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous trouverez en prime au bas du texte de Jasmin tel que paru sur le site de L'Express d'Outrement les commentaires complètement délirants d'une certaine Mathilde François et d'un certain &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2006/08/un-joyau-littraire-dans-ma-bote-de.html"&gt;Nicolas St-Gilles&lt;/a&gt;, lequel m'avait déjà consacré un courriel rempli d'inepties hystériques, et cela tandis qu'il ne semblait avoir rien de mieux à faire par un beau dimanche après-midi d'août.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la hyène enragée qui m'écrivait tard mercredi soir, ce n'est pas la première fois qu'elle me dédie sa rage. Toujours réfugiée derrière un courageux anonymat qu'elle justifie de manière méprisable, elle m'avait en effet envoyé le même genre de prose hystérique en mai dernier, ce dont je parlais d'ailleurs dans un &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2006/05/ladmirable-courage-dune-fanatique.html"&gt;billet&lt;/a&gt; que j'avais écrit cette fois-là. Le plus drôle, c'est que notre hyène enragée, à l'instar d'ailleurs de son comparse Nicolas St-Gilles, souffre gravement de projection psychologique : elle ne cesse de me traiter de «fanatique» et d'«hystérique», mais elle n'est jamais capable de montrer en quoi que ce soit comment je mériterais ces qualificatifs, et il est évident que son ton à elle et les termes qu'elle emploie relèvent de ces mêmes attitudes. Aussi, elle ne semble pas capable de beaucoup d'imagination dans ses charges délirantes : tandis que je qualifie d'Imam ce chef spirituel de l'aile réactionnaire et intégriste du mouvement nationalisto-indépendantiste qu'est Pierre Falardeau, voilà qu'en retour notre hyène parle de moi comme d'un «taliban». Je gage d'ailleurs que, dorénavant, cette hystérique en manque d'inspiration va se mettre à parler de moi comme d'une «hyène»...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'importe qui, à lire les écrits de Falardeau, peut reconnaître que ce personnage mérite fort bien son titre d'Imam. Quant à mes propres écrits, je suis certes très dur pour l'aile fanatique et réactionnaire du mouvement indépendantiste, mais je sais aussi être très modéré et respectueux à l'égard des indépendantistes démocrates et intelligents qui, contrairement à notre hyène et M. St-Gilles, savent discuter et présenter des arguments raisonnables. Et aussi, je sais critiquer mon propre camp et certaines instances du gouvernement fédéral comme la &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2006/12/quelque-chose-de-pourri-au-royaume-de.html"&gt;GRC&lt;/a&gt;, et cela même durement, comme je l'ai montré à maintes reprises sur ce blogue. L'une des caractéristiques principales du fanatisme est justement l'adhésion inconditionnelle et aveugle à une idée, ce qui est loin d'être mon cas. Donc, on peut certes me trouver très persistant et convaincu, mais de là à pouvoir me taxer de fanatisme ou d'hystérie, il y a une marge énorme que seuls les vrais fanatiques et hystériques, sous l'effet de la projection psychologique qui s'est emparée de ce qui leur sert de cerveaux, n'hésitent pas, eux, à franchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi une caractéristique assez hilarante dans les propos de Nicolas St-Gilles et de notre hyène enragée (qui est fort probablement Mathilde François, alias &lt;a href="http://lequebecois.actifforum.com/Ici-on-parle-d-actualite-f1/La-Presse-Caution-vertueuse-du-fanatisme-t2711.htm"&gt;Jolière&lt;/a&gt;, alias &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2006/05/nos-fanatiques-jouent-ils-jeanne-darc.html"&gt;Marianne Vaucouleurs&lt;/a&gt;, alias &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2006/08/encore-de-la-profondeur-desprit-venant.html"&gt;Hélène Pisier&lt;/a&gt;, vu son style d'écriture empreint d'un délire inimitable et son recours obsesssionnel au thème de la masturbation, thème de prédilection de cette personne probablement très frustrée dans son quotidien). En effet, leurs propos sont d'une constante redondance, répétant toujours les mêmes niaiseries réactionnaires. Mais, là non plus, il ne faut pas s'étonner d'un pareil manque d'imagination, bien typique de gens qui en sont réduits au radotage d'inepties qu'ils ne sont même pas capables de renouveler au moins un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, faut pas trop s'en faire avec ces pauvres d'esprit, qui inspirent plus de compassion qu'autre chose car ces gens doivent sûrement avoir une vie bien plate et bien triste pour se permettre de perdre leur temps ainsi. Et, de toute façon, ces gens, on peut le parier, ne seraient sûrement pas assez courageux pour sortir de l'anonymat bien confortable derrière lequel ils se cachent pour répéter en pleine face à une personne ce qu'elles osent écrire à son sujet sur le web.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, vous aurez noté que la hyène enragée justifie la lâcheté de son anonymat en invoquant sa crainte de me voir lui répondre. Mais qu'elle se rassure : contrairement à elle, je ne suis pas assez fou, ni assez fanatique et hystérique, pour envoyer des courriels anonymes et haineux, et encore moins aux petites heures de la nuit ; je n'ai pas non plus de temps à perdre avec des lâches, et aussi, n'étant pas un psychiâtre, je n'ai pas les compétences requises pour traiter les cas de son espèce, qui relèvent surtout du délire paranoïaque et de la projection psychologique la plus flagrante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si elle pense m'intimider ou me faire taire, notre hyène se trompe grossièrement : non seulement elle perd royalement son temps, mais en plus elle me fait me tordre de rire à chaque fois qu'elle se donne la peine de m'envoyer ses conneries. Au fait, notre hyène enragée, puisqu'elle affectionne de se cacher derrière son courageux anonymat et que, de ce fait, ses crocs ne peuvent pas faire peur à grand monde, me fait surtout penser à ces «chiens édentés qui agitent la queue» dont parle notre ami Pierre K. Malouf dans son &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/02/langue-de-bois-interdite-une-lettre.html"&gt;livre&lt;/a&gt; que je présentais ici il y a quelques semaines...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-5268162752090148433?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/5268162752090148433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/5268162752090148433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/03/la-hyne-enrage-rcidive.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rfxg7OdoJ4I/AAAAAAAAAJ0/8E6bFlwte7w/s72-c/hyene.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-1691181128527906530</id><published>2007-03-17T12:08:00.000-04:00</published><updated>2007-03-17T13:32:37.464-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RfwS--doJ1I/AAAAAAAAAJc/yPT3gOICLnE/s1600-h/paxton.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042926555876566866" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RfwS--doJ1I/AAAAAAAAAJc/yPT3gOICLnE/s200/paxton.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Matière à réflexions...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai acheté cette semaine le livre &lt;em&gt;Le fascisme en action &lt;/em&gt;(éditions du Seuil, collection Points H371) de Robert O. Paxton (photo ci-contre), historien et professeur à l'Université Columbia (New York). Paxton est une autorité reconnue internationalement pour son expertise sur l'histoire et l'idéologie du fascisme. J'avais découvert cet historien en visionnant le documentaire &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/je-me-souviens.html"&gt;Je me souviens&lt;/a&gt;, d'Éric Scott, dans lequel Paxton défend la crédibilité de l'historienne québécoise Esther Delisle, contre laquelle, au cours des années 90, s'en était pris une certaine orthodoxie nationaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion de son ouvrage, Robert O. Paxton définit dans les termes suivants les «passions mobilisatrices» qui sous-tendent l'émergence du fascisme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;"On peut définir le fascisme comme une forme de comportement politique marquée au coin d'une préoccupation obsessionnelle pour le déclin de la société, pour son humiliation et sa victimisation. (...) Beaucoup de ces idées (celles du fascisme) relèvent davantage du domaine des affects et des sentiments viscéraux que de celui de propositions raisonnées :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la primauté du groupe, envers lequel les devoirs de chacun sont supérieurs à tous les droits, individuels ou universels, et la subordination à lui de l'individu ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;- la croyance que le groupe d'appartenance est une victime, sentiment qui justifie n'importe quelle action, sans limitations légales ou morales, menée contre les ennemis, internes ou externes ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;- la peur du déclin du groupe sous les effets corrosifs du libéralisme individualiste, ou des influences étrangères ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;- le besoin d'une intégration plus étroite, d'une communauté plus pure, par consentement si possible, ou par la violence exclusiviste, si nécessaire ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;- la beauté de la violence et l'efficacité de la volonté, quand elles sont consacrées à la réussite du groupe ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;- le besoin d'une autorité exercée par des chefs naturels, culminant dans un super-chef présent et national, seul capable d'incarner la destinée historique du groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon cette définition, le fascisme (et les comportements correspondant à ces sentiments) existe encore aujourd'hui ; il existe dans tous les pays démocratiques. Renoncer aux institutions libres, en particulier à celles des groupes dont on se méfie, est un thème séduisant récurrent parmi les citoyens des démocraties occidentales. Pour avoir suivi l'itinéraire du fascisme, nous savons qu'il n'a pas besoin de lancer quelque «marche» spectaculaire sur une capitale pour prendre racine ; tolérer des décisions apparemment anodines touchant à la manière de traiter les ennemis nationaux y suffit."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble qu'il y a dans ces éléments de définition de quoi donner à réfléchir sur la réalité qui est, à bien des égards, la nôtre aujourd'hui... Mais bon, je laisse le tout à votre jugement et à votre libre réflexion...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-1691181128527906530?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1691181128527906530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1691181128527906530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/03/matire-rflexions.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RfwS--doJ1I/AAAAAAAAAJc/yPT3gOICLnE/s72-c/paxton.bmp' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-7168353631759109638</id><published>2007-03-15T10:58:00.000-04:00</published><updated>2007-03-28T13:31:47.219-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rgqma6aIy-I/AAAAAAAAALM/Cvt3q5C6UtY/s1600-h/logo_LIQ.PNG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047029313707756514" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rgqma6aIy-I/AAAAAAAAALM/Cvt3q5C6UtY/s200/logo_LIQ.PNG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Soutenons &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;nos &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;librairies &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;indépendantes&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours des dernières années, on a assisté au Québec à l'expansion des grosses chaînes de librairies comme Renaud-Bray ou Archambault, qui se sont mises à envahir le territoire avec d'agressives politiques de vente. Mais les gens qui ont vraiment à coeur ce pan crucial de notre vie culturelle qu'est le livre ne peuvent pas y trouver matière à réjouissance, et cela pour plusieurs raisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, l'appétit démesuré des grandes chaînes pour le seul profit fait réduit le livre à l'état d'une simple marchandise comme une autre, comme si nous assistions à une "wal-martisation" du marché du livre. De plus, cet appétit vorace peut s'avérer aveugle, comme l'a démontré il y a quelques années la quasi-faillite de la chaîne Renaud-Bray, qui s'était mise à répandre des succursales un peu partout sur le territoire, en se planquant souvent, notamment en région, juste en face de librairies indépendantes, et cela dans le but de les éliminer, tandis que ce sont ces mêmes librairies indépendantes qui ont, de tout temps au Québec, assuré à bout de bras la diversité et la qualité de l'offre dans le domaine du livre. Cette quasi-faillite avait entraîné des impacts très graves pour les distributeurs et éditeurs de chez nous, qui avaient perdu des sommes colossales dans cette aventure, et dont plusieurs ont mis beaucoup de temps à se remettre, alors que l'on sait combien le milieu du livre est devenu fragile au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est d'ailleurs frappant de constater combien la prolifération des chaînes a surtout contribué à rétrécir et à appauvrir la diversité du choix des consommateurs. Pour s'en rendre compte, il suffit de comparer le nombre des titres offerts dans les stocks permanents de ces chaînes avec ceux offerts par la plupart des libraires indépendants : par exemple, une petite boîte comme celle que je fréquente, la Librairie du Square à Montréal (3453 rue St-Denis), conserve dans ses stocks permanents bien plus de titres que n'importe quelle succursale de Renaud-Bray. Ceci sans parler du service à la clientèle : en commandant un livre chez un libraire indépendant, non seulement le service s'avère souvent beaucoup plus rapide, mais aussi le libraire se démènera la plupart du temps pour vous obtenir un ouvrage devenu difficilement accessible sur le marché. Et ceci sans mentionner le fait, souvent avéré, que le libraire indépendant vous informera sans hésiter de la disponibilité d'un livre en format poche, donc beaucoup moins coûteux que son format d'origine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort heureusement toutefois, les librairies indépendantes s'organisent pour faire face au défi posé par la voracité des grandes chaînes. Par exemple, elles diffusent depuis quelques années un magazine de très haute qualité, &lt;a href="http://www.lelibraire.org"&gt;Le libraire&lt;/a&gt;, que l'on peut se procurer gratuitement en librairie et qui, à chaque numéro, présente en profondeur des dizaines et des dizaines de recensions et critiques de livres dans toutes les catégories: romans, essais, poésie, théâtre, etc. De cette manière, le client peut être mis au courant de ce qui sort, et peut orienter ses choix de manière informée. Cette publication nous change, pour le mieux, des simples brochures publicitaires des grandes chaînes, qui ne nous disent rien sur le contenu réel d'un livre et qui ne visent qu'à nous le vendre à tout prix. De plus, le site web du magazine Le Libraire constitue en soi un véritable portail du livre au Québec, qui permet de prendre connaissance de l'actualité et des enjeux du livre et de la littérature en général, en plus de constituer une tribune de choix pour nos auteurs et éditeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, les librairies indépendantes ont formé récemment une structure dynamique, nommée simplement &lt;a href="http://www.lelibraire.org/blogue.asp?annee=2007&amp;mois=2&amp;amp;jour=21"&gt;Les librairies indépendantes du Québec (LIQ)&lt;/a&gt;, fruit d'une entente entre l'Association des libraires du Québec et le magazine Le Libraire. Regroupant près de 70 librairies indépendantes, les LIQ, en se rassemblant ainsi sous une même bannière promotionnelle, peuvent mieux présenter ce qui les caractérise par rapport aux grandes chaînes: proximité, diversité et qualité du service. Réparties sur l'ensemble du territoire du Québec, les LIQ constituent ainsi, et de loin, le plus grand diffuseur de livres du Québec. Les lectrices et lecteurs peuvent ainsi disposer d'une garantie de diversité de l'offre littéraire, ce qui, dans le monde d'uniformisation où le best-seller a tendance à occuper tout le terrain au risque d'appauvrir la diversité et la qualité de l'offre, est certes une très bonne nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je me fais toujours un devoir, sinon une fierté, d'appuyer nos libraires indépendants, et cela parce que j'aime le monde de l'édition de chez nous, qui réussit à produire un nombre impressionnant d'ouvrages de qualité malgré le fait qu'éditer un livre est toujours une entreprise risquée. Mais en bout de ligne, par leurs efforts de tous les instants visant à assurer une offre diversifiée, les librairies indépendantes rendent un service énorme à notre culture et à la libre expression des idées, tout en permettant à notre imaginaire collectif de se déployer et de s'exprimer dans toute sa richesse et sa vitalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce sens, acheter un livre chez un libraire indépendant, c'est poser un geste concret de confiance et d'attachement à l'égard de notre culture, et c'est aussi soutenir nos éditeurs et nos auteurs, dont les livres gagnent à être vus et conservés dans les étalages. Donc, la prochaine fois que vous voudrez vous procurer un livre, je vous invite à réfléchir à tout ceci, et à poser un geste en conséquence, car sans un monde du livre fort, ouvert, diversifié et dynamique, c'est l'expression de ce que nous sommes en tant que société qui s'en trouverait diminuée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Trouver une librairie indépendante dans votre région ou quartier est bien facile : on n'a qu'à faire un clic sur cette page du site du journal Le Libraire :&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.lelibraire.org/partenaires.asp"&gt;LIQ&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-7168353631759109638?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7168353631759109638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7168353631759109638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/03/soutenons-nos-librairies-indpendantes.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rgqma6aIy-I/AAAAAAAAALM/Cvt3q5C6UtY/s72-c/logo_LIQ.PNG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-6772712015279288089</id><published>2007-03-08T18:29:00.000-05:00</published><updated>2007-03-12T11:03:13.794-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039624423023676498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RfBXti-1jFI/AAAAAAAAAI8/MyCfBc-kykY/s320/RDD.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La liberté, elle est à &lt;em&gt;vivre&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;D'entrée de jeu, je vous confie avoir spontanément voulu donner à ce billet le titre de "&lt;em&gt;Propos d'un homme libre&lt;/em&gt;". Mais j'ai hésité tout de suite, pour ensuite me dire : «Ah non, je ne suis pas pour verser dans &lt;em&gt;ça&lt;/em&gt; à mon tour...». Par « &lt;em&gt;ça &lt;/em&gt;», je veux dire cette foutue tendance qu'on connaît au Québec à accoler le titre de "libre" au premier venu qu'on entend gueuler un peu fort, mais cela, bien sûr, à condition qu'il entre en plein dans le &lt;em&gt;mainstream&lt;/em&gt; de la pensée unique à la québécoise, de ce prêt-à-penser qui n'est pas autre chose que cette "vulgate sociale-nationale", comme le dit si bien le philosophe &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/le-prix-de-la-libert-dans-mon-billet-du.html"&gt;Michel Morin&lt;/a&gt;, et qui tapisse mur à mur notre scène publique, intellectuelle et culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'usage des mots est donc devenu pernicieux dans notre coin d'Amérique. Si tu dis exactement ce que l'intelligentsia dominante veut t'entendre dire, donc si tu te soumets à la condition absolue de tenir un discours nationalisto-indépendantiste, tout en te donnant des airs (j'insiste: des &lt;em&gt;airs&lt;/em&gt; seulement) de go-gauche, tu te feras aussitôt couronner du titre d'homme ou de femme "libre". Mais si tu décides d'assumer &lt;em&gt;réellement&lt;/em&gt; ta liberté en osant exprimer le moindre point de vue discordant par rapport à la pensée unique à la québécoise, tu deviens vite un pestiféré, un infréquentable et, dans certains cas, on ira jusqu'à s'interroger sur ta santé mentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple de cette manie répandue du détournement du sens des mots? Prenons François Parenteau, le chroniqueur du magazine &lt;em&gt;Voir&lt;/em&gt;. Figurez-vous que ce gars-là a nommé sa chronique "&lt;em&gt;Impertinences&lt;/em&gt;"... Eh oui... Pourtant l'impertinence, la vraie, est, comme on le sait, censée supposer une certaine liberté d'esprit, et une capacité à choquer les adeptes de tous les prêts-à-penser. Pour être &lt;em&gt;réellement&lt;/em&gt; impertinent, il faut aussi ramer à contre-courant. Mais quand on lit Parenteau, on ne retrouve que tout ce qu'il faut pour plaire à la classe bien-pensante et "bon-chic-bon-genre" du Plateau Mont-Royal et des élites culturelles qu'on voit tout le temps à «Tout le monde en parle», c'est-à-dire une répétition &lt;em&gt;ad nauseam&lt;/em&gt; des lieux communs, idées reçues et slogans creux du nationalisme le plus traditionnel et indécrottablement consensuel, avec en prime les litanies et radotages de cette gauche-caviar bien-pensante qui aime bien se parer des jolis atours d'un pseudo altermondialisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Au fait, il échappe à Parenteau que ce sont les nationalistes québécois qui ont eu le plus d'influence dans l'entrée du Canada dans le libre-échange, qui est le moteur principal de cette mondialisation des marchés qu'il dénonce... Mais que voulez-vous, quand on est faux jusqu'au point de se prétendre impertinent quand on ne l'est pas du tout, il est normal de se mettre la tête dans le sable pour préserver la foi dans le dogme qu'on répète avec sa propre tribune).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Impertinent" donc, le cher Parenteau ? Foutaise! En réalité, tout ce dont ce gars-là semble être intellectuellement capable, c'est du conformisme le plus plat et le plus rampant, en plus d'être parfaitement prévisible avec sa chronique qui ne suscite jamais de surprise tellement son discours est toujours le même et qu'il tourne à vide. Le pseudo impertinent Parenteau ne sera jamais une brebis galeuse pour les tenants de l'idéologie dominante du Québec d'aujourd'hui. Qu'il se rassure s'il croit le contraire : son nom ne sera jamais hué aux congrès du PQ et du Bloc, ni au gros show de la St-Jean-Baptiste, et les élites nationalistes, que ce soit au niveau politique, syndical ou culturel - y compris au moins deux anciens premiers ministres du Québec, Parizeau et Landry - sans oublier ce grand humaniste et démocrate qu'est l'Imam Falardeau ou encore l'inévitable Gérald Larose, le trouvent tous très &lt;em&gt;pertinent&lt;/em&gt;, le Parenteau, et ils seront toujours là pour lui donner de réconfortantes tapes dans le dos, en lui disant : «Enwouaye mon François, lâches pas, toé t'es un vrâââ patriote!!!» D'ailleurs, on peut parier qu'il sera se verra décerner un de ces jours le titre flagorneur (ça flagorne dans ces milieux-là comme c'est pas croyable!) de "Patriote de l'année" par l'archaïque Société St-Jean-Baptiste, dont l'histoire est parsemée de tant de belles choses...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, pour avoir affaire à de la vraie &lt;em&gt;impertinence&lt;/em&gt;, celle qui provoque, qui étonne et qui choque, celle qui exprime vraiment un minimum de liberté d'esprit, celle qui a l'audace de sortir du &lt;em&gt;mainstream&lt;/em&gt; et du confort que procure la pensée unique, mieux vaut aller&lt;em&gt; Voir&lt;/em&gt; ailleurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'impertinence, la vraie donc, celle qui dérange, perturbe, surprend - et pas seulement sur le plan politique ou intellectuel, mais aussi sur le plan humain - on en trouve effectivement &lt;em&gt;ailleurs&lt;/em&gt;. J'en ai trouvé pas mal dans le dernier livre de René-Daniel Dubois, &lt;a href="http://www.bazzo.tv/frequence.aspx?id=53"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;, paru l'automne dernier aux éditions Leméac. Impertinent, d'abord dans la forme, car j'avoue que, dans un premier temps, je me suis retrouvé dérouté par la facture de cet écrit, qui constitue en fait un entretien entre Daniel et René-Daniel Dubois. On en arrive toutefois assez vite à comprendre que &lt;em&gt;Daniel&lt;/em&gt;, c'est la personne privée qui est enfouie sous le &lt;em&gt;René-Daniel&lt;/em&gt; qu'on connaît publiquement, le dramaturge et l'artiste. Mais tout de même, voilà un style littéraire qui déconcerte au premier abord, et c'est tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette forme d'écriture n'est pas seulement originale. Elle permet également de saisir plusieurs des sentiments intimes, doutes, hésitations et interrogations que vit l'auteur non seulement par rapport à lui-même dans son existence quotidienne, mais aussi par rapport aux milieux qui sont les siens, du monde des arts à la société québécoise en général. Ainsi, Dubois prend le lecteur à témoin de son propre recul par rapport à lui-même et à tout ce qui tourbillonne, à tout ce qui stagne aussi, dans le Québec d'aujourd'hui. Et il faut admettre qu'il en faut de l'impertinence, pour se livrer ainsi, quasi à nu même si c'est toujours avec une certaine pudeur, au premier lecteur venu, qui ne peut sortir indemne d'une lecture qui n'est rien moins que confrontante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impertinente aussi, cette liberté qu'assume Dubois, ce pestiféré infréquentable pour nos bien-pensants nationalistes parce qu'il sait nommer les choses, dont celles qui ne sont pas belles du tout, par leur vrai nom, et cela tant au sujet de l'histoire telle qu'elle a été, avec ses réalités soigneusement occultées par les gardiens du temple nationaliste, que concernant les conformismes d'aujourd'hui et l'étouffement moral et intellectuel qu'ils entraînent. Pour cette raison, Daniel alias René-Daniel est donc vu par nos élites comme une brebis galeuse, et ceci pas parce que la brebis en question aurait vraiment la gale, mais plutôt parce qu'elle refuse de se laisser tondre la pensée sans se débattre. Il dit, cet impertinent, des choses qui au Québec ne se disent pas impunément lorsqu'on refuse de les penser en silence:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;«René-Daniel : Pourquoi est-ce que vous détestez tellement le nationalisme?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel: J'ai quarante mille raisons, toutes excellentes. Mais je ne vais vous en donner qu'une. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Parce que c'est un mensonge. Une drogues à mensonges. À délires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son inventeur, l'antidreyfusard Maurice Barrès, à la fin du XIXe siècle, a été très clair à ce sujet : le coeur du nationalisme, c'est un vertige. Un vertige identitaire. Un vertige, c'est-à-dire l'envers de la pensée. Un vertige auquel chacun est obligé de se soumettre, à défaut de quoi il est passible des pires accusations. Or c'est un mensonge qui est sorti tout droit de l'esprit Lidenbrock : le nationalisme est un autre fruit du positivisme. Et, naturellement, étant le fruit du positivisme, il est nécessairement totalitaire dans sa nature, et tôt ou tard belliqueux dans sa forme. Il a été inventé, nommément inventé, pour combattre la démocratie moderne : les droits individuels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai horreur du nationalisme, de toutes les fibres de mon âme, parce qu'il se résume à une injonction d'abdiquer la conscience et de renoncer à la plus grande quête qui soit : celle de l'individualité, de la prise en main de son propre destin et du dialogue avec nos semblables. C'est tout, je n'ai pas un mot de plus à dire sur le sujet.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;R. : Je...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;D. : J'ai dit : c'est tout!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;R. : ...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;D.: ... »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;«C'est tout!», nous dit donc Daniel... Cela veut-il dire qu'il ne se prononcera plus jamais sur la question? À lire l'ensemble de ce livre, où le nationalisme n'occupe pourtant que quelques paragraphes sur plus de 600 pages, on peut quand même en douter... (j'avoue avoir pensé jusqu'à encore tout récemment qu'il se tairait pour toujours là-dessus, à force d'avoir été calomnié et vicieusement attaqué en bien des manières ; mais là, je pense m'être trompé...). D'abord, ce «tout» est en fait déjà beaucoup. Mais aussi, l'animal est trop farouchement épris de liberté pour se laisser museler à jamais par quelque inquisiteur que ce soit, sur ce sujet comme sur tous les autres enjeux, ceux-là humains, culturels et sociaux, qui le préoccupent et qui, en fait, en préoccupent tout de même plusieurs, même au Québec où la pensée est engourdie, sinon sclérosée, par le ronron de l'unanimisme nationaliste. Engourdie, certes, mais cependant pas pour toujours, à cause de ce qu'on peut parfois percevoir dans ce qui chez nous se vit, se cherche, se démène, la plupart du temps à contre-courant du dogme et des prêts-à-penser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, je dirais que ce que Daniel alias René-Daniel nous lance (sans le dire comme tel dans le livre mais en l'exprimant quand même en bien d'autres termes qui lui sont propres), c'est qu'il ne sert à rien de se parer - ou de se laisser flatter - du titre d'homme libre si on ne vit pas réellement comme un homme libre. Et aussi, que la liberté est moins une affaire de paroles que d'agir concret. En un mot, que la liberté, elle est surtout à &lt;em&gt;vivre&lt;/em&gt;... En lisant ce livre, on comprend comment l'auteur la &lt;em&gt;vit&lt;/em&gt;, sa liberté. Devant quoi, le lecteur ne peut pas faire autrement que de se confronter à lui-même, et de se demander comment, lui-même, il pourra la &lt;em&gt;vivre&lt;/em&gt;, sa liberté...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour en savoir plus sur René-Daniel Dubois, voir les articles suivants sur le site de&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.latitude45arts.com/fr/index.php"&gt;Latitude 45&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.latitude45arts.com/fr/nouvelles.php?view=51&amp;id=139"&gt;Une conscience et son double&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.latitude45arts.com/fr/nouvelles.php?view=51&amp;amp;id=112"&gt;René-Daniel Dubois en orbite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.latitude45arts.com/fr/nouvelles.php?view=51&amp;amp;id=111"&gt;Ode à la résistance&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-6772712015279288089?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/6772712015279288089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/6772712015279288089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/03/la-libert-elle-est-vivre.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RfBXti-1jFI/AAAAAAAAAI8/MyCfBc-kykY/s72-c/RDD.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-4547634800783509857</id><published>2007-03-07T13:26:00.000-05:00</published><updated>2007-03-07T17:36:04.749-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RcizLfnBKWI/AAAAAAAAAG8/oGZAkWAQhpc/s1600-h/romancolo03.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5028465994004244834" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RcizLfnBKWI/AAAAAAAAAG8/oGZAkWAQhpc/s320/romancolo03.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Exit l'esprit de colonisé... mais pour de vrai!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est de bon ton chez nos nationaleux et séparateux invétérés de s'en prendre à ceux qui ne partagent pas leurs étroites visions identitaires et collectivistes en les traitant de «colonisés». Sauf que, dans la réalité des choses, on se rend compte, en étudiant la question de près, que les vrais colonisés ne sont pas nécessairement là où certains aiment le prétendre. Mais en un sens, on peut les comprendre: quand on se réfugie derrière des slogans creux et des expressions vidées de leur vrai sens, il est normal d'en arriver à ne plus se regarder soi-même, dans sa vraie réalité, pour ensuite accuser les autres de porter nos propres tares.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, l'ineffable Imam Pierre Falardeau, Guide Spirituel de l'aile intégriste et réactionnaire du mouvement indépendantiste, illustre fort bien ce qu'est un parfait taré qui se croit lui-même libre des tares qu'il voit chez celui qui pense différemment de lui: l'un des thèmes de prédilection de ce marginal autoproclamé - mais en même temps chouchou des médias qu'on voit et entend partout - consiste à gueuler que le Québec serait un «pays conquis qu'il faut libérer de ses chaînes». Mais quand on examine sérieusement la &lt;em&gt;réalité&lt;/em&gt; des choses, on se rend bien compte du fait que ce qui est «conquis», c'est surtout l'imaginaire revanchard et réactionnaire de notre risible bouffon «national», et que là où il y a des «chaînes», c'est surtout dans la tête de l'Imam Falardeau lui-même, incapable qu'il est de vivre au présent et de se libérer d'une conception de l'histoire qui est complètement tronquée et paralysée par une vision qui réduit les Québécois à l'état de «pauvres victimes». Ceci sans insister sur le fait que l'Imam Falardeau et son troupeau de fidèles brebis bêlantes se gargarisent du mot de «liberté», mais tout en déniant le droit à autrui de jouir de la liberté de penser autrement qu'eux. Et pas besoin d'être fédéraliste pour subir la très réactionnaire matraque falardienne: les indépendantistes qui se montrent à peine plus modérés et moins fanatisés que lui, y goûtent régulièrement eux aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Imam Falardeau, avec quelques autres de ses semblables adeptes de la pensée fossilisée, occupe d'ailleurs une bonne place dans le livre que je vous présente aujourd'hui, &lt;a href="http://www.editionsboreal.qc.ca/fr-result_isbn.php?id=228"&gt;Le roman colonial&lt;/a&gt; (également disponible en anglais chez &lt;a href="http://www.douglas-mcintyre.com/book_details.asp?b=585"&gt;Douglas &amp; McIntyre&lt;/a&gt;) de l'écrivain Daniel Poliquin, un auteur de romans fort remarqués et célébrés par la critique et par de nombreux prix littéraires, dont entre autres &lt;a href="http://www.editionsboreal.qc.ca/fr-result_isbn.php?id=1074"&gt;L'écureuil noir&lt;/a&gt; il y a une dizaine d'années et, plus récemment, &lt;a href="http://www.editionsboreal.qc.ca/fr-result_isbn.php?id=1418"&gt;La Kermesse&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poliquin, on le sent bien en lisant ce livre, n'est vraiment pas du genre à se laisser intimider par les torrents d'insultes haineuses éructées constamment par nos réactionnaires nationaleux et séparateux contre ceux qui commettent non seulement l'hérésie de penser différemment d'eux, mais, surtout, de le dire sans gêne aucune. Bien au contraire de toute inhibition imposée, il s'amuse joyeusement à les montrer pour ce qu'ils sont en réalité: des peureux qui trouvent leur confort dans un tissu de certitudes absolues et fondées sur des mythes et clichés débilitants quant à la réalité d'hier et d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour établir sa démonstration toute festive, Daniel Poliquin emploie deux personnages fictifs qu'il a créés, mais dont l'esprit et la mentalité sont bien ancrées dans la réalité québécoise d'aujourd'hui: Monsieur Labine et Monsieur Lesieur, l'un s'étant détourné de la foi béate en une histoire forgée des mythes fondateurs propres à la "gloire nationale" et qui s'intéresse davantage au présent et à l'avenir, et l'autre restant braqué dans une stérile lutte pour la "survivance", qui reste essentiellement fondée sur le manque de confiance en soi et sur la peur de l'Autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ces deux Messieurs, on passe ainsi en revue tous nos ténors nationalistes d'hier et d'aujourd'hui, «mous» comme «purs et durs», mais qui carburent tous à la même sauce revancharde et peureuse. Poliquin prend la liberté de débusquer leurs discours préfabriqués et leurs certitudes fossilisées, tout en remontant, avec de nombreuses preuves et citations à l'appui, à leurs sources essentiellement réactionnaires, héritées d'un chanoine Lionel Groulx et d'autres historiens d'extrême-droite comme Robert Rumilly (ce grand ami et protecteur d'une crapule nazie comme &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/je-me-souviens.html"&gt;Bernonville&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poliquin démontre aussi que l'adaptation du nationalisme d'aujourd'hui en un beau discours soi-disant «progressiste» et «civique» n'est au fond que de la foutaise lancée comme de la poudre aux yeux, car en dernière instance, c'est toujours la dimension ethniciste et frileusement identitaire qui l'emporte. En fait, on peut douter qu'un nationaliste qui se croit «sincère» et «ouvert» puisse sortir indemne d'une telle lecture, tellement les faits y sont présentés de manière lucide et étendue ; mais la plupart d'entre eux ont préféré jusqu'ici courageusement éviter de lire &lt;em&gt;Le roman colonial&lt;/em&gt;. On peut les comprendre, puisque la vérité perturbe toujours les idées reçues, et plusieurs semblent préférer le doux confort que procure le fait de se plier au conformisme nationaliste , sans trop réfléchir à ses origines et à sa signification réelle pour aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tous ceux qui ne sont pas des adeptes du prêt-à-penser et de la pensée unique à la sauce nationaliste trouveront plaisir à lire &lt;em&gt;Le roman colonial &lt;/em&gt;; le seul risque qu'ils prendront en faisant cette lecture sera celui de prendre conscience de bien des réalités passées et présentes, tout en s'amusant ferme de la gouaille iconoclaste d'un Daniel Poliquin, qui  nous montre à quel point, en matière de nationalisme, le Roi est bel et bien tout nu, même s'il ne s'en rend pas encore compte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-4547634800783509857?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4547634800783509857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/4547634800783509857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/03/exit-lesprit-de-colonis.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RcizLfnBKWI/AAAAAAAAAG8/oGZAkWAQhpc/s72-c/romancolo03.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-5814561641842542533</id><published>2007-02-27T19:59:00.000-05:00</published><updated>2007-03-15T13:11:29.571-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RePbq2v2YZI/AAAAAAAAAIw/XCEqadAwxkE/s1600-h/Nathalie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5036110337627546002" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RePbq2v2YZI/AAAAAAAAAIw/XCEqadAwxkE/s320/Nathalie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Une candidate pas comme les autres...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'habite dans la circonscription de Mercier, et je dois dire que j'ai vraiment de la chance. Car voyez-vous, je ne suis ni indépendantiste ni nationaliste, et je suis aussi un progressiste qui déplore le fait que les partis politiques qui représentent les forces fédéralistes au Québec, et cela aux deux niveaux de gouvernements, ne sont pas connus pour embrasser naturellement les enjeux sociaux et humains, qui sont pourtant la principale raison d'être de l'action politique. En ce sens, il m'arrive trop souvent d'être mis face à des candidats qui ne suscitent pas beaucoup d'enthousiasme en moi, même si le choix pour un Québécois fédéraliste est surtout limité au parti libéral.  En fait, il m'est même arrivé de ne pas voter libéral, incapable que j'étais de mettre mon "X" à côté du nom d'un candidat trop médiocre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, comme le disait le regretté sénateur du Minnesota &lt;a href="http://www.wellstone.org/"&gt;Paul Wellstone&lt;/a&gt;, qui est une de mes plus grandes inspirations en politique (et qui à bien des égards ressemble beaucoup à Nathalie, mais j'ignore si elle le sait), la politique n'a qu'un but: rendre meilleure la vie des gens. C'est simple, c'est clair, et pas besoin d'un doctorat pour comprendre ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'ai vraiment de la chance, comme je vous disais, c'est que la candidate libérale dans mon comté de Mercier est &lt;a href="http://www.nathalierochefort.com/"&gt;Nathalie Rochefort&lt;/a&gt;. Nathalie est non seulement une candidate pas comme les autres, mais aussi une libérale pas comme les autres. Si vous la rencontrez, vous vous en rendrez vite compte. D'abord, son style, bien naturel, est aux antipodes du politicien "têteux" qui ne semble s'intéresser à vous que pour quêter votre vote. Ce qui frappe chez elle, c'est qu'elle vous aborde d'emblée comme si vous étiez de sa "gang". Et sa " gang" à elle, ce ne sont pas les apparatchiks d'un quelconque appareil partisan, mais ceux qui s'activent pour la justice sociale, qui refusent que des gens soient exclus dans notre société, et qui, comme elle le dit à chaque fois qu'elle en a occasion, sont «complètement outrés par le fait que l'humanité, capable de si grandes choses, accepte encore la pauvreté, la faim, l'absence d'éducation, la maladie, l'exploitation, le racisme et la discrimination». Voilà un discours qu'on n'entend pas assez souvent en politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nathalie dit ces choses, mais elle ne fait pas qu'en parler. Le fait qu'elle est candidate n'est qu'une suite logique de son implication sur le terrain en faveur de la justice sociale et de la dignité humaine: «Je choisis la politique pour contribuer aux changements dans ma communauté». En cela, elle est une femme de parole et d'action, pour qui les paroles doivent être suivies de gestes concrets. Ayant toujours été solidaire de ces grands exclus s'il en est que sont les jeunes de la rue, Nathalie vient du milieu des organisations populaires et communautaires, où elle milite pour faire valoir les droits des jeunes, des gais et lesbiennes et des démunis, tout en encourageant toutes les personnes qui peuvent aider notre société à évoluer dans un sens plus juste, où chacun a sa place pleine et entière, peu importe ses différences ou sa condition sociale et culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À mes yeux, Nathalie est une vraie anti-conformiste. Cependant, je ne l'ai jamais entendue se qualifier elle-même de la sorte. Son non-conformisme, elle le vit, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En avril 2001, elle avait causé toute une surprise en se faisant élire députée de Mercier lors d'une élection partielle. Députée durant deux ans, cette fonction ne l'a pas changée, bien au contraire, car Nathalie n'a durant ce temps jamais renoncé à se considérer comme une personne du milieu, se foutant pas mal des honneurs et du prestige dont bien trop de politiciens sont avides. D'ailleurs, lors de son assermentation comme députée, elle avait réuni en plein Salon Rouge de l'Assemblée nationale un grand nombre de jeunes de la rue et d'exclus de toutes sortes, pour bien signifier que sa priorité à elle, ce sont ces gens-là, et non les bonzes de la politique et des médias, qu'elle a d'ailleurs toujours refusé de courtiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aussi, Nathalie ne craint pas de déranger même les apparatchiks de son parti, qui ont bien besoin de se faire brasser la cage, et cela plus souvent qu'autrement, sur les enjeux sociaux et humains. Pour elle, être libéral, c'est aussi travailler pour que chacun et chacune dans la société puisse devenir ce qu'il est, se réaliser, s'épanouir, jouir des libertés et des droits qui lui sont dûs en tant que citoyen et citoyenne. En ce sens, le libéralisme politique de Nathalie se conjugue intimement avec la justice sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'on est dans une époque où les politiciens suscitent généralement la méfiance, sinon le mépris, il me paraît évident qu'on a besoin d'une Nathalie Rochefort à l'Assemblée nationale, afin que les sans-voix puissent trouver en elle une porte-parole libre, engagée et déterminée. Donc, dans le comté de Mercier, ceux qui croient que, par-delà les idéologies de toutes sortes, la politique est avant tout une affaire de construction d'une société meilleure et sans exclusion, ont en Nathalie Rochefort une option capable de satisfaire leurs vues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi j'appuie avec enthousiasme Nathalie Rochefort, et c'est avec beaucoup de fierté et de confiance que, le 26 mars, je mettrai mon "X" à côté de son nom.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-5814561641842542533?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/5814561641842542533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/5814561641842542533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/02/une-candidate-pas-comme-les-autres.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RePbq2v2YZI/AAAAAAAAAIw/XCEqadAwxkE/s72-c/Nathalie.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-196234767320374298</id><published>2007-02-26T23:50:00.000-05:00</published><updated>2007-05-23T02:18:04.011-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/ReObcGv2YYI/AAAAAAAAAIg/7jAOmu79c_s/s1600-h/RPhilpot.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5036039715480297858" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/ReObcGv2YYI/AAAAAAAAAIg/7jAOmu79c_s/s320/RPhilpot.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/ReObUmv2YXI/AAAAAAAAAIY/6lO523rAqSg/s1600-h/NLester.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5036039586631278962" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/ReObUmv2YXI/AAAAAAAAAIY/6lO523rAqSg/s320/NLester.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;MM. Lester et Philpot me répondent&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Messieurs Normand Lester et Robin Philpot, militants indépendantistes et co-auteurs du livre &lt;a href="http://www.lesintouchables.com/intouchables2004.htm"&gt;Les secrets d'Option Canada&lt;/a&gt;, ont eu l'amabilité de répondre à l'&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20070223/CPOPINIONS/702230848/5288/CPOPINIONS"&gt;article&lt;/a&gt; que j'ai publié vendredi dernier dans La Presse. Vous pourrez trouver l'intégrale de leur réponse sur cette &lt;a href="http://www.vigile.net/spip/article4675.html"&gt;page&lt;/a&gt; de la tribune libre du site indépendantiste Vigile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, le propos de MM. Lester et Philpot démontre qu'ils restent fermement campés sur leurs positions, mais je dois cependant dire que le ton courtois et civilisé de leur réponse est tout à leur honneur, ce qui nous change pas mal des &lt;a href="http://www.independance-quebec.com/forum/viewtopic.php?t=4596"&gt;niaiseries délirantes&lt;/a&gt; qu'on trouve sur certains forums indépendantistes, ainsi que des &lt;a href="http://lequebecois.actifforum.com/Ici-on-parle-d-actualite-f1/La-Presse-Caution-vertueuse-du-fanatisme-t2711.htm"&gt;radotages hystériques &lt;/a&gt;que n'ont pas manqué de dédier à mon article, et pour mon plus grand amusement, l'habituelle clique de zélés - bien sûr toujours sous le couvert bien confortable de pseudonymes - qui occupent le forum du site du journal intégriste &lt;em&gt;Le Québécois&lt;/em&gt;, dont Bernard Landry, Jacques Parizeau et l'Imam Pierre Falardeau constituent à eux trois l'édifiante Sainte Trinité des supporteurs les plus célèbres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends donc la liberté de retourner leur politesse à MM. Lester et Philpot en leur répondant à mon tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, MM. Lester et Philpot m'invitent à "poursuivre mes recherches", en évoquant, sur la questions des bulletins de vote massivement rejetés dans les circonscriptions fédéralistes, le rapport du Directeur général des élections (DGE) de l'époque, Pierre F. Côté, et publié le 13 mai 1996. Je peux confirmer à ces messieurs que cela fait belle lurette que j'ai ce rapport en main, et je dois dire qu'il n'a rien de convaincant. L'enquête semble avoir été carrément bâclée et faite à la va-vite, avec notamment très peu de témoins rencontrés sur la masse énorme de ceux qui étaient disponibles et que, pour ma propre enquête, j'ai interviewés en grand nombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, M. Côté a bloqué toute tentative de recomptage des boîtes de scrutin qui étaient litigieuses, sous prétexte de la Loi sur les référendums, qui, contrairement aux élections législatives, interdit un recomptage dans une seule ou dans un certain nombre de circonscriptions. Bizzare de procédure que celle-là : le seul recomptage possible dans le cadre d'un référendum, d'après cette loi imposée par nul autre que le Parti québécois, devrait concerner &lt;em&gt;la totalité&lt;/em&gt; des votes exprimés sur &lt;em&gt;l'ensemble&lt;/em&gt; du territoire du Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, il y a là de quoi décourager quiconque voudrait remettre en question les résultats d'un référendum dans un ou quelques comtés, avec les frais juridiques et administratifs démesurés que cela occasionnerait pour les demandeurs, en plus de l'absurdité d'avoir à ouvrir toutes les boîtes de scrutin de tout le Québec, alors que les circonscriptions en cause sont aisément identifiables et cernables. La loi est peut-être la loi, mais cela ne signifie pas pour autant qu'elle soit juste dans les conditions actuelles, qui imposent des obstacles énormes à tout recomptage, donc à la transparence pleine et entière des résultats réels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, je m'étonne franchement que MM. Lester et Philpot ne trouvent rien à redire, au moins sur le plan éthique, au sujet des taux anormalement élevés de bulletins rejetés dans des circonscriptions qui, comme par hasard, sont identifiées comme fédéralistes. Nos deux auteurs admettent tout de même, en citant le DGE, qu'il y a eu une "problématique importante", mais cette expression relève davantage d'un complaisant euphémisme qui semble fait pour éviter de nommer la chose par son vrai nom: un viol de démocratie. Pour défendre leur point de vue, ils emploient ainsi le terme de "problématique importante", pour nous renvoyer aussitôt au fait que, dans son rapport, l'enquête du DGE Côté "n'a pas révélé raison de croire qu'il y ait eu &lt;em&gt;complot national orchest&lt;/em&gt;ré".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux rassurer MM. Lester et Philpot à l'effet que, par nature, je ne suis pas enclin à embrasser les théories du complot, quelles qu'elles soient. Je préfère m'en tenir à la froide observation des faits. Et les faits relatifs à cette affaire des bulletins rejetés me semblent toujours questionnables, malgré le rapport d'enquête du DGE. Contrairement à une élection législative générale, au référendum de 1995, ce n'était pas le parti du député élu dans chaque circonscription qui désignait les scrutateurs des bureaux de scrutin, mais le parti du gouvernement. Donc, c'était le Parti québécois qui avait choisi ces scrutateurs. Plusieurs parmi eux provenaient d'en dehors de ces circonscriptions, et un nombre substantiel de ces scrutateurs étaient des militants ou permanents syndicaux, les centrales syndicales étant alors étroitement alliées au PQ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, il est difficile de prouver matériellement que ces scrutateurs auraient reçu une formation spéciale visant à rejeter un grand nombre de votes NON. Mais les résultats, eux, démontrent que quelque chose de gravement anormal s'est déroulé, avec des taux de rejet des votes NON qui sont démesurément disproportionnels par rapport à la moyenne de toutes les circonscriptions non touchées. Et ce phénomène s'est produit uniquement dans les comtés à prédominance fédéraliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, peut-être qu'il n'y aurait pas eu "complot" à l'échelle de &lt;em&gt;tout&lt;/em&gt; le Québec, mais dans bon nombre de circonscriptions bien ciblées et à prédominance fédéraliste, il s'est tout de même passé des choses nettement anormales et qui s'apparentent sérieusement avec, comme je l'ai évoqué plus haut, un viol de démocratie. On peut donc être justifié de douter que ces milliers de vote NON rejetés aient été le seul fruit du hasard ou d'une fantaisie spontanée des scrutateurs concernés. En ce sens au moins (et il y a bien d'autres dimensions de cette "problématique importante" sur lesquelles je travaille), l'enquête du DGE ne me paraît ni complète et ni crédible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le Conseil de la souveraineté, MM. Lester et Philpot n'ont pas manqué, dans leur réponse, d'affirmer que le DGE Côté leur a assuré qu'il a enquêté sur les faits questionnables que j'évoquais dans mon article, au sujet notamment des $1, 8 millions de fonds publics octroyés à cet organisme, et cela en pleine campagne référendaire, par le gouvernement du Parti québécois, en prétendant que c'était pour des dépenses engagées avant la campagne référendaire comme telle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je me demande si MM. Lester et Philpot ont vu le rapport de l'enquête en question: une déclaration d'une page et demie écrite à la main, datant du 3 septembre 1997, et un rapport de deux pages et demie indiquant qu'une seule entrevue a été faite par l'officier enquêteur du DGE (la personne interviewée étant vraisemblablement la directrice générale de l'organisme), et ne mentionnant nullement que les livres comptables de l'organisme aient été scrutés. Tout ce qu'on retrouve dans ce rapport d'enquête, ce sont des banalités sur le conseil d'administration du Conseil de la souveraineté, et quelques vagues évocations de sa mission. Et c'est tout. Si on appelle cela une "enquête", le moins qu'on puisse en dire est qu'il s'agit d'une farce de mauvais goût, d'autant plus si l'on tient compte de l'importance de la somme de fonds publics en cause dans cette affaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MM. Lester et Philpot ajoutent: «&lt;em&gt;Pour les autres exemples donnés, il s'agit d'activités publiques lancées à divers moments pour les organismes cités. Rien n'a été caché&lt;/em&gt; (...)». Le problème est que l'on peut bien affirmer comme le font nos deux auteurs que "rien n'a été caché", mais ils ne démontrent strictement rien à l'appui de leur thèse. Les questions que je posais concernaient les stratégies syndicales établies dans un document de la FTQ et selon lequel un vaste nombre de permanents syndicaux devaient faire de la campagne référendaire leur "priorité d'action", et cela "jusqu'au jour du vote", en plus de mentionner les "ressources techniques" et autres mises à la disposition du Comité du OUI. J'ai scruté ligne par ligne le rapport officiel des dépenses du camp du OUI, et je n'ai absolument pu rien trouver (et j'ai pourtant cherché en diable!) concernant l'inclusion de la contribution syndicale qui était, comme le souligne le document de la FTQ que je citais, d'une importance telle qu'elle aurait dû figurer dans ce rapport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même chose au sujet de la vaste constellation d'organismes de toutes sortes qui militaient pour le OUI. Donc, il s'avère que bien des choses sont restées encore cachées à ce jour... Mais si MM. Lester et Philpot disposent d'informations concrètes permettant d'appuyer leurs dires, je serais ravi qu'ils m'en fassent part, et je fermerai volontiers cette partie du dossier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire, et s'il le fallait, je peux même assurer M. Lester que, à l'image de l'intrépide redresseur de torts qu'il est, je ne ressentirais aucune gêne à plonger tête première dans les conteneurs à déchets d'un quelconque centre d'achats qu'il aurait la bienveillance de m'indiquer, afin que je puisse y trouver les documents relatifs aux dépenses et manoeuvres du camp du OUI, et qui à ce jour restent encore secrets...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MM. Lester et Philpot affirment que, selon eux, le problème est que le DGE ignorait l'existence d'Option Canada, et cela jusqu'au 22 mars 1997. Je veux bien les croire, car cela correspond aux faits. Voilà donc une chose qu'il faudra éviter à l'avenir de voir se reproduire. Mais, ceci dit, rien n'indique dans les montagnes de documents provenant du DGE et que j'ai étudiés à la loupe, que ce dernier connaissait également l'existence des documents relatifs à la stratégie syndicale que j'évoquais, ni les activités et dépenses des très nombreux organismes indépendantistes qui étaient actifs sur tout le territoire du Québec durant la campagne référendaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MM. Lester et Philpot poursuivent en évoquant la planification du comité pour le NON, et en mentionnant certains acteurs et partis politiques qui y jouaient leur rôle. Pourtant, je ne vois rien d'étonnant là-dedans. Il est bien normal que les deux camps constituaient des coalitions qui avaient intérêt à s'organiser et à planifier leurs stratégies. Le OUI a fait exactement la même chose avec sa propre coalition, qui comprenait les organismes que j'ai mentionnés et qui ne figurent nulle part dans le rapport des dépenses référendaires du camp du OUI.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Option Canada, ainsi que le Conseil pour l'unité canadienne d'où il émanait, faisaient partie de la coalition du NON, selon MM. Robin et Philpot. Je leur accorde volontiers que ce fait est plus que probable. Selon eux, «&lt;em&gt;la grande question qui reste encore sans réponse est celle-ci: Qui de la coalition du NON savait quoi et à quel moment?&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si, comme le prétendent MM. Lester et Philpot à la toute fin de leur réponse, l'enjeu consiste réellement à «assurer une plus grande transparence lors de tout futur référendum au Québec», il faut également poser, cette fois concernant les faits et questionnements que j'ai soulevés dans mon article au sujet des manoeuvres et dépenses non déclarées du camp du OUI, cette tout aussi "grande question" qui reste, elle aussi, sans réponse: &lt;em&gt;Qui de la coalition du OUI savait quoi et à quel moment?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Les Québécois, quelle que soit leur option constitutionnelle, méritent que toute la lumière soit faite aussi là-dessus, et ainsi, nous pourrons tirer des leçons bénéfiques qui nous éviteront une situation trouble comme celle que nous avons tous subie en 1995. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-196234767320374298?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/196234767320374298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/196234767320374298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/02/mm.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/ReObcGv2YYI/AAAAAAAAAIg/7jAOmu79c_s/s72-c/RPhilpot.bmp' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-3916109629900242948</id><published>2007-02-25T11:27:00.000-05:00</published><updated>2007-02-27T03:36:44.958-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5035509308494078306" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/ReG5CWv2YWI/AAAAAAAAAIM/Jcc7gWIO9Rc/s320/Malouf.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Langue de bois interdite&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(+ une lettre inédite de Pierre K. Malouf à l'Imam Pierre Falardeau)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs courriels reçus au cours des dernières semaines m'encouragent à parler de temps à autres de livres qui ne sont pas toujours parus au cours de la période récente, mais qui passèrent quasi inaperçus parce qu'ils n'entraient pas dans les cadres restrictifs de la pensée unique à la québécoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit livre que je vous présente aujourd'hui, &lt;em&gt;Lettre ouverte aux chiens édentés qui agitent la queue et à leurs chiots qui mordillent&lt;/em&gt;, est une sorte de coup de poing, un pavé lancé dans la marre des bien-pensants de toutes sortes, un gros NON aux idées reçues et aux prêts-à-penser. Les adeptes de la langue de bois liront ce livre à leurs risques et périls, car ils risquent d'en être traumatisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur, Pierre K. Malouf, est un ancien enseignant au primaire, et l'auteur de plusieurs pièces de théâtre et de quelques romans, dont &lt;em&gt;Les enfants de Schubert &lt;/em&gt;(éditions Varia), qui fut très remarqué au moment de sa parution en 1999. Il a été aussi très actif au sein du &lt;a href="http://www.cead.qc.ca/CEAD_Mission.html"&gt;Centre d'essai des auteurs dramatiques&lt;/a&gt;, et cela durant plusieurs années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malouf a entamé la rédaction de sa lettre ouverte quelques jours à peine après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, en réaction à certains discours stupéfiants de bêtise et tenus par les bien-pensants d'une prétendue gauche anti-mondialiste qui soit banalisaient l'horreur perpétrée ce jour-là, ou encore allaient jusqu'à la justifier, au nom d'un anti-américanisme primaire. Comme si c'était être "progressiste" que de trouver du bon à cet acte commis par des intégristes et fanatiques religieux, et de condamner seulement le dieu de Bush et non celui des talibans et autres extrémistes délirants. Toujours la logique du deux poids, deux mesure, en quelque sorte. Pour ma part, les deux "dieux" en question sont chacun à rejeter et à combattre, quoique, bien que Bush incarne tout ce qui me répugne le plus en politique, je suis d'accord avec Malouf à l'effet que «dans la bouche de Bush, Dieu est un hochet de circonstance, tandis que dans la bouche de Ben Laden, Dieu est un bâton de dynamite». Un certain sens de la nuance s'impose donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est qu'en fait, nos bien-pensants et nos belles âmes de la «gauche» antimondialisate semblent avoir perdu tout sens de la réalité et de la mesure, en trouvant bien peu à critiquer dans le fait de prendre des avions remplis de civils et de les projeter dans des gratte-ciels eux aussi remplis de civils. Ces gens se disent pourtant "progressistes", comme si un tel acte allait faire avancer la cause de la justice sociale et de la dignité humaine. D'ailleurs, notre fier imbécile national et Guide Spirituel de l'aile réactionnaire du mouvement nationaliste québécois, l'Imam Pierre Falardeau, était l'un de ces bien-pensants, comme l'a révélé en décembre dernier le journaliste Patrick Lagacé sur son &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20061215/CPBLOGUES14/61215218&amp;blogdate=20061215&amp;amp;cacheid=20061215"&gt;blogue&lt;/a&gt;. Mais bon, on ne doit pas s'attendre à autre chose d'un type qui s'est fait une marque de commerce - assez rentable doit-on remarquer - en se vautrant allègrement dans le crétinisme fanatisé, donc on ne doit pas être surpris du fait que cet intégriste idéologique s'identifie davantage à un autre intégriste, celui-là religieux, Mohammed Attah (le leader des commandos-suicide du 11 septembre), plutôt qu'aux secrétaires et concierges qui sont morts eux aussi dans l'effondrement du World Trade Center.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons au livre de Pierre K. Malouf, qui est pas mal plus intéressant que les éructations verbales grotesques et haineuses de ce saltimbanque auto-patenté et hochet consentant des médias assoiffés de cotes d'écoute qu'est l'Imam Falardeau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, ce que Malouf a tenté, avec succès à mon avis, de faire en écrivant ce pamphlet percutant, c'est de brasser la cage et de dénoncer l'hypocrisie de ceux qui, sous couvert de lutte «anti-impérialiste», sont prêts à justifier n'importe quoi, même l'intégrisme religieux, au nom de cette même lutte. En ce sens, Malouf aura même fait figure de précurseur, en lançant un appel à la raison et au bon sens, renouvelé d'ailleurs l'an dernier par l'écrivaine de gauche et féministe française Caroline Fourest, dans son excellent et très lucide livre &lt;a href="http://www.grasset.fr/Grasset/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCatalogue&amp;requestCode=afficherArticle&amp;amp;codeArticle=9782246691945&amp;ligneArticle=2"&gt;La tentation obscurantiste.&lt;/a&gt; Car c'est bel et bien d'obscurantisme qu'il s'agit, lorsqu'on se montre complaisant pour toute forme d'extrémisme et de haine, quelles que soient leurs motivations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est encore plus vicieux lorsque cet obscurantisme se travestit en discours "progressiste" prétendant, au nom d'un collectivisme effréné et souvent délirant, vouloir "libérer" n'importe quoi, sauf les individus qui, pourtant, sont les seuls dans lesquels peut s'incarner réellement la liberté. Malouf, qui est tout sauf un de ces «chiens édentés» qu'il pourfend de sa plume acérée et sous l'appellation de laquelle il désigne les gueulards qui ne savent que gueuler en se parant des atours de ceux qui veulent "libérer" tout le monde mais toujours en leur nom et surtout à leur place, déchire à pleines dents leur fatuité et l'inconscience crasse de leurs discours faits de slogans répétitifs qui relèvent davantage de l'ânerie réactionnaire que d'un vrai sens de la justice et de la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malouf nous renvoie aussi à certains éléments de notre propre histoire, en évoquant notamment la Crise d'octobre à partir de laquelle, là encore, les «chiens édentés» ont jappé pas mal fort (et d'ailleurs ils jappent toujours), incapables qu'ils sont d'admettre que la vraie victime de cette crise, celle dont ils parlent pourtant le moins en bons hypocrites qu'ils sont, avait pour nom Pierre Laporte, froidement étranglé par quelques "libérateurs" autoproclamés de la Nation, ces "libérateurs" n'étant pourtant que des adeptes d'une raison idéologique poussée à outrance et aux accents bien totalitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, ce petit livre de Malouf nous appelle à la lucidité. Au lieu de «chiens édentés», notre démocratie et nos libertés fondamentales ont besoin de vrais défenseurs et d'esprits libres, en un mot, de chiens de garde vigilants qui ne craignent pas d'aller à contre-courant s'il le faut. Malouf nous incite à penser par nous-mêmes, et à démasquer les tendances souvent totalitaires masqués derrière les beaux discours soi-disant "progressistes" des adeptes d'une langue de bois surtout bonne pour gueuler, mais qui est incapable d'éveiller en que ce soit des esprits réellements libres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre étant depuis quelque temps devenu introuvable en librairie, j'ai vérifié auprès de son auteur, qui en a toujours quelques dizaines d'exemplaires, qui restent donc disponibles aux intéressés. Donc, ceux qui voudront se dégourdir l'esprit en le lisant peuvent toujours se le procurer, pour à peine $10, en lui écrivant directement: &lt;a href="mailto:pkm@sympatico.ca"&gt;pkm@sympatico.ca&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, lors de ma première rencontre avec lui, il y a quelques semaines, Pierre K. Malouf m'avait montré le texte d'une lettre ouverte qu'il avait écrite pour répondre au texte délirant de haine que l'Imam Pierre Falardeau avait éructé lors du décès de Claude Ryan, à propos duquel le coeur de l'Imam en dégoulinait de joie, en bon "démocrate" et amant du genre humain qu'il est. Malheureusement, les journaux ont refusé de publier la lettre de Malouf, la jugeant sans doute trop irrévérencieuse pour la dignité de son ineffable destinataire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, puisque l'Imam Falardeau revendique toujours fièrement son morceau de fumier, allant jusqu'à le reproduire en juin dernier dans son &lt;a href="http://www.pierrefalardeau.com/content/view/21/2/"&gt;site&lt;/a&gt; web, j'ai trouvé alors dommage que la missive que Malouf lui adressait alors lui soit, jusqu'à présent, demeurée inconnue. J'ai donc demandé à son auteur la permission de la reproduire sur mon blogue, permission qu'il m'a aimablement accordée sans hésiter. La voici donc:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Lettre inédite de Pierre K. Malouf à l'Imam Pierre Falardeau:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Allez, Falardeau, encore un effort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu te réjouis de la mort de Claude Ryan ; dimanche dernier à la radio, l’écrivain Gilles Archambault s’est dit incapable de te blâmer. Moi non plus, mais je trouve que tu n’es pas allé assez loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, Falardeau, encore un effort ! Bien sûr, les fédéralistes (anonymes ou illustres, journaliers ou politiciens, masseuses ou travailleuses sociales) vont tous finir un jour par casser leur pipe. Que de joies en perspectives, mon vieux ! Croisant dans la rue le corbillard du dernier traître, la plupart des patriotes, sous prétexte de savoir-vivre, dissimuleront lâchement leur spasme derrière un kleenex desséché ; tandis que toi, glorieux porte étendard du Québec libre, tu éjaculeras des actions de grâce aux obsèques des canailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aaah ! que crèvent au plus sacrant les ennemis de la Patrie afin que tu puisses répandre plus abondamment ta semence fertile sur nos coeurs timorés. Mais je crains pour toi, car vois-tu, mon vieux, au Québec même, les ennemis de la Patrie se comptent par millions ! Et tu risques fort de crever toi-même avant que ne meure de sa belle mort la dernière des salopes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, Falardeau, encore un effort ! Va jusqu’au bout ! Cesse d’écornifler au chevet des agonisants. Sors de ta réserve ! Pourquoi n’irais-tu pas étrangler de tes propres mains le sénateur Jacques Hébert, le comédien Jean-Louis Roux, l’écrivain Roch Carrier, qui sont pour le moins d’aussi immondes crapules que l’était cette face de rat de Claude Ryan ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux, pourquoi n’irais-tu pas commettre lors d’un caucus du Parti libéral ou dans une réunion du Conseil du patronat un attentat kamikaze qui te couvrirait de gloire et de sang ? Ta joie serait fugitive mais enfin complète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, Falardeau, encore un effort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre K. Malouf "&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-3916109629900242948?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/3916109629900242948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/3916109629900242948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/02/langue-de-bois-interdite-une-lettre.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/ReG5CWv2YWI/AAAAAAAAAIM/Jcc7gWIO9Rc/s72-c/Malouf.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-1004188344461520869</id><published>2007-02-23T16:56:00.000-05:00</published><updated>2007-02-24T00:10:18.007-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rd9jv6kTJlI/AAAAAAAAAH8/-SwdfrzwVRg/s1600-h/Gala-5_edited.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5034852583250011730" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rd9jv6kTJlI/AAAAAAAAAH8/-SwdfrzwVRg/s320/Gala-5_edited.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;De l'hypocrisie !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le Parti québécois ne détient pas le monopole de la vertu&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;NOTE: Ceci est le &lt;em&gt;texte intégral&lt;/em&gt; de mon article publié dans La Presse d'aujourd'hui, dont des parties ont dû être retranchées, faute d'espace:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Collaborateur occasionnel à La Presse, l’auteur travaille notamment à la rédaction d’un ouvrage sur les agissements du camp du OUI et du gouvernement du PQ dans le contexte entourant le référendum de 1995.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, voilà que le PQ recoure une nouvelle fois à sa tactique, devenue coutumière, consistant à salir son adversaire. Cette fois, c’est par la voix de sa députée Diane Lemieux que le PQ accuse le chef de cabinet du premier ministre Jean Charest, Stéphane Bertrand, d’avoir détourné une certaine somme au profit du camp du NON, lors du référendum de 1995. Or, tout semble indiquer qu’il s’agit ici d’une facture reproduite dans le livre des militants indépendantistes Normand Lester et Robin Philpot, Les secrets d’Option Canada, que les gens du PQ ont, comme Mme Lemieux a elle-même dû l’avouer, passée au «liquid paper» pour en cacher la mention attestant que cette facture fut officiellement payée par le comité du NON.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre le fait que cette prétendue «preuve» fut ainsi grossièrement trafiquée, ce qui en soi démontre un manque d’éthique assez sérieux et une tentative d’induire le public en erreur tout en posant des préjudices potentiellement graves aux personnes visées, ce qui choque le plus dans ce nouvel épisode est le fait qu’encore une fois, le PQ s’acharne à vouloir faire croire qu’il détiendrait le monopole absolu de la vertu. Or, on l’a vu en juin dernier lors du dépôt du rapport du juge Moisan, le PQ a violé la loi sur le financement des partis politiques en encaissant au moins $96 400 en contributions illégales de la célèbre firme Groupaction, celle-là même qui fut au cœur du scandale des commandites, à partir duquel les «purs» du PQ, ces «plus blancs que neige» autoproclamés, de même que leur succursale fédérale du Bloc Québécois, se sont acharnés à salir injustement l’ensemble du camp fédéraliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, lorsqu’on étudie minutieusement l’ensemble des faits concernant les deux camps opposés lors du référendum de 1995, on se rend compte que toute cette obsession du PQ consistant à exploiter à tort et à travers certains faits réels ou allégués concernant la gestion de l’organisme Option Canada, de même que l’accusation d’un «référendum volé» par les fédéralistes, relève de l’hypocrisie la plus évidente. En effet, tout indique que la présente enquête du directeur général des élections et pour laquelle a été mandaté le juge Bernard Grenier ─ enquête provoquée par la seule sortie du livre de Lester et Philpot ─ devrait s’élargir également aux multiples manœuvres et tactiques douteuses du gouvernement du PQ de cette époque et du camp du OUI. Car si le but d’une enquête de cet ordre vise vraiment à assurer la transparence et l’honnêteté du processus démocratique, plusieurs faits et agissements du camp indépendantiste doivent eux aussi être examinés en profondeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les questions qui doivent être posées, il n’y a pas que ce viol de démocratie que constitue l’affaire des bulletins de vote rejetés à des taux massifs par des scrutateurs zélés nommés par le PQ dans certaines circonscriptions à forte prédominance fédéraliste (11,61%, soit 5426 votes dans Chomedey, entre autres). Plusieurs éléments concernant les fonds publics massivement dépensés par le gouvernement Parizeau en propagande et manœuvres partisanes, de même que des dépenses jamais comptabilisées de la campagne du OUI, n’ont, à ce jour, subi d’enquête sérieuse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Le PQ affectionne de parler d’Option Canada, accusé notamment dans le livre de Lester et Philpot d’avoir financé la soirée référendaire du NON. Mais il ferait bon de regarder aussi du côté du Conseil de la souveraineté, disposant d’un budget de $ 4 438 376 (financé au moins à 85% à même les fonds publics par le gouvernement Parizeau), qui dépensa $196 443 pour la soirée référendaire du OUI. De plus, en pleine campagne référendaire, ce même organisme a reçu du Secrétariat à l’avenir du Québec une subvention de $ 1 882 462, pour des dépenses prétendument encourues avant la période référendaire, sans que cette prétention n’ait été jusqu’ici confirmée hors de tout doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Qu’en est-il des nombreux organismes indépendantistes actifs durant toute la campagne référendaire, du genre, entre de multiples autres, Artistes pour la souveraineté, Les Jeunes souverainistes, Mouvement National des Québécois, Partenaires pour la souveraineté de la Montérégie, qui ont dépensé des sommes considérables pour vanter les mérites de leur option, mais dont on ignore la provenance et qui ne seront jamais comptabilisées par le OUI? Où sont les états financiers de ces organismes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Les centrales syndicales, à même les cotisations des travailleurs dont tous n’étaient forcément pas indépendantistes, ont investi des ressources importantes dans le camp du OUI. Ainsi, la FTQ, dans un document daté du 19 janvier 1995, avait énoncé la stratégie syndicale allant «jusqu’au jour du vote», spécifiant notamment que ses permanents «seront également mis à contribution», devant «libérer leur agenda en conséquence», la campagne du OUI devant «être la priorité d’action de tous les permanents». Qui dit permanent dit aussi personnel payé à plein temps, et non des bénévoles. «Tous les permanents» concernés, selon le terme employé par ce document de la FTQ et dont on ignore le nombre, auraient-ils alors tous pris des congés sans solde pour «libérer leur agenda en conséquence»? Si oui, où en sont les preuves concrètes? Si non, ces éventuelles dépenses n’ont pas été ajoutées à celles du camp du OUI. Et nous ne comptons ici ni la CSN, ni l’ex-CEQ, très engagées elles aussi pour le OUI.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Les indépendantistes ont dénoncé à tous vents les dépenses de «propagande» du gouvernement fédéral. Or, qu’en est-il des campagnes publicitaires massives à saveur nettement propagandiste payées à même les fonds publics par le gouvernement Parizeau, qui a conscrit jusqu’à Hydro-Québec et d’autres sociétés d’État pour nourrir la ferveur nationaliste durant la campagne référendaire, au coût de $2, 8 millions pour le seul cas d’Hydro-Québec? Dans quelles conditions ces contrats publicitaires ont-ils été octroyés? Et à quelles firmes? Quelles furent les sommes totales de ces campagnes de propagande gouvernementale partisane? Ces questions sont toujours sans réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont là que quelques-uns parmi les nombreux éléments du dossier référendaire sur lesquels la lumière reste à faire, car il faut aussi compter avec d’autres faits, comme ceux entourant le processus douteux d’attribution par le gouvernement du PQ des contrats nécessaires à la réalisation des fameuses Études Le Hir sur la restructuration du Québec, de même que les centaines de millions qu’a coûté, en pure perte, le tout aussi fameux Plan Paillé qui, au cours de la période pré-référendaire, octroyait des prêts de $50 000 garantis à 90% par le gouvernement à quiconque voulait lancer son entreprise, tout cela pour créer un climat de confiance économique artificiel en vue du référendum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est plus que temps que toute la lumière soit enfin faite sur ces faits qui pourraient bien prouver que les agissements du PQ sont fort incompatibles avec son habituelle prétention au monopole de la vertu. Avant de salir systématiquement ses adversaires et de ternir ainsi notre processus démocratique, ce parti devrait se regarder un peu plus dans le miroir, et surtout faire preuve de moins d’hypocrisie. Et tous les Québécois y gagneraient, car on assurerait ainsi à long terme une meilleure probité à nos institutions politiques, de même qu’une confiance renouée de la part des citoyens à l’égard de la classe politique. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-1004188344461520869?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1004188344461520869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/1004188344461520869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/02/de-lhypocrisie-le-parti-qubcois-ne_23.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rd9jv6kTJlI/AAAAAAAAAH8/-SwdfrzwVRg/s72-c/Gala-5_edited.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-8978369483222399402</id><published>2007-02-15T11:54:00.000-05:00</published><updated>2007-02-28T20:10:05.932-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5031805505816962578" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RdSQcqkTJhI/AAAAAAAAAHM/IlNGrVqI8cA/s320/asylum.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Moi, un «fou» ? Ben oui, Mon Onc' Jasmin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Un ami m'a gentiment rapporté que, sur son site web, l'ineffable Claude Jasmin, un écrivain nationaliste dans ce qu'il y a de plus réactionnaire mais qui en même temps sait donner dans le burlesque, me fait l'honneur de me dédier un &lt;a href="http://www.claudejasmin.com/wordpress/?p=595"&gt;texte&lt;/a&gt; à propos de mon dernier &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/vive-lhrsie-par-daniel-laprs-article.html"&gt;article&lt;/a&gt; paru dans La Presse du 28 janvier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus drôle, c'est que Jasmin m'y traite d'emblée de «fou», le titre de son texte étant rien d'autre que: «La complainte du fou». Mais là, franchement, je suis complètement pris au dépourvu, forcé que je suis de reconnaître que Jasmin est vraiment perspicace. Car «fou», oui je le suis, totalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, croyez-le ou non, ma blonde se plaît à m'appeler son «Fou». Son «Fou» à elle, bien sûr, mais un «Fou» quand même. Et figurez-vous que, pas plus tard que ce matin, je faisais un courriel à un ami en lui disant que je suis en train de devenir «complètement fou» avec mon engouement pour le chef d'orchestre &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/un-gros-coup-de-coeur.html"&gt;Carlos Kleiber&lt;/a&gt;, pour lequel je suis devenu épris d'une vénération qui frise un heureux délire, car je suis rendu que j'en parle à tout le monde, tout le temps, me disant qu'il faut absolument que le plus de gens possible le découvrent pour qu'ils puissent jouir à leur tour de son art... Moi qui ne suis pas riche du tout, j'ai même payé une petite fortune, récemment, pour une des très rares photos signées de Kleiber, que j'ai dénichée chez un marchand de souvenirs musicaux autrichien... Donc, plus «fou» que ça, tu meurs... (Au fait, allez voir &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=IomRh4Wir2M"&gt;ici&lt;/a&gt; cette petite performance endiablée de 3 minutes de Kleiber, mais attention, il y a un risque de contagion et ça pourrait vous rendre «fou» vous aussi...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aussi, étant soucieux de mettre les choses au clair dès le départ lorsque j'ai lancé ce blogue afin de ne pas induire les lecteurs en erreur, j'avais déjà publiquement admis, dans un &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/tous-lasile-vite-il-y-des-matins-o-on.html"&gt;billet&lt;/a&gt; qui date déjà, que je ne suis rien d'autre qu'un fou à lier et à enfermer d'urgence à l'asile psychiatrique, dans une chambre bien capitonnée. C'est que, pour les tenants de l'aile réactionnaire du mouvement nationaliste et indépendantiste québécois, dont Claude Jasmin et son acolyte l'Imam Pierre Falardeau sont des chefs de file, les bonnes vieilles recettes totalitaires sont de mise: quiconque n'est pas un adepte de leur idéologie doit se voir assujetti à ce qu'on appelle le traitement psychiatrique de la dissidence, car on ne peut pas, selon eux, être sain d'esprit si on ne partage pas leurs vues. Donc, vous n'êtes ni nationaliste, ni indépendantiste, et vous pensez en même temps que vous avez le droit de penser par vous-mêmes et de dire tout haut ce que vous pensez? Ben, réveillez-vous, gang de malades!!! Vous êtes complètement «fous», c'est bien clair, et il faut vous faire soigner, et vite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour revenir à cette drôlerie bien tordante qu'est ce texte de Jasmin, tout ce que je puis dire, c'est que, mis à part d'avoir reconnu le fait que je suis un «fou» à lier, Jasmin a tout faux, car contrairement au titre de son texte, je ne me plaignais pas du tout dans mon article du 28 janvier. Bien au contraire, le titre étant : «Vive l'hérésie!», j'exprimais une certaine jubilation à l'idée qu'il fait bon d'être un hérétique et un dissident, et que c'est là un atout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, je vous invite à lire l'écrit de Jasmin tel quel, et vous pourrez en juger par vous-même, car je ne trouve pas que ça vaut la peine de commenter davantage, puisque tout ce que fait Jasmin, c'est de déformer grossièrement mon propos, en citant par exemple entre guillemets des choses que je n'ai pas écrites, ou de me prêter des propos qui sont ceux de gens que, contrairement à Jasmin, je citais de manière exacte. Notons en passant qu'il est assez révélateur de constater que cet écrivain ne connaît pas l'usage propre des guillemets lorsqu'on écrit. Pour le reste, ce n'est qu'un ramassis de radotages nostalgiques, de dénégations piteuses de l'hégémonie culturelle et idéologique du nationalisme qui prédomine bien réellement au Québec, et de divagations creuses autour d'un prétendu "Québec libre", mais dans lequel seuls ceux qui pensent comme Jasmin auraient droit à la liberté, tandis que les autres ne seraient que des «fous» à enfermer...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-8978369483222399402?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/8978369483222399402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/8978369483222399402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/02/moi-un-fou-ben-oui-m.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RdSQcqkTJhI/AAAAAAAAAHM/IlNGrVqI8cA/s72-c/asylum.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-7660106978113840603</id><published>2007-01-29T09:23:00.000-05:00</published><updated>2007-01-29T12:10:02.549-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rb4i3PnBKUI/AAAAAAAAAGo/iy6dp2tVFOU/s1600-h/Teboul.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5025492566670387522" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rb4i3PnBKUI/AAAAAAAAAGo/iy6dp2tVFOU/s320/Teboul.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un phare contre l'obscurantisme&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Alors que nous commémorons ce mois-ci le quarantième anniversaire de la mort de ce grand précurseur de la modernité québécoise que fut &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/un-combattant-pour-nos-liberts-dimanche.html"&gt;Jean-Charles Harvey&lt;/a&gt;, il peut valoir la peine de se pencher sur l'impact et l'influence du journal hebdomadaire qu'il a fondé et dirigé, &lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt;, qui a paru de 1937 à 1946, mais qui reste assez peu connu, sinon méconnu, de nos jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire, je vous réfère au livre qu'a consacré à ce journal Victor Teboul (qui aujourd'hui anime le &lt;a href="http://www.tolerance.ca/"&gt;webzine Tolérance&lt;/a&gt;), et dont le titre est &lt;em&gt;Le Jour: émergence du libéralisme moderne au Québec&lt;/em&gt; (éditions &lt;a href="http://www.hurtubisehmh.com/ouvrages/f_ouvrage.asp?ouvID=771"&gt;Hurtubise HMH&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lecture de ce livre est utile à plus d'un égard. D'abord, il permet de découvrir tout un courant de pensée d'esprit progressiste, démocratique et libéral qui existait bel et bien durant une époque où l'obscurantisme religieux et idéologique prédominait dans la société québécoise du temps. Ainsi, on se rend compte du fait qu'il serait faux de prétendre que ce serait tout le Québec des années 1930 et 1940 qui embrassait l'idéologie d'extrême-droite et arriérée des élites nationalistes du temps, et dont un Lionel Groulx était le principal inspirateur. Dans &lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt;, on retrouvait en effet un grand nombre d'intellectuels, d'artistes et de créateurs de toutes sortes, tous des anticonformistes qui, autour de leur animateur Jean-Charles Harvey, ne craignaient pas de défier, avec vigueur et non sans courage, les tenants de l'orthodoxie et de la pensée caractéristiques de cette époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce livre donc, Victor Teboul décrit comment &lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt; a permis l'intrusion dans la société québécoise d'idées libérales et modernes, et cela malgré l'acharnement et la hargne avec lesquelles ce journal et ses collaborateurs étaient pourfendus par ceux qui s'efforçaient d'imposer au Québec l'hégémonie de leur idéologie réactionnaire et obscurantiste. La liberté de pensée et d'expression y était vigoureusement défendue contre toute prétention à imposer quelque dogme que ce soit. Aussi, à une époque où le racisme, sous ses formes anglophobe et antisémite en particulier, faisait partie du discours des élites nationalistes, l'équipe du &lt;em&gt;Jour&lt;/em&gt; le combattait sans aucune concession ni ambiguïté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt; s'efforçait également de procéder à une double démystification de notre histoire: d'abord pour la sortir de l'approche misérabiliste et victimisatrice dans laquelle elle avait été maintenue par ceux qui en prônaient une approche essentiellement revancharde, mais aussi pour la dégager des fables débilitantes, enrobées de fausse «Gloire Nationale», dans lesquelles elle était enlisée. En ce sens, &lt;em&gt;Le Jour &lt;/em&gt;avait pour but d'inciter les Canadiens français à renouer non seulement avec la réalité de leur histoire, mais aussi, par une connaissance plus lucide et démythifiée de leurs origines, à reprendre la maîtrise de leur présent et de leur avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, le livre de Teboul offre un survol pénétrant, et très stimulant je dois dire, de la vivacité intellectuelle, politique et culturelle qui caractérisait les esprits libres dans la société québécoise de cette époque. L'obscurantisme hégémonique qui régnait, au lieu de décourager l'équipe du &lt;em&gt;Jour&lt;/em&gt;, les aiguillonnait à exprimer haut et fort leurs vues émancipatrices. Ceci a par exemple eu pour résultat de faire en sorte que, malgré la ferveur des élites nationalistes du temps pour le fascisme et le régime collaborationniste de Pétain dans la France occupée par les nazis, c'était ici-même au Québec, à Montréal, qu'existait le seul journal du monde francophone appuyant la France libre. Ce journal, c'était &lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt;, dans lequel on retrouvait d'ailleurs la plume de plusieurs grands écrivains français en exil, dont Jules Romains par exemple, qui y publiaient leurs textes anti-pétainistes et favorables à la Résistance contre l'occupant nazi. En ce sens, &lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt; a permis au Québec de décrocher un titre peu banal de fierté, pour ne pas dire un honneur bien légitime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette vivacité propre au Jour ne s'opérait pas seulement dans les domaines politique, historique et idéologique, mais aussi sur le plan culturel et artistique. L'un des plus grands mérites du livre de Teboul est de nous faire découvrir que &lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt; accordait une priorité cruciale à la modernisation de l'éducation, en enfourchant notamment le cheval de bataille de l'éducation gratuite, universelle et obligatoire, tout en ne craignant pas de prôner une laïcisation honnie par les élites nationalistes, qui préféraient une éducation arriérée et soumise à la religion. Aussi, les arts, sous l'angle de la liberté de création sinon de l'audace, occupaient une large part des pages du &lt;em&gt;Jour&lt;/em&gt;, et cela tant en ce qui concerne la littérature, la philosophie de l'art, la musique, la peinture, la sculpture, etc. D'ailleurs, il est intéressant en particulier de découvrir le combat du&lt;em&gt; Jour&lt;/em&gt; pour le renouveau du théâtre, considéré comme un lieu où la liberté d'expression ne devait connaître aucune entrave religieuse ou idéologique. Aussi, on sent poindre dans les pages du &lt;em&gt;Jour&lt;/em&gt; les prémisses de ce grand cri contre l'étouffement culturel et idéologique que fut le &lt;em&gt;Refus Global&lt;/em&gt;, animé par le peintre Jean-Paul Borduas, qui retentit en 1948, soit à peine deux ans après la disparition du journal de Jean-Charles Harvey. En ce sens, on peut dire que &lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt;, en s'en prenant contre l'obscurantisme,&lt;em&gt; &lt;/em&gt;a labouré les champs qui ont permis à la modernité de naître au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, je dirais que la lecture de ce livre permet aussi de prendre conscience du fait qu'ils ont bien tort ceux qui invoquent encore de nos jours le fameux «contexte» pour justifier ou excuser l'obscurantisme de leurs ancêtres idéologiques qu'étaient les élites nationalistes de ce temps. En fait, il s'agit là d'une pure fumisterie, à laquelle recourent aisément ceux qui veulent occulter la réalité historique. D'un côté, oui, il y avait bel et bien dans le Québec de ce temps une idéologie dominante essentiellement réactionnaire et passéiste dont les tenants s'efforçaient, délibérément et sciemment, de maintenir leur emprise sur la société tout en étouffant les libertés. Et d'un autre côté, oui, il y avait tout aussi bel et bien au Québec un courant de pensée qui défiait ouvertement l'unanimisme et le conformisme des réactionnaires qui stérilisaient notre culture et qui fossilisaient nos institutions, et c'est ce courant, animé par Jean-Charles Harvey et son équipe du &lt;em&gt;Jour&lt;/em&gt;, qui a, contre vents et marées, pavé la voie de la modernisation de notre société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, &lt;em&gt;Le Jour&lt;/em&gt; a beau avoir été aux prises avec un «contexte» où la montée du fascisme, du racisme et du nationalisme étroit et sectaire suscitait la ferveur de certains, ce n'est cependant pas un tel «contexte» qui les empêcha de s'opposer aux idées réactionnaires et de promouvoir, chez nous même au Québec, de vraies idées de liberté et d'émancipation. Les gens du &lt;em&gt;Jour&lt;/em&gt; n'ont pas, eux et contrairement à d'autres, cédé à l'air nauséabond du temps. D'où leur mérite, et aussi l'importance de renouer avec l'héritage de libertés qu'ils nous ont pourtant légué mais que les tenants du nationalisme qui prévaut aujourd'hui chez nous ont pris grand soin de nous faire oublier. Ceux qui aiment vraiment la liberté ne pourront qu'apprécier l'oeuvre du &lt;em&gt;Jour&lt;/em&gt; et, souhaitons-le, s'en inspirer pour aujourd'hui, afin que puisse émerger au Québec une parole libre contre la pensée unique et les conformismes, quels qu'ils soient.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-7660106978113840603?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7660106978113840603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/7660106978113840603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/01/un-phare-contre-lobscurantisme-alors.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rb4i3PnBKUI/AAAAAAAAAGo/iy6dp2tVFOU/s72-c/Teboul.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-2942991062263532371</id><published>2007-01-28T08:56:00.000-05:00</published><updated>2007-01-28T21:32:20.018-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rbyc7PnBKRI/AAAAAAAAAGE/9QQasWJXjpA/s1600-h/bucher-des-templiers-web.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5025063825855031570" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rbyc7PnBKRI/AAAAAAAAAGE/9QQasWJXjpA/s320/bucher-des-templiers-web.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Vive l'hérésie! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Par Daniel Laprès&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(Article paru dans &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/section/CPPRESSE"&gt;La Presse&lt;/a&gt;, Montréal, 28 janvier 2007, p. A12)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un réel besoin de liberté dans la société québécoise d’aujourd’hui. Un besoin d’esprit critique, de dissidence, d’hérésie même. C’est que, comme le souligne le philosophe hérétique Michel Morin dans &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/le-prix-de-la-libert-dans-mon-billet-du.html"&gt;L’identité fuyante&lt;/a&gt; (éditions Les Herbes Rouges), « il n'existe pas [au Québec] un espace de reconnaissance et de discussion de la parole libre et pensante. N'existent que des versions diverses, ressassées, de la même vulgate sociale-nationale». Ou encore, comme le disait le regretté Jean Papineau ─ un autre hérétique ─ dans &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/dialogue-sur-le-nationalisme-au-qubec.html"&gt;Dialogues en ruine&lt;/a&gt;, un recueil d’entretiens présentés par Laurent-Michel Vacher (éditions &lt;a href="http://www.editionsliber.org/?p=6&amp;amp;amp;idx=7&amp;nbAff=7&amp;amp;idxVue=61"&gt;Liber&lt;/a&gt;) et qui conserve toute son actualité, «celui qui aime ce pays [le Canada] est maudit. Il ne peut donc que se taire. Symboliquement au Québec, être nationaliste, c'est avoir le droit d'exister ; être contre le nationalisme, c'est mourir à soi-même et à sa communauté».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, l’idéologie nationaliste et indépendantiste est devenue chez nous hégémonique au point où on ne peut la critiquer impunément, ou même la questionner ne serait-ce que timidement. Comme le dit Michel Morin : « Fort peu s’y risquent. Ceux qui l’osent en paient le prix». On se souvient par exemple des questionnements des Michel Tremblay et Robert Lepage qui, l’an dernier, avaient émis certaines réserves et interrogations devant le projet indépendantiste. Le tollé qui s’ensuivit les fit vite se taire, M. Tremblay s’étant même senti obligé d’affirmer qu’on ne l’y reprendra plus à s’exprimer sur des questions semblables. On peut penser aussi à René-Daniel Dubois, qui s’en était pris avec sa verve caractéristique au ronron nationaliste, mais qui fut ensuite conspué et calomnié au point où même lui, qui n’est pourtant pas réputé pour garder sa langue dans sa poche, ne veut plus se mêler du débat national. Ou encore à l’historienne Esther Delisle, qui avait fait ressurgir dans sa thèse de doctorat l’adhésion au fascisme et à l’antisémitisme des élites nationalistes québécoises de l’époque située autour de la deuxième guerre mondiale. Depuis, Mme Delisle, qu’on a notamment fait passer littéralement pour une folle (voir le documentaire &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/je-me-souviens.html"&gt;Je me souviens&lt;/a&gt;, d’Éric Scott, où on voit un prof d’université ultranationaliste la qualifier ainsi), a été bannie du monde universitaire québécois, n’ayant jamais pu y prononcer une seule conférence académique, bien qu’elle ait tout de même obtenu son diplôme malgré l’opposition hargneuse de certains inquisiteurs nationalistes. «Mourir à soi-même et à sa communauté», disait Jean Papineau: Mme Delisle sait ce que ça veut dire, et elle en a payé chèrement le prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces cas-là sont loin d’être isolés. Celui qui, sans autres moyens que sa plume ou sa prise de parole, ose s’en prendre à la pensée unique nationaliste et indépendantiste subit sans tarder la matraque de la calomnie et des injures, sans que ses arguments soient débattus sur le fond. Pour prendre la mesure du phénomène, on n’a qu’à surfer dans les forums indépendantistes sur Internet et, à coup sûr, on y verra nombre de bûchers symboliques allumés contre des commentateurs fédéralistes connus ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, cette hargne intolérante dont font preuve les éléments les plus réactionnaires du mouvement nationaliste et indépendantiste pour étouffer la dissidence et l’hérésie est plus qu’un signe patent de leur faiblesse : c’est aussi leur principal talon d’Achille. Car ici comme ailleurs, l’histoire a souvent démontré que, contre les absolutismes et dogmatismes qui fossilisent les idées et stérilisent la culture, les porteurs d’avenir ont toujours été du côté des dissidents et des hérétiques. Ce sont eux qui ont toujours fait accoucher les libertés dans les sociétés, et qui ont fécondé la culture et la civilisation. En défiant le conformisme et en ne craignant pas de perturber l’opinion dominante par l’exercice de leur libre pensée, quitte à se voir pointés du doigt par les inquisiteurs du moment, ils ont montré qu’ils étaient du côté de la vie, qui est toujours mouvement, liberté et création.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’on peut déduire du climat d’absolutisme idéologique qui perdure, c’est qu’au Québec le non-conformisme n’est plus là où on le pensait il n’y a encore pas si longtemps. Aujourd’hui, se tenir debout et ne pas céder devant la pression conformiste imposée par l’idéologie nationaliste et indépendantiste relève véritablement de la contre-culture. C’est afficher sa dissidence que de se dire Québécois sans nécessairement être nationaliste, c’est faire preuve d’hérésie que de considérer, sans avoir peur de l’affirmer, que le Canada n’est pas le goulag, mais un projet dans lequel, en y travaillant, les Québécois et les francophones peuvent se réaliser et s’épanouir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on pense ainsi (mais sans pour autant prétendre au monopole de la vérité, bien au contraire), on devrait quand même prendre la liberté de le dire. Sans craindre qui ou quoi que ce soit. Quitte à en payer le prix, celui de la liberté, qui en vaut bien la peine, après tout. Sur ce : vive l’hérésie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-2942991062263532371?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2942991062263532371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/2942991062263532371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/01/vive-lhrsie-par-daniel-laprs-article.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/Rbyc7PnBKRI/AAAAAAAAAGE/9QQasWJXjpA/s72-c/bucher-des-templiers-web.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-9140506789149246178</id><published>2007-01-27T12:56:00.000-05:00</published><updated>2007-03-23T00:11:43.054-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RbuScvnBKOI/AAAAAAAAAFg/lBpH8rjCIYA/s1600-h/Holbach02.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5024770831776032994" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RbuScvnBKOI/AAAAAAAAAFg/lBpH8rjCIYA/s320/Holbach02.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Tandis qu'on est dans le sujet...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci, je suis plongé dans les oeuvres de &lt;a href="http://perso.orange.fr/sos.philosophie/holbach.htm"&gt;Paul Henri Thiry d'Holbach&lt;/a&gt; (portrait ci-contre), un philosophe de ces Lumières qui furant tant combattues par les tenants des courants idéologiques d'extrême-droite dont je parlais dans mon &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2007/01/je-me-souviens.html"&gt;billet d'hier&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'Holbach avait en effet tout pour déplaire à des mystificateurs obscurantistes comme Lionel Groulx, Robert Rumilly et les autres réactionnaires qui dominaient dans le Québec des années 1930 et 1940. Anticlérical convaincu, athée résolu et antimonarchiste militant, d'Holbach incarnait tout ce courant de libertés et d'émancipation propre à une certaine France du progrès social, moral et intellectuel et à laquelle étaient allergiques les pères fondateurs du nationalisme québécois prétendu «moderne». Ces derniers étaient plutôt des adeptes de l'absolutisme religieux et monarchique de la France d'avant 1789 et qui, incidemment, était caractéristique de cette Nouvelle-France au retour à laquelle ils aspiraient, tout bêtement. D'où d'ailleurs leur amour passionnel pour le Maréchal Pétain et le régime collabo de Vichy, ainsi que leur zèle à protéger sous leur aile des collabos aussi infects et crapuleux que pouvaient l'être un Bernonville et un Montel, car ces derniers avaient le louable mérite, à leurs yeux, de partager leur idéologie réactionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, je lisais ce matin le volume des &lt;em&gt;Oeuvres philosophiques&lt;/em&gt; de d'Holbach (récemment et heureusement rééditées aux &lt;a href="http://coda.monsite.wanadoo.fr/"&gt;éditions Coda&lt;/a&gt;), et voici que j'y trouve quelques lignes qui me font justement penser à la fois à une Esther Delisle et au sort qu'on lui fit subir, de même qu'à un Lionel Groulx et à ses disciples qui s'empressèrent de jouer le rôle d'inquisiteurs pour museler Mme Delisle tout en la calomniant et en la poursuivant de leur hargne vengeresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, ces mots de d'Holbach peuvent fort bien faire songer à l'esprit qui animait Mme Delisle dans son travail d'historienne, de même qu'aux conséquences que ses inquisiteurs lui ont ensuite réservées pour avoir osé enfreindre le tabou: &lt;span style="color:#000099;"&gt;«Pour être utile, l'historien doit être véridique et développer les causes dont les effets ont été avantageux ou nuisibles ; il doit fixer les yeux des peuples sur les délires de leurs maîtres, sur les tableaux sanglants de leurs guerres, de leurs crimes, de leurs attentats contre la félicité publique. Mais l'Histoire ne peut sans danger retracer ces désordres sous un gouvernement épris des mêmes folies et qui ne tolère pas qu'on le montre sous ses traits véritables.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au bon abbé Lionel Groulx, il n'y a qu'à songer au fait qu'il avait, entre autres forfaits, encombré notre histoire de fables et de légendes ahurissantes à la Dollard des Ormeaux ou Madeleine de Verchères, tout cela pour forger le mythe d'une épopée héroïque qui n'en reste pas moins complètement dépourvue de fondements historiques, et on admettra alors que les mots suivants de d'Holbach lui vont à merveille: &lt;span style="color:#000099;"&gt;«Sous des plumes serviles et guidées par le préjugé, l'Histoire n'est qu'un amas de mensonges et de faits déguisés dont il ne peut résulter aucune utilité.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, dans mon billet d'hier, je qualifiais Esther Delisle de «téméraire». Vous comprendrez donc que j'ai bien souri lorsque je suis tombé sur ces lignes: &lt;span style="color:#000099;"&gt;«Comment des tyrans pourraient-ils approuver ou favoriser une &lt;em&gt;curiosité téméraire&lt;/em&gt; qui remonte aux principes, qui juge tout d'après sa valeur réelle ou son utilité, qui ose mettre l'autorité même dans la balance de l'examen ? Les hommes sont tellement accoutumés au mensonge, que la vérité leur paraît communément la plus dangereuse des nouveautés. L'ami du vrai semble être pour l'ordinaire l'ennemi de tout le monde.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le moins qu'on puisse dire est que Mme Delisle, en se collant à la réalité des faits d'une période peu reluisante de l'histoire de nos élites nationalistes et en communiquant ses découvertes, s'est faite bien des ennemis parmi ceux pour qui la vérité paraît «la plus dangereuse des nouveautés»...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17424821-9140506789149246178?l=lapresd.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/9140506789149246178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17424821/posts/default/9140506789149246178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lapresd.blogspot.com/2007/01/tandis-quon-est-dans-le-sujet.html' title=''/><author><name>Daniel Laprès</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02221798006052180430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RbuScvnBKOI/AAAAAAAAAFg/lBpH8rjCIYA/s72-c/Holbach02.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17424821.post-4595462890866887212</id><published>2007-01-26T08:32:00.000-05:00</published><updated>2007-01-27T17:35:13.601-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5024099713071261890" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_wKq6Ii_6ZBA/RbkwEfnBKMI/AAAAAAAAAFI/SnBc6mbLZN0/s320/JeMeSouviens.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;«Je me souviens»... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Ah, oui? Vraiment ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je vous présente aujourd'hui un autre documentaire, celui-là réalisé par Éric Scott, et qui a pour titre la fameuse devise québécoise «Je me souviens». J'avais découvert ce film (dont je n'avais pas entendu parler au moment de sa sortie il y a quelques années), tout-à-fait par hasard, l'été dernier, en fouinant dans la section des documentaires de La Boîte Noire, rue St-Denis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y retrouve l'histoire d'Esther Delisle qui, alors qu'elle enseignait l'histoire au Cégep François-Xavier Garneau à Québec, avait entrepris une thèse de doctorat sur l'antisémitisme et le fascisme des élites nationalistes québécoises des années 1930 et 1940. Mais bien mal lui en prit, car en nous mettant le nez dans l'idéologie de fumier qui régnait parmi bon nombre des «beaux esprits» du Québec nationaliste d'alors, Mme Delisle, la téméraire, s'est trouvée à voguer en pleine zone interdite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour avoir osé enfreindre le tabou, on lui a fait payer le prix bien durement, car elle a ainsi accompli un véritable suicide professionnel. En plus de s'être fait passer pour une cinglée (selon la bonne vieille méthode totalitaire du &lt;a href="http://lapresd.blogspot.com/2005/10/tous-lasile-vite-il-y-des-matins-o-on.html"&gt;traitement psychiatrique de la dissidence&lt;/a&gt;), Esther Delisle reste depuis ce temps une bannie, à qui on n'a jamais permis de prononcer une seule conférence académique dans une université québécoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'a démontré Mme Delisle dans sa thèse, c'est qu'il y avait dans les élites nationalistes québécoises des années 1930 et 1940 un véritable engouement pour le fascisme et l'antisémitisme. Pour ce faire, elle a analysé les pages du Devoir de cette période, où elle a répertorié pas moins de 1007 articles à tonalité antisémite ou fascisante. Elle a aussi relevé nombre d'écrits de l'abbé Lionel Groulx, notamment dans la revue L'Action nationale, dans lesquels celui-ci proclame sa ferveur fasciste et son antisémitisme viscéral. Et dans «Je me souviens», comme toile de fond pour mieux saisir l'ambiance idéologique de l'époque, on peut aussi entendre les discours de plusieurs personnalités influentes dans les milieux nationalistes du temps, dont entre autres les Henri Bourassa, Georges Pelletier, Alfred Rouleau, Esdras Minville, Camillien Houde, Robert Rumillly, tous disparus depuis mais dont un bon nombre voient toujours leur mémoire célébrée par diverses institutions ou voies de circulation dédiées à leurs noms.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains prétendent que ces gens s'étaient vite rétractés après que l'on ait découvert, au lendemain de la guerre, les horreurs du fascisme. Ah oui, vraiment? Pas si sûr que ça...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, bon nombre de ces «beaux esprits» s'étaient mobilisés dans les années suivant la guerre pour la défense de français ayant collaboré activement avec les nazis durant l'occupation allemande et qui s'étaient «réfugiés» au Québec. Le tout sous la houlette de l'historien Robert Rumilly, qui mit sur pied un «Comité de défense des réfugiés français», avec l'aide des ténors nationalistes de l'époque, dont Lionel Groulx n'était pas le moindre, aux côtés également de René Chaloult, un fasciste notoire (qui, incidemment, fut le député ayant piloté l'adoption du fleurdelysé en tant que drapeau du Québec).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à noter également que, parmi les membres du comité de défense de ces criminels fascistes, on retrouvait des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Laurin"&gt;Camille Laurin&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Lazure"&gt;Denis Lazure&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Doris_Lussier"&gt;Doris Lussier&lt;/a&gt; et Jean-Marc Léger (Léger est l'un des «beaux esprits» qui gravitent autour de la Fondation Lionel-Groulx), qui tous furent des personnalités influentes du mouvement indépendantiste durant les décennies qui s'ensuivirent, qui tous aussi croulèrent de leur vivant sous les décorations du genre "patriote de l'année", mais à qui jamais il ne fut demandé de rendre des comptes concernant leur activisme visant à protéger de tels collabos. Quelle ironie que de voir de nos jours les tartuffes qui vénèrent toujours les Camille Laurin et compagnie traiter de «collabos» les Québécois francophones qui osent ne pas être ni nationalistes ni indépendantistes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces «beaux esprits» déployèrent donc toute leur énergie pour protéger des individus nettement sinistres. L'un de ceux-ci, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_de_Bernonville"&gt;Jacques de Bernonville&lt;/a&gt;, était un haut dignitaire du régime de Vichy, en plus d'être membre de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Waffen_SS"&gt;Waffen SS&lt;/a&gt;, et il fut, entre autres crimes majeurs dont de multiples tortures et assassinats, responsable du massacre de centaines de résistants français dans le Vercors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre de ces collabos protégés par Rumilly et ses acolytes était Georges-Benoît Montel, préfet de la ville d'Annecy pour le régime de Vichy, et qui dénonça avec zèle un grand nombre de résistants français aux occupants nazis, les vouant ainsi à une mort certaine. Dans le documentaire, on peut d'ailleurs entendre la fille d'un grand résistant de cette région qui fut dénoncé à la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestapo"&gt;Gestapo &lt;/a&gt;par Montel, et qui trouva la mort à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dora_(camp)"&gt;Dora&lt;/a&gt;, qui était l'un des plus effroyables camps de concentration nazis. Selon elle, Montel était un criminel et un monstre qui fut directement responsable de la mort atroce d'un grand nombre de personnes. Mais ce fait n'arrêta pas Rumilly et ses acolytes dans leur ardeur. Ils firent tout ce qui était en leur pouvoir pour assurer à ces soi-disant «réfugiés» un séjour confortable au Québec. Montel, par exemple, obtint aisément un poste à l'Université Laval, et il dirigea l'hôpital de Sorel à partir de 1948. Tandis que Montel est mort paisiblement chez nous, Bernonville eut moins de chance: malgré les démarches inlassables des Rumilly, Chaloult et consorts, il dut s'enfuir au Brésil en 1951, où il est mort assassiné dans des circonstances troubles en 1972. (Un livre de l'historien Yves Lavertu, &lt;a href="http://www.edvlb.com/showGuidePage.asp?CodeProduit=169370"&gt;L'Affaire Bernonville&lt;/a&gt;, dévoile les dessous de cette affaire peu reluisante pour les individus qui se sont compromis dans la défense de ce personnage infect).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, même durant les années suivant la guerre, alors que l'on connaissait toute la réalité des horreurs commises par ces individus, ces ténors majeurs du nationalisme d'ici, aveuglés par leur idéologie profondément réactionnaire et par leur admiration sans bornes pour le Maréchal Pétain et sa sinistre clique de collabos, persistèrent dans leur indécence en protégeant envers et contre tous de véritables crapules fascistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Esther Délisle est catégorique: dans le film, elle affirme clairement que, s'il est vrai que l'élite nationaliste du Québec d'alors affichait une sympathie active pour le fascisme et l'antisémitisme, la population du Québec, elle, n'a jamais suivi cette funeste orientation. Par exemple, elle souligne que les consignes de boycott des commerces juifs n'ont jamais fonctionné, les gens fréquentant ces commerces malgrés les exhorations à ne pas le faire. Avec raison, Mme Délisle se réjouit du fait que Le Devoir de ces années-là ne rejoignait que très peu la population générale. En ce sens, on assistait à l'époque à une véritable division entre l'intelligentsia dominante et le reste de la population québécoise, celle-ci ayant su faire preuve de bon sens et, surtout je dirais, de décence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, une scène du film est assez révélatrice de l'ostracisme qui fut réservé à Esther Délisle. L'un des membres du jury professoral devant se prononcer sur la thèse de Mme Délisle était Guy-Antoine Lafleur, professeur de science politique à l'Université Laval. Lafleur, un nationaliste invétéré, s'était farouchement opposé à ce que Mme Délisle obtienne son doctorat. On le voit en entrevue alors qu'il tente de justifier son point de vue. La scène donne réellement froid dans le dos. Adoptant une posture digne du Grand Inquisiteur de Dostoïevski, Lafleur, le regard glacial, prend une longue respiration, puis se met à prononcer en éructant une longue série de monosyllabes sa condamnation contre Esther Délisle, qu'il traite carrément de déséquilibrée mentale. Mais, peine perdue pour l'inquisiteur: Esther Delisle a en bout de ligne tout de même obtenu son doctorat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, ce documentaire expose la réalité de l'antisémitisme, qui à cette époque sévissait un peu partout en Occident, notamment aux États-Unis et dans le reste des provinces canadiennes. Mais la différence est que, dans le reste du Canada tout comme aux États-Unis et ailleurs, cette réalité n'est pas occultée et les historiens qui s'y penchent ne subissent en rien l'ostracisme et le bannissement dont Mme Delisle reste frappée encore de nos jours. On n'y pas non plus, contrairement à chez nous, transformé des antisémites et des fascistes notoires en héros dignes d'être commémorés en dédiant à leur nom des institutions et diverses voies de circulation. En France par exemple, on ne retrouve pas de station de métro ou de collège au nom de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurras"&gt;Charles Maurras&lt;/a&gt; (le grand inspirateur de Lionel Groulx), ni de boulevard aux noms de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/PÃ©tain"&gt;Philippe Pétain &lt;/a&gt;ou &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laval"&gt;Pierre Laval&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principal crime qu'a commis Esther Delisle, et pour lequel on l'a fait chèrement payer, a été de dire ce qu'il ne faut pas dire, de montrer ce qui devait rester caché. Cela est probablement parce que les personnages douteux dont elle dévoile la funeste idéologie et les actes ne sont pas étrangers à un certain nationalisme dont on ne souhaite pas, de nos jours, remonter jusqu'aux véritables origines. On préfère ainsi occulter une partie pas du tout anodine de la réalité historique, mais qui fut et qui demeure très gênante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, la devise du Québec est «Je me souviens», mais tout indique qu'une certaine intelligentsia s'efforce toujours, non sans acharnement, de faire tout ce qui est en son pouvoir pour que l'on ne puisse pas se souvenir de certaines choses. Maintenir le peuple dans l'ignorance du passé tel qu'il était semble être leur approche de prédilection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en tout cas, j'invite ceux et celles qui le peuvent à regarder ce documentaire, et aussi à fouiller davantage la réalité de cette époque trouble de notre histoire, en se défiant de l'occultation dont on l'a enveloppée. Et ils pourront ensuite e
